‹ L'évolutionnisme des idées-forces (volume 3)Chapitre 6 sur 84 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

consciente est une force psychique. De plus, cette seconde force est l'intérieur de l'autre, ou plutôt elle est la seule force proprement dite, car, mécaniquement, il n'y a point de forces, il n'y a que des mouvements et des formules mathématiques exprimant la succession de ces mouvements. L'efficace, la causalité efficiente, Faction, la force, tout cela est en dehors de la mécanique comme de la logique, et ne peut être conçu que comme psychique. Voilà pourquoi, donnant le nom d'idées à tous les états de conscience qui existent plus ou moins pour le sujet et sont plus ou moins représentatifs d'objets, nous aurons le droit de dire les idées-forces, si nous parvenons à dégager le ressort interne, à la fois appétitif et représentatif, du mécanisme dont la science décrit les effets externes. Tandis que, pour les systèmes purement mécanistes, la force de l'idée n'est qu'une apparence, — l'apparence que prend au sein de la conscience le mécanisme inconscient de l'univers, — la force de l'idée sera pour nous la conscience même de la réalité agissante, qui est de nature appétitive et perceptive, par conséquent mentale.

On voit le haut intérêt philosophique de la question que nous voulons résoudre : il importe de savoir si les états de conscience et les idées où ils se réfléchissent sont en effet des facteurs contribuant à l'évolution mentale et même à

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