II- I
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sont de directions contraires (par exemple les sentiments égoïstes et les sentiments désintéressés). Il en résulte comme des centres divers de force mentale qui agissent simultanément ou successivement, et dont les actions se composent.
Dans la région supérieure du cerveau, tous les centres sont à la fois sensoriels et moteurs, mais leur caractère moteur ne se révèle extérieurement que s'il n'y a point inhibition. La partie postérieure du cerveau est probablement-constituée de la même manière. Il est vrai qu'elle ne répond à l'excitation électrique par la production d'aucun mouvement musculaire, mais tous les mouvements ne sont pas nécessairement musculaires; de plus, ceux-ci peuvent être arrêtés par un ensemble d'inhibitions qui empêche la partie postérieure du cerveau de dominer et de dérégler l'action intelligente de la partie antérieure. On sait que, d'après les expériences de Goltz et de Loeb, quand les lobes frontaux sont enlevés, la mobilité de l'animal devient excessive et déréglée ; les lobes occipitaux sont donc aussi sensorimoteurs, mais leur action motrice, à l'état normal, est empêchée par les lobes frontaux, qui représentent alors le gouvernement central et régulier tandis que les autres sont l'anarchie.
En somme tous les phénomènes de neutralisation et d'arrêt sont ultérieurs, tandis que les phénomènes d'excitation sont primitifs ; les idées et fonctions mentales sont donc, en quelque sorte, motrices par essence et suspensives de la motion par accident.