RUE DE LA PAIX
DE
VI Préface
Nantes^ ei déjà detix siècles nous séparent des jours oii elles parurent pour la première fins *. Cependant u livre n'a rien perdu de sa forcer car, malgré le cours des années y le coeur de l'homme ne change pas, et aujour^hui comme autrefois la communion avec Dieu reste c la seule chose nécessaire ».
On trouvera dans ces nobles pages un désir ardent dé vaincre le péché pour être digne du Dieu qui est sainteté et justice. La lutte pour la perfection y est demandée avec autorité; si la faiblesse de rhomme y est reconnue, il n'en est pas moins vrai qu'il est fait
I. La deuxième édition de L'examen de soy-mesme, la seule qu'ait reconnue Claude^ la première ayant été faite d'après une copie défectueuse ^ parut à Charenton^ che^ Samuel Périer, en 1682.
Préface vu
appd h tous les efforts de sa volonté.
Si la puissance divine est pour Claude l'objet d^une constante adoration, les forces de Vhomme du moins ne sont jamais méprisées. On ne peut concevoir une union plus forte de deux pouvoirs si différents. Toutes ces choses sont dites dans une langue virile; sans doute ce n'est pas le langage aisé et facile de notre temps, mais c'est un parler digne de ces grands objets. On ne s^ arrêtera point à des formes anciennes ou à des tournures maintenant oubliées, on saisira plutôt la profondeur de la pensée *. Ce livre du reste
I. Nous avons reproduit le texte de Claude, mais en modifiant Vorthographe, comme en citant les textes d'après nos versions modernes. Nous tenons à le dire^
VIII Préface
est fait pour ceux qui restent attachés fidèlement aux nobles traditions de nos Eglises réformées; lorsqu'ils en méditeront les enseignements y ils ne pourront oublier qu'il servit de consolation à ceux qui souffrirent pour l'Evangile.
Ainsi rattacheront-ils à un passé glorieux entre tous, un présent qui prouve que les promesses de Dieu sont « oui et amen ».
Lorsque Claude fut contraint de quitter la terre de France^ il écrivit ces solennelles paroles : « Nous demandons à Dieu un secours et une délivrance telle que sa sagesse nous la voudra dispenser. Et , comme nos prières sont dans Vordre de sa providence,
nous avons voulu faire œuvre d'édification et non d'érudition.
Préface ix
nous avons sujet d^espérer qu'il les exaucera et quil nous rétablira dans notre premier état ^ . » Cette prière a été exaucée. V Eglise s'est relevée de ses ruines; mais y pour qu'elle soit triomphante^ il importe que les fidèles se pénètrent de V esprit de piété qui animait leurs ancêtres. L'examen de soi-même fut publié par Claude pour Vavancement du règne de Jésus-Christ y comme pour le bien et Védification des âmes ; c'est dans le même dessein et pour le même but quon le publie aujourd'hui,
Frank Puaux.