‹ L'excellence de la dévotion au cœur adorable de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 37 sur 98 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

lei l’auteur explique pourquoi on ne rapporte guère sur ces matières d'autres témoignages que ceux des femmes et rarement des hommes. Entr’autres raisons, le Saint-Esprit, dit-il, comme l’a remarqué sainte Thérèse, conduit plus souvent par

Des vertus de la dévotion au S.-C. 95

181 ces voies extraordinaires les personnes du sexe, pour des causes tre. fé à lui seul connues ;en outre, il faut faire attention, ajoute-t-il, que ent Ë les femmes ainsi favorisées de Dieu, étant absolument soumises # À à l'obéissance, ont été ordinairement contraintes par leurs dià recteurs À mettre par écrit ce qui se passait dans leur intérieur. ent É. Il n'en a pas été ainsi d'ordinaire pour les hommes gratifiés de É faveurs célestes. Leurs grâces sont le plus souvent restées seine : crètes. Mais quelques traits connus feront bien voir que les s si | cœurs des saints éprouvent les mêmes impressions que ceux des saintes.

| SAINT PHILIPPE DE NÉRI mime : Dans sa Vie écrite par Pierre-Jacques Bacci, et tirée du qui procès de sa canonisation, liv. I, chap. vi: « Philippe se zée + trouvait souvent rempli d’une si grande abondance de s0- 1 consolations et d'un amour si ardent, jue, ne pouvant on È soutenir le grand feu qui le dévorait, il était contraint de on ; pousser les hauts cris; et, succombant à l'impétuosité ve 1 qu’il sentait dans le cœur, il se jetait par terre, n’en pou- 1 vant plus. Un jour qu’il demandait au Saint-Esprit ses ai- 3 dons, il fut subitement embrasé d’un amour si véhément Île É que, les forces lui manquant, il se laissa tomber par terre, Ile 1 et cherchant à tempérer l’ardeur de la flamme qui le dées :. vorait, il ouvrait ses habits pour donner un peu d'air à ur È sa poitrine: étant resté quelque temps en cet état, et se ue È trouvant un peu soulagé, il se leva rempli d’une extraor- .) : dinaire allégresse. Il fut saisi dans le même instant d’un tremblement de tout son corps, et ayant porté la main dans son sein, il s’y trouva du côté du cœur une tumeur de la grosseur du poing. La cause de cette tumeur fut reconnue après sa mort; car, son corps ayant été ouvert,

on trouva dans cet endr-*: deux côtes hors de leur place, L! élevées et rompues de nanière qu’une partie de la t

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côte était séparée ct éloignée de l'autre, sans que les deux pièces, durant cinquante ans que le saint survécut, se fussent jamais réunies.

«Ce fut en ce temps-là que cor mença la palpitation de Cœur qu'il éprouva depuis, toute sa vie, laquelle lui arrivait seulement dans les actions spirituelles, comme à l’oraison, à la messe, etc. et lui causait une agitation si violente, qu'il semblait que son cœur dût sortir hors de sa poitrine. Il est arrivé à quelques-uns de ses confidents, qu'approchant alors leur tête de sa poitrine, ils sentaient l'agitation de son cœur si violente que leur tête en était comme repoussée. De plus, le saint sentait en cette partie une chaleur si excessive, qu'elle se répandait quelqu-‘-is par tout le corps avec tant d'excès, que bier: qu'il fût vieux, il était contraint, même dans le temps de l'hiver et au milier: de la nuit, d'ouvrir les îtres de sa chambre, et de tempérer encore en d’autres manières l’ardeur qui le consumait. I] lui était ordinaire, pour cette raison, de tenir sa robe Ouverte, même en hiver: et quand on l'avertissait de la fermer, il répondait qu'il ne pouvait faire autrement, à cause du grand feu qu'il sentait intérieurement ; et il avait coutume, dans la ferveur qui lui causait cette palpitation, de s'écrier: Je suis blessé des traits de l'amo- :

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