‹ L'excellence de la dévotion au cœur adorable de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 38 sur 98 · SAINT PIERRE D'ALCANTARA · texte numérisé non relu

SAINT PIERRE D'ALCANTARA

Dans sa Vie écrite par François Marchese, et tirée du procès de sa Canonisation, liv. IV, chap. n: « Tout ce qu’il voyait ou entendait, qui avait quelque rapport à son Bien-Aimé, lui donnait occasion de s’enflammer de

Des vertus de la dévotion au Sacré-Cœur 97

son amour, de telle manière qu'il ne lui était plus libre de modérer son ardeur. Les soupirs embrasés qui partaient de son cœur en étaient des marques sensibles. Il brûlait quelquefois d'une flamme si vive, que son cœur n'en pouvant soutenir la violence, il était contraint de sortir de sa cellule, pour l'exhaler plus librement dans un lieu découvert et au milieu de la campagne...La chaleur qui partait de l'incendie dont son cœur était embrasé, se répandait par tout son corps...Il arriva un jour au fort de l'hiver, qu'embrasé plus qu’à l'ordinaire de ce feu divin qui se répandait sur la chair, ne pouvant plus en supporter l'ardeur, il courut avec précipitation au jardin, et se plongea dans un étang d'eau demi-glacée, et il s'y tint un temps assez long pour éteindre en tout autre la chaleur naturelle; mais, par un prodige étonnant, la flamme dont il brûlait était si ardente qu’elle fit fondre la glace qui l'environnait.»

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