‹ L'excellence de la dévotion au cœur adorable de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 55 sur 98 · PRATIQUE PROPRE DES AMES PURES ET ÉLEVÉES À L'UNION DIVINE · texte numérisé non relu

PRATIQUE PROPRE DES AMES PURES ET ÉLEVÉES À L'UNION DIVINE

Ces dernières paroles qu’on vient de lire de la vénérable Mère Marguerite: M'ouvrant son Cœur adorable. Voici le lieu de ta demeure...Il ne me souvient pas d'être Jamais sortie de cet aimable Cœur; ces paroles, dis-je, renferment une pratique de dévotion envers le Cœur de Jésus, que le Saint-Esprit seul peut enseigner, et qui n’est propre que des âmes singulièrement favorisées. Elles trouvent dans le Cœur de Jésus une demeure, un lieu de refuge, un asile, où elles sont en sûreté contre toutes les attaques de leurs ennemis, et où elles jouissent d'une paix charmante et de délices ineffables. Cette faveur se trouve fondée dans l'Écriture sur ces paroles de l'Époux des cantiques à son épouse : Venez, ma colombe, venez dans les trous de la pierre, et dans l'ouverture de la muraille. (Cantic. cantic. 1, 13, 14.) Les Pères et les interprètes, unanimement, entendent ces paroles des plaies de Jésus-Christ. Les trous de la pierre, ce sont les plaies des pieds et des mains : l'ouverture de la muraille, c’est la plaie du côté. C’est

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donc dans ces plaies sacrées que le divin Époux invite l'épouse à se cacher et à se reposer: ce qui se fait dans ces âmes pures d’une manière spirituelle à la vérité, et peu intelligible à l'esprit humain, mais très réelle pourtant, comme l'expérience des âmes saintes ne permet pas d’en douter. Or, comme cette expérience peut servir infiniment au dessein que nous nous sommes proposé dans tout cet ouvrage, de faire connaître les privilèges et les richesses du Cœur de Jésus-Christ, et de faire voir que Dieu se sert réellement de ce Cœur divin pour combler les âmes des grâces et des faveurs les plus précieuses, il est expédient pour la gloire de ce Cœur adorable, et pour la consolation des âmes attirées à cet état, de montrer par des témoignages non suspects que ce qu'éprouvait la Mère Marguerite n’est pas une imagination, mais une grâce très réelle, connue des saints, et accordée à beaucoup d’âmes fidèles, Voici des témc'gnages capables de le persuader.

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