‹ L'exemple de la France, avis à la Grande Bretagne [microforme]Chapitre 13 sur 31 · INTERET D'INDUSTRIE ET DE TRAVAIL · texte numérisé non relu

INTERET D'INDUSTRIE ET DE TRAVAIL

L'Interct personel des pauvres obligés au travail, a étè attaque sur un article d'autant plus remarquable que c’étoit un motif d'accusation contre l'ancien gouvernement de France, Les gens de campagne étoient chligés de tirer au sort pour la nulice; et par Consequent ceux, sur qui le sort toniboit, étoient forcés au service militaire, Ceux qui se rcssouviennent Ges plaintes qu'on faisoit a ce sujet, ont probablement vu souvent dans les papiers publics, le grand nombre des volontaires qui, de routes les parties de la France accourent aux armees sur les frontiéres. Jusqu'à ces der- Miers jours, j'ai été assez simple, ct assez mal-avisé que de croire qu'ils étoient réeliement volontaires. Mais un ouvrier anglois, que J'avois envoyé à une ferme en France, m'a ex- Diique à son retour, la nature de Ce scrvice Volontaire, ‘ous ls hommes dans chaque paroisse, en état de porter les

armes,

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armes, sont enrollés: ensuite ils tirent au sort pour savoir qui d’entre eux partira pour aider a former le nombre

d'hommes qu'on demande à l’armée. Celui de qui je tiens ce fait, a lui même tiré au sort, quoique angleis. Telle est là maniere de recruter les VoLonraires. C'est ainsi que nous sommes grossiérement trompés par des termes qui, sous le nom et l'apparence de la liberté, couvrent la tyrannie la plus severe qui puisse déshonorer et taire gémir une nation, C'est ainsi qu’on nous en impose, précisement sur Îes articles qui formoient les plus grands sujets de plainte sous l’ancien gouvernement. Quand nous lirons désormais d''empressement avec lequel tous les Citoyens volent aux froitieres, nous saurons qu’en penser. ‘Ces malheureux ne sont il: pas <n droit de demander, quel motif il y a pour un Laboureur, à la charrue de quitier ses occupations paisibles, pour aller faire la guerre et se battre contre le laboureur d'un autre païs ? *

11 paroitroit, au premier coup d'œil, qu’une révolution en Angleterre, en faveur des principes de l'égalité, seroit très favorable aux ouvriers qui forment les classes pauvres de la société. Cepandant, si nous raisonnons d’après l'expérience faite en France, il faut convenir que, dans le fait, il n'ya peut-être pasde classe, dans l’état, a qui une révolution puisse être plus pernicieuse, Je n'en excepte que la classe de ceux qui possedent de grandes propriétés en fonds de terre. Le plus grand nombre de ceux qui forment parmi nous Jes dermiéres et les plus pauvres classes de la societé, Ont sans doute de la probité, des sentiments de morale, et de bonnes intentions. Nous avons toutes sortes de raisons pour en être persuadés. Nous pouvons raisonablement tenir pour certain, que dans le cas d'une confusion générale semblable a celle qui a ruiné la France, ils refuseroient absolument de devenir coupes gorges ct assasins, et d'imiter k férocité des chiens carnaciers. Mais ceux qui formoient en France la grande masse du peuple avoient aussi de la probité,

Cependant ils ont été menés comme des troupeaux de mou-

pour savoir

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tons

AYIS À 1a GRANDE BRETAGNE. 83

Les ouvriers mandient dans les rues, subsistent de charité, ou prennent le metier de bandits errans et de vagabonds. Ils deviennent brigands, infestent les campagnes, et tâchent d'arracher aux paisarits une portion de ce pain qu'ils ne peuver* gagner par aucun moyen légitime.

Lel est le sort que la nouvelle doctrine de l'égalité a attiré sur. Lyons.la seconde ville de france, et sur un grand nombre d'autres cités, jadis florissantes. Le parti des magiftrate dans ces villes n'a d'autre chos: a donner au peuple que de la flatterie sur l'égalité des droits. Malgré cette égalité, les

rens du peuple restent affamés, jusqu'à ce que le nombre de

ceux qui se trouvent dark cette situation désespérée soit as-

sez puissant pour pratiquer le devoir sacré de l'insurrection.

Alors ils assomment leurs magistrats, Ci sont cux-MÈmMes élus enleur place. Mais avec tout cela, à peine y ena t-il un sur mille qui soit soulagé ; la multitude continue à rester pauvre ; et il lui est impossible de sortir de cette pauvreté, parce que ces violentes convulsions ne peuvent rétablir les inanufactures. L'assomoir qui fait sauter les cervelles ne fait pas ailer les métiers et les instruments de fabrique L'exercice de la pique, enfoncée dans le corps d'un Maire ou d'un Echevin, ne fait pas venir à Lyons les soïes d'Italie, ni les laines d'Espagne à Louviers.

Dans les villes, ou les productions du pais fournissent des matériaux aux manufactures, la misere n'est pas ei grande parcequ’il y a EnCOrE qu elque chose qui peut alimenter l'activité: ana: éxaminens d'un peu plus pris la nature de cette circulation. je suis informé que les maitres fabriquants ne ce sont décidé a continuer leurs riarutactures que Pour 8e défaire de leurs assignats: il suffi d'ailleurs de consulter le

simple bon sens, pour savoir qui la “hose ne peut-être Au tement. Les febriquants avoent cu leurs provisions de marchandises, dans un temps où il ièur toit moins desavantageux de recevoir les paÿcments en papier: mais €n voyant ce papier perdre chaque jour, de son prix, eten le voyant s'accumuler dans leurs mains par degrés, ils ont été allar- L 2 més !

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