M. MARGAROT, F. HARDY
(Signé)
104 L'EXEMPLE pe za FRANCE sim
La fociété conftitutionelle de Londres.—Z7/ fe forme des dang
Sociétés innombrables, de la même efpece, dans toutes les parties cpu
de l'Angleterre. Les révolutions deviendront faciles après l’ex- pue
emple que la France en a donné. La raison eff sur le point de U
faire des progrès rapides : et il n'y auroit rien d'extraordinaire si, Cralt dans un efpace de temps plus court qu'on peut s’imaginer, si les fter, françois envoyoïent des adreffes de félicitation à une Convention Ki tab
| Nationale d°Angleterre.—D'autres nations ne tarderont pas à nos | suivre vos pas dans ceite carriere de progrès vers le perfection: PIE LA Elles se reveilleront de leur léthargie : elles s'armeront pour ré- rale: “al clamer les droits de l'homme. * EE | : (Signé) SEMPILL, gore (' D. ADAMS, D brai JOEL BARLOW, aura
1 J. FROST. le p ÿ La réponfe du Préfident de la Convention contient uné plus véritable déclaration de guerre contre l'Angleterre, Les TEgU
ombres de Penn, d’Hampden et de Sydney voltigent au deffus de À px
vos têtes ; et sans doute, il approche le moment ou la Convention lie 1
de France enverra des compliments de félicitation à la Convention PUR
Nationale de la Grande. Bretagne. J!
Le 15 Décembre la Convention a fait une autre déclarati- | tern
on de même nature. Elle dit qu'elle traitera en ennemis les peus LE mot
ples qui refuferont la liberté et l'égalité, ou qui y renonceront ; les pes
peuples qui désirent conferver leurs Princes et des claffles ou or- den
dres privilégiés, ou qui voudront entrer en accomodement avec eux. à le
Il y en a qui, fans être jacobins, condamnent /a guerre HS lent
ou s’imaginent qu’on auroit pu l’éviter. Mais ne devroient afñe
ils pas réflechir férieufement fur ces extraits des correfpon- que
dances direétes entre nos répubicains anglois et les françois [D nen Di coupes-gorges ? La paix donnoit à ceux qui travaillent à D Ma renverfer notre conftitution, un pouvoir et une facilité fans ecn
bornes, d’entretenir une liaifon fuivie avec la Convention de vec
France. Ne faut il pas tout à fait être privé de laraifon, pour | une s’imaginer D 1
qu’
* Cette adreffe à la Convention Nationale fut prefentée le 28 de No vembre, 1792. Par confequent ceux qui l’ont envoyé approuvent direéte= ment toutes Les horreurs commiles le dernier mois de Septembre,
| fe forme des tes les parties les après l'exur le point de raordinaire si, aginer, 51 les ze Convention rderont pas à la perfection.
ront pour ré-
MS, ARLOW, A
ontient unë eterre, Les t au deffus de
a Convention a Convention
re déclaratinemis les peus onceront ; les laffes ou orent avec eux, nt /a guerre ne devroient correfpon-
les françois cravaillent à facilité fans invention de raifon, pour
s’imaginer
le 28 de No uvent dircëteh mères
AVIS 4 za GRANDE BRETAGNE. 105
s'imaginer que cette liaifon ne nous auroit pas expofe au danger imminent de perdre tout ce que notre gouvernement et nos loix nous affurent, c’eft à dire nos vies et.nos propriétés ?
Une piéce qui". :ite d’étreconnuec’eft /es procédés de l'affoa ciation des amis de‘: Conflitution préfidés par le Duc de Leine fter, à Dublin. Mous v trouvons une preuve claire et indubi= table que nos dangers ne touchent pas à leur fin, En dépit de nos affociations, le jacobinifme à bien de la peine à s’afloupir. Les efforts des ennemis du bon ordre et des loix ne fe ralentiffent jamais. L'Irelande eft leur terrein favori; et fi les nouveaux principes d'égalité, fi les nouvelles lumieres francoifes s’y établifloient, elles ne tarderoient pas a porter l’em brafement et le ravage jufques dans lecentre de l’état qu’elies attaqueroient dans fon principe de vie, Cesamis invitent le peuple à SuBjuauer la corruplion, l’infamie, les aëles les plus méchants fous les plus vilains noms, qui forment /e fiflême regulier du gouvernement ; à introduire une réforme radicale, par le moyen d’un corps de repréfentants qui formént une par»
tie intégrante et effentielle de la confiitution, qui tiennent leur
pouvoir du peuple et foient nommés par une élection générale.
Il feroit difhcile detrouver dans la langue angloife des termes plus forts pour dépeindre, dans un nombre égal de mots, les boutefeux et les tifons de la revolte. Inviter le peuple, n'on pas à préfenter des prieres, des requêtes ou des demandes, mais à fubjuguer les erreurs du gouvernement'et à les fubjuguer par une réforme RADICALE et par une repré
fentation GENERALE, C’eit demander, en mots couverts qu’on
aflemble uné Convention, que le Roi foit mené à Tyburn, * que les Lords foient annéantis, et que les propriétés deviennent la récompenie des nouveaux Robertfpierre, Briflots et Marats. Maiscesexprefions fonttrop remarquables pour être échappées par hazard. Elles s'accordent trop exaétement avecles ménaces des jacobins de France, pour qu’il n’y ait pas une étroite union et une intelligence fuivie entre eux et ceux qui employent ces expreffions. La chofe eft fi évidente qu’il ne nous eft pas permis d’en douter un feul inftant.
* Place d'exécution à Londres,
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Le Minitre de la marine françoie écrit, dans les terme fuivants, aux amis de la liberté et de l'égalité qui habitent nos villes maritimes. Les Kepublicains anglois fouffriront ils que le Roi et Jon Parlement faffnt la guerre ? Déjà ces hommes libres témoignent leur mécontentement et leur répugnance à porter les armes contre leurs freres de France. Eb bient nous volerons à leurs fecours. Nous envabirons cette Ile. Nous Y eNVErrOns Cinquante mille bonne:s de la liberté pour y planter l'arbre facré, Nous cfrirons nos bras ouverts à nos frères républicains, afin de Purificr la liberté anploife et “eformer les vices du gouvernement, Ainfi les jacobins nous menacent de /e joindre aux républicains anglots, afin de purijur notre liberté et de refcrmer nos vices au moyen de 50,000 bayoneltes. N'eft ce pas vouloir nus J'ubju- £uer par une reforme radicale? De parcilles déclarations ne font elies pas plus que fuffifantes, pour oter tous les doutes, s’il en reftoit encore, fur le but auquel tendent les opérations de nos réformateurs? Que nous faut il de plus pour nous ouvrir les yeux fur l’horrible ‘fituation ou nous ferions, fi notre légiflature étoit affez folle que de preter l'oreille à ces incendiares, ou fi elle étoit affez foible que de négliger les méfures capables d'arrêter leurs menéesde trahison ? Voila UnC g'orteufe conquête de réfcrme gagnée par le peuple irlandois Jur le miniflere Britannique. * Nos jacobins ne parlent jamais de liberté fans fuggerer en méme temps des idées de conquête, d'une part, et des idées d'aflujetiflement de l'autre. Nous devons être conquis par la réforme, et affervis à l'égalité,
Depuis que le gouvernement a eu des fujers d’allarmes affez forts pour convoquer la milice, et tenir l£ nation fur fes gardes, on a dit, même en plein Parlement, qu'il falloit intenter une accufation contre les miniltre du Roi à caufe de leur conduite. Peut-on douter que cette même opinion ne fut formellement avouée par ceux qui ont envoyé cês infames députations et par ceux qui les ont compofé ? Mais que ces faits abominables apprennent au moins au peuple en général
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* Déclaration des amis de l5 Liberté de La Prefle, p, 14
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d'allärmes nation fur qu'il falloit 1 à caufe de ‘opinion ne cés infames Tais que ces en général
AVIS à a GRANDE BRETAGNE. 1to7
à connoitre la réalité des dangers auxquels il eft indubitable. ment expofé.
Qu'il fache reconnoitre au moins dans cette députation, l'intention de ceux qui boivent à {a libe:te égale pour tout le genre-bumain— Aux Conventions établies et égales partout. (X faudroit en vérité, avoir l'efprit foible et bien borné, pour s’y méprendre.) Voila les fentiments. deleurs cœurs. Voila ce qu’on auroit mis en chanfon et qu'on auroit entendu. chanter dans Îles rues, fi le gouvernement. fut reité endorini fix femaines de plus. Peut on lire fans horreur l'adreffe fuivante envoyée à un corps de volontaires en Irelande par une fociété irlandoifé qui eft dans les mêmes principes, Cette adreffe eft du 20 Décembre, et par confequent toute récente Cil:yeus soldats aux armes. Volre pat'ie à élé dé clarée en danger. Nous vous en conjurons donc, au nom de votre honneur ; tenez vous sous les armes pour maintenir le bon ordre, en dépit de la police, cn dépit d'une milice capable de fe défendre, Îl n'y: & qu'une contenance militaire-qui puiffe vous obtenir la Prompte résurreétion-de la liberté et de L'éxahté.
Le contenu de cette, adrefle prouve. complettement qu'il s’en frut de beaucoup que nous foyons à l'abri du danger. IL prouve qué le-moindre relachement dela part des affocia. tions d: précaution, qui peuvent feujes nous fauver maintetenant, donneroitun nouveau courage aux fociétés de ces. defefperés qui n'ont que des vues défefperées,. à ces ennemis du gouvernement, dé l'ordre et des propriétés. Le 10 Mars, Robertfpierre difon, / Dumourier fut entréen Hollande, il y à. trois mois, comme il le démandoit, la révolution seroit faite à. present dans l’Angléerre.
Nos ennemis ne pennent jamais de repos. Dans le temps de la paix, 1ls chanbdient les victoires de: françois, ét maintenant ils prevoyeit avec horreur, les fuccés que l’Angle. terre remportera febn toute apparence. Avec leurs lamentations perfides fenplables à ceile du Crocodile qui gémit pour attirer, furpretdre et devorer le voyageur ; avec leur regrets affectés, ils peuvent faire les dolents et gémir fur les malheurs qu’ils ont?mpioyé leur vie a.enfanter. Dans un