PQ 2 CT
co
fous le véritable accoutrement du républicain Price. En act
réprefentant comme odieufe et detellable une guerre que le me
fil peuple anglois invoque comme jufte et néceffaire, ils de. da:
ii] ployent leurs fores et leurs talents à égayer et encourager me:
il l'ennemi national, en même temps qu'ils découragent et un
relachent l'énergie nationale. Ils font à croaffer fur les ma- No
Jadies de leurs imaginations attaquées de la jaunifle, Sem. fi;
blables à Médée, ils font a agiter les chaudrons de leur la t
le propres enchantements, c’eft à dire /’e ervefcence populaire— exF
1) Ll’efprit de mécontentement qui, fermente—l ‘inclinalion pour des M tio
al changements violents —l ‘anéautifement de la Conffitution par des des
fi] abus invétérés—un peuple abusé malade et J'atigué de la guerre t fil
ii] des Rois, * 14
| Les propriétés et les vies peuvent êtreen sureté quand le dout
Mu ptuple témoigne, comme il le doit, un zéle vif et animé inul
pour les défendre. Mais il n’eft pas probable que fes efforts tion
nn foient de longue durée. L’indolence et la moleffe peuvent M déc
| ralentir encore une fois Ja tenfion et les efforts qui refultent D hf
de l’impreffion a@tuelle. Si ce malheur arrivoi:, nos enne- luje
mis reprendroient courage bien vite. Ces exécrables fociétés, ilne
qui n’ont en vue que le pillage et le moyen dexciter les le pc
troubles, auroient bientôt repris leur pernicieufe activité, laqu
jl On verroit auffitôt revivre leur même zéle pour les manœu— jour
a vres détéftables qui ont ruiné la France, et: qui ont prefque |
amené l'Angleterre fur le bord du même abime au fond quef
duquel fa voifine a été précipitée. Le premier et le plus et ri
important devoir du gouvernement c’et de prendre des avec
méfures contre une fi fatale négligence, Il n’y a qu’un feul men!
| moyen de préferver notre conititution des fouillures d’une etur
ro réforme jacobine, c’eft d’oppofer la ferneté, l'énergie et la rapic
vigueur à nos ennemis domeftiques. La modération, la ment
bonté et les douces vertus d’un feul hmme ont inondé de l Ilco
fang toute la France, Ce n'’eft donc jas avec des armes la loi
telles que celles là, qu’il faui combatte dans un moment rec
comme
ER ee ee
# Lettre au Très Honorable H'illèm Pitt,
fe prefenter | Price. En uerre que le
aire, ils de.
t encourager couragent et r fur les manifle, Sem.
ons de leur ? populaire lion pour des ‘ulion par des de la guerre
té quand le If et animé Le fes efforts fe peuvent 1 refultent ,; Nos enneles fociétés, exciter les fe activité.
es manœu— nt prefque me au fond et le plus rendre des qu’un feul lures d’une nergie et la ération, la inondé de des armes n momént
comme
ne
À VIS À La GRANDE BRETAGNE 109 comme celui-ci ; dans un moment ou la lanterne et la pique accordent, en France, les permifions d'imprimer; dans un moment ou le fimple foupçon fuffit à remplir les prifons ; dans un moment ou on n'eft délivré de prifon que par le mallacre. Un exemple fi contagieux auroit du introduire une police capable de prévénir de femblables malheurs. Nous aurions fujet de regretter le manque de cette police, Îi Jarnais nous nous trouvions plongés dans la confufion et la terreur, Voila pourtant les maux auxquels nous fommes expolés fi la légiflature de l'Angleterre ne prend des précau-
tions efficaces et fi elle rnet trop de confiance dans les efforts des particuliers.
Un grand jurifconfulte dit que /es Jlatuts et les protocoles des loix ne difent rien au fujet des affociations, mais qu’elles font douteufes dans la loi, inconlitutionelles en Principe, et lout à fait inutiles, * Le peuple a connu et fenti la néceffiié des affocia. tions. L’orateur, en commençant fon difcours par Jes déclarer inutiles, vouloit donc qu’on lui accorda d'avance la feule chofe importante qui fut en queftion. Il traite Je lujet en recherchant la lettre et en s’attachant la lettre de la loi: il ne la traite point en homme politique. C’eft cependnat, fous le point de vue politique qu'il faut confiderer-ane queftion fur laquelle /a Loi et le protocole ne difent rien. C’eft le feul vrai jour fous lequel il faille l'envifager.
La neceffité politique eft donc le pivot fur lequel tourae Ja queftion. Le royaume fourmilloit d’affociations Jacooines et républicaines. Elles étoient en Correfpondence directe avec la Convention Nationale, Elles déclaroient ouverte. ment leur deffein d’établir en Angleterre la liberté, l'égalité et une Convention. Etonné d’un attentat'fi hardi, et de Ja rapidité avec lequel la contagion fe repandoit, le gouverne ment eft d’abord refté comme immobile et tranf d’horreur,
Ï convenoit aux Minittres de garder lefilenc fur un cas d ont la of etle protocole ne difoient rien. (Nous devons des reherciements à ce jurifconfulte pour avoir avancé une
pro-
# Déclaration de la liberté de le Preffe, page 24,
eo —
Lt AA ne ft TE ne ion
propofition qui détruit toute la force de fes arguments.} Dans ce moment critique ou là couronne fe trouvoit condamnée à l’inaétion par la conftitution, le peuplea vu le danger. Il a fenti la grande importance du cas de néceflité. Des aflociations deftructives savançoient à pas de géant; il les à. repouflé par d'autres affociations. Pendant que des jurisconfultesapprenoient par cœurdes analogies d'accujarion*des irrègu riuiés de jufiice, Les propriétés, la conftitution et la hiberté de l'Angleterre devoient elles être emportees par un tou:billon de républicanifme? Now: un efprit plus fage a animé les anglois. ies projets vénimeux et empeflés des méchants ont été déconcertés ; les bons jouiflent du calme et de la fécurité Voila ce qui prouve la fageffe politique, la jus« tice et la néceflité de leurs démarches.
Quelle eft la grande objection qu’on propofe à ce fujet ? C’eit qu’on a formé des affociations qui foufcrivent et donnent de l’argent pour que les auteurs d’écrits feditieux ou infamants deviennent refponfables à la juftice. On compare ces affociations avec celles qui font établies contre les filoux et les braconiers. On approuve ces dernieres parcequ’elles altaquent des gens enfoncés dans des crimes nu:fibles aux individus conliderés comme tels. {1 femble bien b:zarre d'applaudir à celles-ci et de s'élever contre celles là. Car les aflociations. contre les filoux et les voleurs de gibier ent pour but de venger un crime qui, par fa nature peut n'être commis que contre unindividu ; un crime contre lequel la loi et l'exécution habituelle de la loi affurent une protection convenab'e. Le: autres affociations ont un but bien plus important ; car elles fo. licitent la punition d'un crime qui n’attaque pas l'individu, le fimpie particulier mais qui attaque /a majle de la fociété; un crime que la lai n’a pas été dans l’ufage de prévénir ni de punir. C’eft-à-dire donc, que les hommes devroient s’aflocier pour des cas dont ils peuvent fe garañtir comme fimples individus, mais qu'ils ne doivent pas s’aflocier pour des Cas dont ils ne peuvent fe garantir que par les moyens d'afloci.
ation.
* Déclaration de la liberté dela Preffe, page 4. À + Ihid, pre 6
aite CTIVe font peut leur étre !
ilye dves, nerote libert tout pret.
trop !
befot cäufe bonté petfu roitre
irguments.} JUVOIT COf- Ju le danger.
eflité. Des ant ; illes à es jurisconn* des ITYEZ He la hberté de n tou:billon a animé Îles es méchants Ime et de la ique, la jus«
à ce fujet?
vent et donfeditieux ou On compare re les filoux parcequelles aux ihdivi= d'applaudir saflociations but de venis que contre xécution hable. Les au , car elles fo.
as l'individu, la fociété; un révénir ni de vroient s’aflomme fimples pour des Cas yens d’affoci.
: ation.
[hid, p:ge 6,
AVIS 4 za GRANDF BRETAGNE.
ation. C'eft à dire donc qu'ils rrun filou et mettre à l'amen
crin: : de ceux ci ont coutume d être punis comme ils le méritent ; mais ils ne devroient pas fe réunir contre les 1ibelles qui attaquent la Conflitution, ni contre les cris de fedition, parceque cette espece de crime a coutume de marcher tête levée fans apprehender de chatinent !
Pendant que nos jurifconfultes employent leur éloquence à fétrir comme inconftitutionelles les fociétés de ceux qui foufcrivent pour la punition des libelles, ils déclarent parfaite rent confliturionelles les aflociations de ceux qui fouf. Crivent pour avancer la liberté de la preffe * Les premieres font malfaifantes difent ils, Parcequ'une cour d- juftice peut tre infeélée d'un Préjugé général, + Ne peut on pas leur demander fi une cour de jufice n
1€ peut pas galement être inf.élée par les préjugés d’une affociation jacobine? Si il yen à qui fe combinent et qui S'uniffent pour perfecuter Les au Jess pourquot ceux qui font expofés à La Periecuiion ne fe combi. nerotent ils pas pour leur défenfe commune ? JT Avancer /4 liberté de la l'refle! Voila en verité un objet de follicitude tout à fait curieux pour le tEMpPS Ou nous vivons? Quoi Ja prefle n’eft pas affez libre? Elle eft en cffet trop modefte, trop timide, elle a trop de pudeur ! Oh oui, elle a grand befoin d'être favorifée, protegée ct encouragée ! C'eft à cäufe de cela qu'un charitable et éloquent jurifconfulte à Ja bonté de prendre par la main cette vierge refervée, en lui petfuadant de prendre une contenance Plus aflurée pour paroitre en com pagnie ! Nous maintiendrons, dit. il, #cus alurerons ledroil que le peuple à de faire voir les dé auis el les corruptions de la conflitution. La Preffe:n’a pas ét afez libre ! C'eft donc Pour cela qu’elle a béfoin du iecours de ces hommes genereux qui s’aflocient pour avancer et augmenter fa liberté,
Dépouillés l’objet de l’accoutrement que les rufes de la
Chicane et l’éloquence du fophifme favent fi bien arranger. Pré- * Déclaration des amis de La fiôcrié de la Presse Page 21
+ ibid, page 7,11 idid, page 13, | q tbid, page o,
devroient s'aflocier pour ba de un braconier parceque les
its cou sur nu dun ve 00 ‘ronge
a Et
112 L'EXEMPLE pe La FRANCE
Préfentez cette propofñition dans fon état de fimple nature, et alors elle n’excitera que la rifée. 1] ne faut par douter qu'elle n'ait été tournée en ridicule dans les converfations particu= lieres de ces grands efprits qui s’affemblent publiquement pour la proteger, et qui paroiffent alors avec toute la dignité des habitans d’un pitoyable village. Ces Meffieurs ont en eflet raifon de fe ranger parmi les chevaliers de la trifte figure; car ils ne font point honorés de ces places éminentes * qui leur font dues, et qui leurs font promifes par un de leurs chefs momentanés auquel il eft échappé de faire cette pro mefle, Cette expreffion rernarquable prouve affez clairement qu’ils ont en vue quelque chofe de plus précieux et de meilleur que d'ouvrir boutique pour débiter impunement des remêdes jacobins contre les corruptions conftitutionelles. C’eft trop peu pour eux de mettre en jeu l'énergie divine des angiois en Oppofition awx formes de la conlitution. t Ce ne feroit pas affez pour eux de pouvoir réduire en pratique Ÿ des doétrines que les affociations regardent comme féditieufes. C’eft pour plaider hardiment en faveur de ces nouveaux principes qu'un jurifconfulte a quitté la carriere du barreau ou il jouifioit d’une grande réputation. Voila une conduite qui n’eft pas éloignée de ceile qui #et en vogue et en ufage le jeu de la pique ct de la lanterne. Elle a une parfaite analogie avec les glorieufes conquêtes { des jacobins irlandois qui veulent /uhjuguer les vices de notre conftitution par d'énergie divine d'une réforme radicale.
Une accufation qu’on entend repéter affez communement contre les fociéiés formées en faveur de la conftitution, c’eft qu’elles donnent dans l'excés oppoñé, c’eft que par leurs proteflations de loyauté, elles mettent en danger la liberté du peuple. Mais le gouvernement et Je public ne doivent pas s’y laïffer tromper, ni être moins fermes et confants dans leur réfolution: car cette accufation doit être confiderée
comme
À * Jbid, p.14, Leur Société a entendu cette exprefion dans le même fens üittéral que je lui donre; elle l'a commenté et expliqué dans Je méme fens,
Ÿ thid page 16, | Ÿ page 8, | page 14,
com Ceu men der nou:
où € le k pein char s'en mén ceu?
qui
Ja m afler ne oi foi d
hont pas | me € autre poqi aucu cont:
Fran pas 1 nouv cette que Si la l'int de re adm école
Ce
$ le nature, et louter qu'elle IOns particu= ubliquement ite la dignité leurs ont en la trifte fi- ; éminentes * r un de leurs 2 cette pro aflez claire.
écieux et de impunement titutionelles.
gie divine des nn. Ï Cene ralique Ÿ des féditieufes.
es nouveaux e du barreau une conduite et en ufage le parfaite anans irlandois Utution par
mmunement tution, c’eft ar leurs pro- 1 liberté du doivent pas nfants dans : confiderée
comme
5 le même fens le même Jens,
comme le dernier effort d'un efprit feditieux déconcerré, Ceux, qui “nient avec le plus profond Chagrin l'affermi ment que nos fociétés affurent à la conftitution, ne ceflent de retorquer contre nos eforts a-tuels les accufations que nous avons porte contre eux. Ils difent que nous voulons, OÙ qu'au moins nous agiffons Comme fi nous voulions rendre le Koi abiolu Mais c'eft là une aflertion qui merite à peine qu ony faffe attention. Ceux qui defiroient ci devant changer notre wouv:rnement -n defpotifme, ‘fi toutefois il s’en trouvoit quelqu'un) confervent certainement encore le méme défir. Mais peut on dire où même fuppofer que ceux la ont r eilement intention de renverfer la conflitucian, qui ne réumifient pour décl ret leur ferme réfolurion de Ja mainrentr fie qu'ils el, livre comme el!e eft à préfent ? Cette aflertion eit tr=p déplacée, pour qu'on y atoute foi. Elie ne merite d'autre confiance que celie qui eft due à la bonne foi de ces réfoimateurs à qui les enfonges ne coutent rien.
Pendant ces dernieres années, nous avons vu à quel excés honteux et deftruétif on a porté e: Angleterre, Je ne dit pas la liberté, mais la licence de la Prefle. Si on ne réfor… me cet abus, il n'y aura ni milice, ni affociation, n1 aucun autre moyen qui puiffe nous mettre en fureté Avrès l'é poque prelente, on reconnoitra probablement quil nya aucune Conftitution, ni bonne ni mauvaife, qui puiffe tenir contre la licence de la Preffé. Si l'ancien gouvernement de France a été détruir, c'eft indubitablement pour ne s’éêtré pas mis en garde contre les coups de cette machine. La nouvelle tirannie établie dans ce royaume eft fi perfuadée de cette importante vérité, qu’elle a fait de la Preffe auffi bien que de la lanterne, une des machines de fon gouvernement. S! la licence de la Prcffe étoit t: lerée jufqu'à un certain point l'inturrection générale du sas peuple deviendroit unc femence de revoltes Vila pourquoi les amis de la reforme, et les admirateurs zéles de l'égalité françoife font fi forts pour les écoles de Gimnanche et de charité,
Ceux qui regardent Payne comme sx admirable écrivain el
P corne
114 L'FXEMPLE pe La FRANCE
conme un remarquable ami du Genre - bumain, * voudroient qu on etablir un fyftéme d'éducation Nationale ou chacun pourroit apprendre quels font /es droits d'un Crioyen, t de quel privileges il ef} dépouillé, ŸT et comment exercer Jon babi cé par une g/orieue carriere de progrès. Voila des leçons que les françois ont merveilleuf ment bien appris. Ils ont parfaitement bien exercé leur habileté, Ils n'ont pas manté de loifir pour 54 mployer Jans re'ache à faire des progrès, ni pour /aire les plusgrands ce °rts afin de bater les progrès.
Il y a des afTociations qui diftribuent des priacipes de tras hifon et de fedition, qui enfeignent à les éxercer avec habi leté, qui propofem la glorieufe carriere de la France comme un objet d'in:itation pour l'Angkterre, (ue ceux qui s’affcient pour répandre ce poifon, eten être les véhicules, ne s’imaginent pas en être plus refpectables. Dans ma ferme, dans mon village et dans toût mon voifinage, je ne trouve pas que les Elus favants dans les droits de l'homme foient les plus habiles chartiers ni les meilleurs laboureurs, S'il doit ÿ avoir des coupeurs de bois etdes puiffeurs d'eau pourquoi prêcher l'égalité ? Les horreurs de la France ne nous diient elles pas aflez qu'enfeigner eft égarer, éclairer, c’eft détruire ? :
Si on établifloit au contraire, des reglements fur la Preffe, afin de la rendre utile à la fociéte, et l'enpecher de vomir un poilon deftruétif, l’inftruction n'auroit rien de bien dangereux pouf le bas peuple Quel devoir n'eft ce donc pas pour le gouvernement de prendre des précautions contre des abus qui étant négligés, peuvent expofer tout le royaume à de grands dange:s, ou même à une ruine totale.
Je fens la force d’une grande objection qu'on fera proba-
ble.
* Replique de Mr. Cooper aux inveëtives de Mr. Burke, p. 75 | + p.75. Y2.70. | q Mr. Cooper di que l'approche de la revolution, qu'il voit
venir en Angleterre, eft l'aurore d'un jour de glèrre (page 12.) mon loifir,
dit-il, fera employé fans relache, et mes plus grande forts feront à
mors à ÉXÊTÉE &
hater fon approche, {page 77.) fans doute qu'iiy ci! bien preparé par fes
Jai rarcrent rene uftess"et plus vraiment patriotiques,
converfations avec. Mademoifelle Theroïgne do: contré des vues plus grandes, plus j
bleme l'exerr fonner
ue da
faifani Dai
dernic jande ont, | ment
ÉD à fair
ce fait emple mond Brita:
événé à l’au pas fi laire, de to objet L'un dans enrag raiioi ouêr fut |’ que i tenta
voudroient ou chacun liuyen, t de er Jon babi des leçons is. {ls ont t pas manprogrès, ni rès.
ipes de tras avec habi ice comme ceux qui s véhicules, ans ma ferage, je ne e l’homme laboureurs, leurs d’eau | France ne r, éclairer,
irla Preffe, e vomir un ien dange-
donc pas contre des royaume à
fera proba.
ble.
on, qu'il voit 2.) mon loifir,
FORÉ éKETIÉ à paré par fes rare nent verm
Lotiques,
blement contre les conclufions générales que j'ai tiré de l'exemple de la France On peur m'objecter que mon raifonnement vatrop loin, car s’il étoit jufle, une nation quoique dans l’efclavage, quoique dans la mifere, devroit refter foumife à tous Les maux plutôt que de s'exsofer au plus grand de tous, en effuyant d'une révolution, Va un ar:ument ordinaire, et qui étant difcuté par le rafonnement, condui roi: le parti de l'afir sative et le parti de la négative dans une difcuffion qui feroit ici déplacée. On peut raifonner {ans fin fur ce fuiet, mais on nm peut alleguer qu'un petit nombre de faits; mais les faits font un imotif «n'y en eut il aucun autre) fur lequel on peut établir une réponfe fausfaifante.
Dans les révolutions précédentes qui ont eu lieu dans ces derniers fiécles, en Suede, en Suiffe, en Portugal, en Holjande et en Angleterre, les peuples de ces diffcrents pais ont, presque tout de fuite, état:li une forne de gouverne ment à peu-près femblable à celle fous laqueile ils ont vécu depuis les temps de leurs troubles. ‘ ils n’ont jamais longé à faire de nouvelles expériences par principe. la vérité. de ce fait, dans toutes fes parties, eft prouvée, méme par l'ex emple de l’Amérique : car il n'y à pas maintenant dans le monde une conftitution qui approche de la + onftitution Britannique, autant que celle des Etats Unis. Depuis Les événéments de la France, je crois cette derniere intereu:e à l’autre, pour une raifon fimple ; c’eft qu’elle ne renferme pas fi bien les précautions necefiaires contre la puiflance Popu= laire, contre ce Aanger qui eft maintenant le plus à craindre de tous.” ie defpotifme d’un monarque était partdut un objet de crainte pour chaque Nation. Jl n'en eft plus ainfi. L'univers a vu paroitre un monftre plus redoutable qui porte dans fes griffes un venin plus nuifible que celui des chiens enragés. Dans toutes les réolutions Rrécedentes, le peuple raifonnoit par principe, et fentoit par le fait qu’il ne pouvoit guêres fe trouver dans une fituation plus facheufe, quelque fut l’événément et le terme de fes efforts. Je n’en excepte que les feuis Américains. L'experience a donc juftrhé les tentatives faites par les nations, qui fe fentant oppri :‘-s
116 t'EXEMPLE pr 14 FRANCE
ont travaillé a fe délivrer de l’oppreffion par le moyen d’uné révolution.
Tournez la médaille et demandez quel cft maintenant l’éz tat de cette queftion? Les principes de l'égalité et des droits de l'homme ont été mis en vogue, et la cruelle expériencé quon en a fait vous diront qu’une nation, quelque mauvais que loit fon gouvernement, peur, en le voulant changer, tomber fous un autre mille fois pire. Après ce grand et defaftreux événfme t, la fcule idée de révolution infpirera de l'horreur aux hommes de routes les conditions, à l’honnête ouvrieraufli bien qu'au Prince. Les homnres apprens dront par lo à fouffrir leurs maux, plutôt que d'en chercher le reméde dans d'autres maux qu’ils ne connoiffent pas, La vraie liberté s’étendoit graduellement dans le monde, Ce terrible événement à donc nuit à la caufe de la liberté faine et réelle, plus que n’auroit pu le faire tout autre événément de nature malfaifante, Cette réflexion ne devroit elle pas nous faire éviter un Jacobin, avec la même horreur que nous évitons un animal féroce et hideux à voir ?
Qu'on examine, fous tous les rapports, l’état des peuples qui vivent fous les plus mauvais gouvernement militaires de l'Allemagne. On verra qu'ils font dans une fituation plus heureufe et plus avantageufe que les françois vivants ious une anarchic dont ils font redevables aux droits de l’homme, On répondra peut être que l'anarchie peut ceffcret qu'à la fin il pourra en réfulter un bon gouvernement ; mais cette réponie à raifonner d’après les faits, eft fi complettement hors «le la queilion, que je fuis étonné de l'entendre repeter fi fouvent. E'expcrience d'un nouveau gouvernement en France a étéachevée; ce nouveau gouvernement a été ter, miné, decreté et accepté. Il efl ridiculement comique de Tuppoñfer que Louis X Vi a eu, pour le fapper et le détruire plus de pouvoir que n’en auroit eu unautre Koiï, Sila ma chine ne pouvoit pas aller avec un Roïtel que Louis XVI, elle ne pouvoit pas du tout aller. Par confequent clle
12 4 , = - st à Ver n'étoit compofée que de mat-riaux pourris et vermoulus,
L’Affemblée conftituante avoit pris mille précautions contre un Roi defarmé, mais n’en avoit pris aucune çontre une
CE
> moyen d’uñé
naintenant l’és té et des droits nelle expérirncé ilque mauvais alant changer, rès ce grand et tion infpirera ons, à l’honnmes apprens d'en chercher fent pas: La e monde. Ce liberté faine et re événement levroit elle pas rreur que nous
tat des peuples it militaires de : fituation plus 3 vivants fous s de l’homme.
ffleret qu'à la nt; mais cette complettement tendre repeter uvernement en Ent a été ter 1t comique de et le détruire O1, Si la mae Louis XVI, onfequent clle
vermanlise et YTRLIILIUVUIUOS
CautiOns contre 1€ Contre une