‹ L'exemple de la France, avis à la Grande Bretagne [microforme]Chapitre 27 sur 31 · A ALL AS · texte numérisé non relu

A ALL AS

terminée

AVIS 4 LA GRANDE BRETAGNE. r3T

terminée ct évidente pour tout le monde, excepté pour les

bubiles politques de la Convention.

L'objet de la guerre a@tuelle, c’eft une paix de longue durée. Pour obænir cette paix, il faut anéantir les complots des confpirateurs qui ont d'abord étendu iur toute leur patrie la bafe de leurs opérations deftrudtives, et qui ont enfuite proclimé a réforme et la guerre contre tous leurs voifins Le motif de notre propre défenfe eft donc le premer qui doit nous animer et nous excier a cette guerre. Voilà le grand objet, Quand aux événéments immédiats des operctions militaires, ils ne font que d'une importance

fecondaire. Notre perfpeétive n’a pourtant rien qui foit

ällamant, L'état des culonies françoifes dans les Indes occidentales efl tel qu’une flctte Britannique n’a qu’à paroitre... Elle y fera accueillie et faluée par des amis. L'égalité et les droits de l'homme y ont caufé trop de ruines pour qu on les écoute, après que le pavillon de la vraie liberté aura paru fur ces mers. {a Convention elle mème S y attend ; mais elle fe dédommage par l'idée de donner la liberté au Perou.

Si le tableau que j'ai tracé de nos dangers eft fdelle; fi la place du danger eft parmi nous; fi la prefente guerre avec Ja France a pour motif, non l'ambition ni les conquêtes, mais la confervation de nos vies et de nos propriétés contre des ennemis étrangers et domeftiques ligués pour notre perte. Cuclett le devoir de tout homme qui veut le bien de fa patrie? C’eft certainement de contribuer à l’affermiffément et à la vigueur de ce gouvernement qui fait le feul cfp-ir de notre défenfe et de notre fureté. I] eft néceffaire qu'un commun accord nous unifle auffi fermement que nos ennemis le font entre eux. 11 faut rejetter et reprouver toute idée de toucher à notre conftitution dans un temps fi critique! H faut avoir en horreur la feule idée de reformer dans ce moment, ou d’alterer cette conftitution à laquelle nous devons une proiperité que les jacobins françois envilagent avec tant d'averfion. C’eft par la ouerre feule que nous

DS es Ii.

Pouvons elperer de conferver tant d’heureux avantages dont

nous

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332 EXEMPLE pe La FRANCE nous jouiffons comme fuiets Britanniques ? Il faut donc que chacun denous, foit en fon particulier, foit en commun, foit comme fimple individu, fuit comme membre d'aflociation faffe tous .ces efforts et tout ce qui eft en ion pouvoir afin de feconder les vues du gouvernement, Pour que la guerre foit conduiteavec toute l'énergie et la vigueur poffible.

La conduite publique que notre fouvcrnement tient à pre fent, avance et favorife les interès b-s plus chers au peuple. Le peuple doit donc l'aimer et le refpecter. Nos fuccès dépendent, ‘aprés Dieu, de la patience, de la bonne volonté et bonne humeur avec lefquetles le peuple fupportera les nou. velles charges que la néceffité.de la guerre pourra lui impofer. La guerre prefente cft, non feulement quite, mais encore abfolument et eflenticllement nécefaire pour la confervation de tout ce qui peut rendre la vie défirable, pour la paix des familles, pour la fureté des vies, des habitations et des propriétés. Le peuple convaincu de cette verité, COMME

il doit létre, regardera les dépenies qu il lui en coutcia,

commele facrifice d’une petite artie de fon bicn pour en conferver rourT le refte. ; Je fuis affez agé pour me reffouvenir difin£ement de tout le covrs de la guerre de 1756, et pour avoir r flechi fur les événéments de cette guerre et de la derniere axec les Ame ‘ricains. J'y ai pris, à la vérité, tout l'interét quun bon anglois doit prendre à L honneur et aux fuccès des aimes de fa patrie. Cependant les événements ne faifuient alors au-

cune profonde impreffion fur moi ; je n’avois pas la moindre

inquiétude fur ce qui m'étoit perfonel Dans la guerre actuelle, au contraire, j'ai de l'inquiérude fur toutes les «hofes

qui peuvent m'interefier. Les conquêtes rapides des fran

çois, à la fin de la derniere campagne, m'ont rempli de crainte et d'une fombre triftelle. J'ai vu, avec harreur, nos ‘acobins anglois marcher effrontement tête levee. J'aireféchi fur leurs intentions pernicieufes et {ur les defaftres qu'ils nous preparoient. J'ai refflenti le choc qui a ebranlé tous les objets qui me font défirer de vivre. Les derniers

événements en nous faifant efperer un grand revers de for-

tune contie nos ennemis. ont relevé etranuhe INOR COUFAGES

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E ut donc que smmun, foit d'aflociation avoir afin de æuerre foit e.

tient à pre rs au peuple.

»s fuccès dé e volonté et tera les nou.

‘ra lui impoqufie, mais pour la conable, pour la abitations et crité, comme 1 en coutcia, pour en con-

ment de tout flechi fur les vec les Ame ét qu un bon des aimes de aent alors auas la moindre la guerre ac utes les «hofes ndes des fran ont rempli de c horreur, nos evee. J'atre- - les defaftres : qui a ébranlé Les derniers TEVErs de for

INOR COUFALE $

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A VIS à ra GRANDE BRETAGNE. 193 ma maifon eft redevenue pour moi un chateau. J'ai regardé ma ferrne comme étant c'icore ma propriété. J'ai fenti le ter tein plus folide fousmes: picüs. J'ai commencé a efpérer que le foleil de la liberté Britannique pourra luire encore,

fans que fes rayons foient obfcurcis par des actions d'hor= reur.

Quelle fenfation patticuliere un cultivateur du Comté de Suffolk devoit il éprouver en apprenant les victoires rempor= tées dans la Heffeé, ou les défaitès fouffertes en Amérique? Les conquées et Jes pertes. étoient à peu près indifférentes pour fes interêts perfonnels. Al n'en eft pas ainfi dans la guerre prefenre dont les événements interreffent tous les fentiments de l'humanité. C'eft une querelle dont. le fujet doit donner à tout homme de grandes inquiétudes für fa tranquillité, fa paix domeftique et fur toutes fes affaires. Dans le cas d’une défaite, il ne s’agit de rien moins, pour chacun de nous, que de perdre fon patrimoine, fes amis, fes enfants et fa vie même. Il ne s’agit de rien moins que de voir fa

patriechangre enu ne vafte prifon; devoir enfin la main, qu'il.

aura peut être foutenu, s’exercerau pillage et au carnage. Tout fuccès remporté fur la bande de {çélerats coupe- gorges qui ont ufurpé le gouvérnément cc la fra ice, raflure les propriétésier les vies de chaque famille Ceiui à qui ces heureux fuccès ne font. pas épiouver cette agr able ienfation, a un cœur

dont les fibres, les vib:ations et lés mouvements ne S’ACCOr— dent point du tout avec ce que j'eprouve dans le mien.

La gucrre a@tuëlle eft celle de l'humanité contre les fleatix” et les deflruéteurs du genie humain qui auroient déjà repréfenté à nos yeux des fçenes d horreurs, s'ils l’avoient pu. Déjà nous aurions vu, même parmi les membres de cette Nation heureufe et flor:ffante, nous aurions vu des hommes

tentés par une vile ainbition, ou pouffés par la fçeleratefle et

l’indigence ; nous les aurions vu ambitionner l'autorité fu= prime comme un réfultat de la confufion et du brigandage et comme une récompenf: de l'anarchie : nous les aurions entendu fe glorifier de pertes défaftrevfes pour la caufe de Phumanité : nous les agyrions vu tout chagrins des victoire:

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134 L'EXEMPLE ve La FRANCE, €.

qui rempliffent de joie tous les honnêtes gens. Les victoires remportées dans cette guerre, tendront à conferver notre liberté fur la bafe folide de la conftitution Britannique ; à maintenir les loix qui p otégent nos propriétés ; à mettre nos vies fous la fauve garde de la pure adminiftration une juftice impattialle Mais fi nous avions le deffous, quel feroit le réfultat de nos défaites? Le f;ftème françois n’auroit qu'à s'établir; le foleil de la liberte angloife feroit, en méme tems, plonge et enfeveli dans cet affreux océan. Tous les agréments et avantages attachés à la propriété, toutes ls douceurs tous les plaifirs de la vie fuiroient aux approches de cette pefte, et ne tarderoient pas à tomber dans le même abime. Ils feroient bientôt remplacés par les pillages, les brigandages et les mafiacres.

Fret,

Il ef à propos d'expliquer le Jens que je donne au mot Populace repeté en différents endroits de cet écrit. Mon intention n’eft point du tout de defigner par ce terme, la maÿf du peuple des dernieres clafles Jen'en fais l'application qu'aux efprits mécontents, inquiets, intriguants et bromllons; à ves gens qui fe liyuent et s’affocient afin d répandre le mécontentement ; à ceux, qui dans des temps de troubies et d'’effervefcence, font prets et difpofés à faire le mal. Les gens tranquilles, qui s'occupent chez eux de leurs affaires, quelque foit leur pauvreté ou la baffefle de leur condition, n’ont rien de commun avec ce que j'appelle Populacee Mais ils méritent cette dénomination ce terme de mépris, lorfqu'ils écoutent des gens mal-intentionés, et qu'ils s'affemblent en public pour exécuter quelque deffein qui n’eft pas Jiriélement conforme aux loix. Ainfi il paroit que toutes les fociètés de ceux qui fe réuniffent dans la vue de réformer la Confitution, méritent, à caufe de tous leur deffeins, d’être traités de Populace, quelque foit d’ailleurs le rang et la condition de quelques uns de lsurs Membres,

Ée.

Les victoires ferver notre tannique ; à s; à mettre iminiftration . le deffous, ème françois gloife feroit, freux océan.

a propriété, fuiroient aux as à tomber mplacés par

: Populace repeté eft point du tout claffes Jen’en s, intriguants et répandre le mét d'effervefcence, 5, qui s'occupent ou la baffle de ppelle Populacee , lorfqu'ils écoublic pour exécuter ix. Ainf il paa vue de réformer d'être traités de

de quelques uns

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