RE ES
138 SUPPLEMENT &c.
tenanciers immediats de la Couronne.
Quand à ceux qui tenoient des terres des fesneurs de fiefs fervants, ils d«voient
tous prefence et. fervice à la Cour de leurs feigneurs, Ce oui contribua à altérer la Conftitution, fous ce rapport, ce fut la honteufe indolénce des gentilshommes de campagne qui ob. tinrent des Roger qui leur permettoient dè päroitre par procureur. Uh des moyens employés par Simon de Montdort, pour fe doncilisr l'affection de la-Nobleffe, ce fut de rendre ces privilèges “eneraux. Les procureurs d‘putés par les Cerilshygmepes étaient en général, quelques uns de ceux qui te". de. Eux des francs fiefs.” ‘Ainfi ils affiftoient aux Courts de Comié, quoique ce ne fat pas en leur propre nom. Dans la Zuitz du temps ils furent admis à la fonction de Jurés Ge. Il ne paroït Cependant pas que ces ténanciers de francs-ficfs, dépendants des Seigneurs qui étoient eux mêmes vaflaux, ayent jamais eu de part à l'élection des ‘chevaliers de Comté, jufqu'au pérlement tumultuair année d'Henrÿ IV. Ce fut ce:
graves que firent lescom
e tenu la première jui donna lieu aux plaintes mures en parlement dx smbre éxce/= Jif et outragcant de ceux qui prétendoreut au droit. d'afifler aux élections. s | dl Henry IV, croyant ces tenancier: fubalternes de francsa fiefs convenables à fes defléins, établit leur droit de voter, par un aîtc paflé la 5me année de fon regne (*) l'acte pañé’ dans:cette feffion eft je preinier de-ceux de cette éfpece qui ait été fait, et les droits des électeurs ont enfuite toujours été fondés fur la prefcription. Ce fut encore dâhs la même feffion que le Roi introduifit une autre nouveauté’ femblable. 11 prit fur lui de changer l’ardre de la Succeffion et Kérediré de la Couronne, comme fi une nouvelle forme de Parlement eut été néccflairé pour maintenir fon ufurpation, Carte vol. 2, p. 669. für quoi eft donc fondée l'opinion d'un réforma.. teur moderne qui prétend que le ftatut pañlé l'an 8'du regne d’Henry IV à rerranché Les droits des dixneuf Vinptiénes du Peuple. Au lieu de re/ranchement ce fut au contraire une gran-. de augmentation ex matière de droits.
Carte
(*) Etät 8 Henry VI c, 77 Henry IV c. 15. 6 Henry VI c. 4 18 Henry VI, c. 2,
€ fut fim} aux fifte fir d mai d'uë
id à ceux qui $s, 1}s devoient eurs, Ce oui port, ce fut la pagne qui ob« e péroitre par non de Mont fle, ce fut de rs députés par suns de ceux ffifloient aux r propre nom, a fonction de ténanCiers de nt eux mêmes es chevaliers u là première 1 aux plaintes mrmbre. Éxce]=s d'affifler aux
es de francs oit de voter, l'acte pafté* re éfpece qui : toujours été la Même fef..
é femblable.
n et héredité de Parlement ." Carte vol.
un réforma… n 8 du regne vingtiésnes du irc une gran-.
Carte ry Vlc. 41e
SUPPLEMENT &c. 139
Carte fait voir ainfi qu l'origine des chevaliers de comtés fut ariftocratique; (voïés aufli vol. 2. p. 250) ce fut une fimple manière de repréfentation introduite pour faciliter aux barons les moins confidérables un moyen de ne pas affifter au grand Confeil. Ceux quiavoient le droit de fe choi« fir des repréfentants, avoient le droit de fiéger en perfonne 3 mais ils demanderent a n’s être pas forcés. Ce fut une fuite d'ubi :, contraires à la pureté primitive de la Conflitution qui donr.a ce droit d'élection, d’abord à des hommes qui ne te noient pas dés fiefs nobles, enfuite a ceux qui pour 40 fh. eurent le privilege de vo’. J'ai 1à avec attention les efforts de Lord Littleton pour prouver le contraire, (vie du Roi Henry II vol 3 ) Mais fes effôrts n'ont rien de fatisfaifant ; et Mr. Hume les combat viétorieufement avec fa facilité et fa clarté ordinaires. Hift. vol. 2.p. 509. Plus on remonte dans l'éxamen de cette affaire, et plus, tout concourt a prou« ver que la fource de notre gouvernement remonte à la Cou ronne feule, et enfuite à une Ariftocratie créée par la Cou ronne, Cà eft donc votre Pureté primitive et Originelle ? Allés la chercher dans les forets de la G:rmanie.
Dans toute difpute fur l’origine d’une branche de Légiflature dans un pais, s’il eft queftion de fçavair fi elle éxiftoit à telle ou telle époque, l’état feul de la queftion eft, au premier abord un fort argument contre fon éxiftence. Par con. fequent celui qui la fuppofe avoir éxifté doit fe charger de le prouver. Il feroit complettement ablurde de mettre en queftion l’éxiftence d’un Wäitrenagemote Ariftocratique avant la conquête, ou celle d’une chawnbre des Barons après la con quête; car il en eft fait mention dans chaque page des hiftoires de ces temps la. Après que la Chambre des Communes eut été inftituée, fon exiftence eft également démontrée par les actes Légiflatifs. Mais il eft ridicule de fuppofer qu’une Légiflature puiflé garder L’incognito. Si elle éxifte réelle. ment, elle doit fe montrer de mille maniéres differentes ; elle n'aura pas befoin d'être tirée par force, des empreffions tenes.
breufes qui lui fervent de cachette dans de vieilles chartres
moifes, dont les unes font prouvées faufles et les autres ne
dns
Longs mssé toners 2e ee Se res 3. > Dhs se font que des traduétions dont les Originaux font perdus. ’ ‘
549 SUPPLEMENT &c
L'eflay de prouver l'éxiftence d'une Légiflature eff, tout feul et fans aller plus loin, une fortcpréfomption qu'elle n’a jamais éxifté. Cette tentative n’eft digne que de Lord Liticton qui traduit par ces mots, foules les Communes du Royaume, l'exprellion omnes de regno, d'après le fens qu’en lui dcunoit dans des fiécles de Barbarie féodale. Ilauroit pù entendre, par les termes, les porcs tout aufli bien que des hommes qui les gardoient; car dans ces temps là ontenoit a peu prés autant de compte des uns que desautres. C'eflencore avec la mème juiteffe qu'il prétend que le mot peuple eft fignifié par les termes fuivants principes, fatropæ, opiimales, 1magrates, proceres. Ainfi après avoir mis les mots à la torture, en leur donnant un fens tout autre que celui que comportent les mœurs ét le caraëtêre de certains fiécles, qu’elle ct la conclufion tirée par de femblables écrivains ? Eft ce ”aelque point peu im portant qui, par fa nature, pourroit facilement avoir été clair ou obfcur ? Non, c'eft l'éxiftence d'une chambre des Communes ! !! Nos reformateurs font charmés de fe joindre a eux afin de faire voir la purelé primitive de la Conflitution foriffante au milieu des rapines, du carnage et de la mort qui marchoient {ur les traces de ces anciens Barons comparabies à des Tartares ! Elle étoit floriffante au milieu de la barbarie des Rois féodaux, et de l’éfclavage des roturiers! Elle étoit floriffante lorfqu’elle ne préfentoit que des fçenes Ge miféres ! Et c’eft ce beau Spedtacie des anciens temps que les Tangues perfides de la faction Jacobine invitent le peuple An-
‘glois à confiderer avec un œil de jaloufie et un fentiment de
regret.
L'auteur d’un écrit intitulé /a baïriere du peuple, dit que les Communes étoient reprefentées dans les Parlements tenus
du temps des Saxons ; u s'autorife des œuvres du Rev. Samuel Johnfon. J'ai maintenant devant moi fon Éf&y COnCerHINg parliaments at a certainty ; je vois qu’il y parle beaucoup des parlements tenus du temps des Saxons, mais je n°y vois pas un mot qui prouve qu’ils fuflent ainfi compofés. Ces parlements étoient purement Ariftocratiques. Le Airor of juftice a été, en grande partie. écrit du temps d’Edouard fe-
ie si mas nAamisriiant malt mn - * cond, ci par Comiequent ä bit Das un monument du [empDs des
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mail comt libre étoi font cu’l quo il ve lem ce q que eit Ca rect toit hon dire me!
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cf, tout feul u'elle n'a jaord Littieton Royaume, l'exdconoit dans endre, par les s qui les garjrès autant de vec la mème ié par les terales, proceres.
leur donnant ss mœurs ét le nclufion tirée oint peu 1mavoirété clair re des Com € joindre a onflitution Aode la mort qui s comparabies de la barbaturiers! Elle des fçenes Ge temps que les le peuple Anfentiment de
peuple, dit que -lements tenus u Rev. Samuel Je concerning beaucoup des jen’y vois pas és. Ces par- € Miror of jufj'Edouard fetemps
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SUPPLEMENT &c. 1AL
Les expreffions fuivantes, qui s'y rencontrent, Le Roi Affemb'er les
des Saxons.
ne donnent aucune idée déterminée.
Comittes ; et encore, le commun affent de Roy ct de fes Countes— maintenant l'éxplication qu'on voudroit donner, c'eft que
comittes et countes Bignifient Comtés ; Comités fignifient hoxwmes
libres: bommes litres fignifient populace. Donc tout le monde étoit reprelenté fous le regne des Saxons. Vos conclufions {ont très bien déduites, Mr. Samuel Johnfon! voila tout ce cu’il nous dit fur ce qui a rapport au temps des Saxons, après quoi il faute, dans la phrafe fuivante, au regne d'Edouard HE. il voudroit enfuite prouver qu'un fa/kmote faxon étoit un parlement ; il dit cepandant en termes :xprès. Jene Jçars trop ce que c'ef qu'un folkmote (p. © 7) il reconnoit néanmoins que de tous ceux qui ont jamais écrit, Sir Henrÿ Spelman eit celui qui a la plus profonde connoifiance du vieux langage, il convient que ce fçavant antiquaire eft d'une opinion di« rectement contraire à la fienne, et prouve qu'un /o/kmoie n'etoit pas la même chofe qu'un Wittenagemole, Il avoue qu'un homme de bonne foi feroit embaraffe de trouver une preuve direëte dans le ferment prêté par Richard El à fon couronnement. Le lecteur n’a qu’à confulter le premier appendix de Mr. Hume, differents pañages des œuvres du Docteur Henry, et les témoignages déja cités. 11 y verra que c'eft une ineptie, une abfurdité complette de vouloir trouver une chambre des Communes dans le Witenagemnle, où de chercher, dans les comtéset dans une centaine de cours, un pet ple diftingué des francs tenanciers.
Il n'yapas moins de méprifes fur la queftion, dans laquelle on difcute fi les parlements étoient Annuels. Blackftone, auteur favori de beaucoup de nos reformateurs, ne dit pas que le Aoi Joit ou art jamais été obligé par ces anciens fatuts, de convoquer un nouveau parlement tous les ans, mais ul dit feulement que le Roi devroit permettre qu'un parlement fiégeat annuellement. Johnfon cité ci-deffus a ecrit un chapitre pour montrer que les parlements qui fe tenoient étoient tous nouveaux et fréquents: mais tout ce qui fe reduit à une recherche pour fçavoir fur qui en tomboit Îa dépenfe quand is fiégeoient plus de quarante jours ; il dit expreflément que es
X 2 par=
SUPPLEMENT &e.
f42 parlements, après avoir Jiégé le temps fixé, étoient à la :barge du Roi; et que c'efl la vraie raifon pour laquelle ils Je féparoient quelques fois brufquement et tout d'un coup. Cette fcule phrafe renverfe complettement tout le fujet de ce chapitre, et explique pourquoi il y avoit alors tant de nouveaux Parlements.
Sous le regne de Charles I, les menbres de la Chambre. des Communes préfentérent, dans leur peti/ion de droits, ce qu'on pouroit apeller l'hiftoire de leur importance dans la Légiflature. Ils commencerent par un ftatut d’'Edouard I, afin de faire voir que le confentement des chevaliers et des Bourgeois étoit receflaire pour lever une taxe. Peut on s'imaginer qu’ils ne feroient pas remontés plus haut, s’ils euffent pu citer en leur faveur quelqu’autre monument plus ancien ?
Pour faire ceffer toute autre comparaifon et pour raifonner fur l’état actuel de la Société en le comparant avec ce qu'ilétoit au temps des Saxons, il fufft de faire l'obfervation fuivante qui fe préfente d’elle même. Il falloit que le pouvoir Ariftorratique fut bien grand pour admettre des hom… mes tels que Harold, Godwin, Leofric, Siward, Morcar, Ædwin, Edric et Alfric. Ce pouvoir étoit fi grand que toutes les inftitutions, qui pouvoient jetter quelque poids dans la balance en faveur du peuple, étoient un contrepoids jufte et néceffaire. Après la conquête, la Couronne fut toute puiffante et fuivit le même fyftême. Auffitôt que le peuple fut devenu prédominant, il traina le Roi fur l’Echaffaud ct foula aux pieds les droits et les dignités dela pairie. Enfuite la liberté ayant été fixée et affermie le revenu de la Couronne, jufqu’au dernier fheling fe trouve entierement à la difcretion des Communes, eft ce dans un fiécle comme celui ci qu’il faut fe reporter à des époques fi éfientiellement differentes ? eft-ce dans le temps ou nous fommes qu'il faut faire des efforts pour rendre un gouvernement fi populaire encore plus populaire. Et cela parceque d’autres Loix (en fuppofant toute fois leur éxiftence) étoient bonnes il ya 800 ans ?
Pour admettre un pareil raifonnement, il faut renoncer à tout principe, non feuiement de potitique, mais encore de fens Commun. Tandis que des efprits faétieux difent hardi-
ment,
la ‘barge du fe féparoient feule phrafe pitre, et ex- Parlements.
la Chambre, de droits, ce nce dans Ja l'Edouard I, liers et des e, Peut on s haut, s'ils nument plus
pour raifonrant avec ce l'obfervation que le poue des hom rd, Morcar, and que toupoids dans la >oids jufte et it toute puifle peuple fut ffaud et fou- . ÆEnfuite la la Couronne, la difcretion celui ci qu’il t differentes ?
ire des efforts re plus popuppofant toute 3 ?
it renoncer à us encore de difent hardiment,
SUPPLEMENT &c, 148
ment, donnés nous nos anciens droits, nos loix anciennes ; la Cou ronne et la Nobleffe ne font elles pas également en droit de repliquer, 1/s vous font accordés prenés les—mais rendés nous ce que nous poffedions anciennement. Semblables a de vrais tyrants (et il n’y a pas d'efprit plus tyrannique que celui des républi. cains) ils achètent leurs poffetiions, enfuite ils en gardent le prix d'achat, et après ils dernendent à en être payés. Enfin voulés vous repliquer et folliciter la Maÿjeflé du peuple? La Majefté des Sans-Culottes ? Allés en France
Si quelqu'un doute des deffeins réels de nos réformateurs, li n’a qu'a réfléchir fur un paflage de l'écrit intitulé /a Barriére du peuple. L'auteur follicite pour que le droit des fuffrages accordé à tout le monde pour l’éleérion des repréfentants. Par le mot de repréfentants, dit-1}, je ne prétends aucunnement nier x'y déroger au droit des Communes en Général, car c'efi dans eux que réfident le pouvoir primitif et l'autorité, ainfi que le mot em lui même l'exprime. La repréfentation actuelle n’eft elle pas détruite, jufques dans fes racines par de pareilles expreffions qui font le langage tout pur des tribunes de la convention Nationale. N'eft ce pas avouer que la tyrannie, les Capri ces de la Populace et l'anarchie font la feule efpece de conftitution qu'on follicite.
S'il eut éxiflé une Chambre des Communes librement choifie par tout le peuple, Charles auroit il pû être Tyran, ou Cromwell protetteur? Le Roi Guillaume aurorit-5l pi fufpendre l'habeas corpus Ec. Ec. (Peoples Barrier) Réponte : il exifte en France une Chambre des Communes quir. précifément de cette efpéce, Elle y a caufé des maux ér.. mes qui ne peuvent plaire qu’à des Républicains. L’éxperience eft faite; et la ruine de vingt cinq millions d’ames en ef le réfultat
Te crois qn'il {ht de dire (Blackftone) que l'on convient jé
néralement que les principales parties de la conflitution du Parle.
ment, telle qu'elle éxifle maixtenant, furent tracées 1l y a long ag , 0 Le
temps; savoir la Vyéme année du regne de Jean, en 12:5. Le
Ro: promet, dans la Grande Cbartre, qu'il convoquera par | lui même les Archevêques, Evêques, Abbés, comtes et grands Barons ; ec qu'il convoquera par le Shérijf fous le5 auires qui iténnent cn chef fous la Couronne quelques Jixf. W eft fort bizarre de s’en rap-
1 44. SUI EMENT &c,
rapporter à ia Grand pin pour prouver que la Confitu. tion étoit alors, dans {:s principales parties ce qu’elle eft à préfent; car li Grande Chartre fournir une preuve pofitive d'un fait direct ment cohtraire ; et cela dans les paroles mêmes qui viennent d’être citées s par B/ack/lone.
Les Tenancicrs em chef jous la Couronre for moient une partie de l’Ariftocratie. Ces paroles donnent une exclufion bien formelle eaux moindres parties élementaires qu'il adroit fallu pour former une Chambre des Communes. Cette exclufon fe trouve dans lc: paroles mêmes dont on tire fi fauffe conclufion en difint que la Conftitution étoit alors, quand
a fes principales parties, la même qu’à préfent. Si cette conclufion étoit jufte, on oourroit dire que le Gouvernement de Venife et celui des Griions fe reflemblent l'un a l’autre.
Îl y a dans les écrits Ce ce jurifconfulte celebre, un autre pailage qui, felon mon humble opinion, mérite d’être éxaaniné de nouveau—-Les deux Chambre, dit-il, tirent naiurellenent dans deux direflion d’interets oppofés : la prercgative de la Couronne tire de fon côté dans une direction différente des deux auires; enforte qu'elles s'empéchent muluellement de pafler au dela de leurs Jules limites. feméblables à trois puiflences méchaniques difliréles, Le pouflent conjointement la machine du Gouvernement, Gans une direlion differente de celle que lui dunnercit chacune de ces puiflances en agiffant loute Jeu! e. Mais en même temps, eiles la poufent pars une dire£tion qui participe de chacune en particulier, el qui eff fo rmée des trois ‘enfemble. C'ef cette direérion qui cenflitue la vraie ligue de liberté et de bonbeur pour la Cemmunauté. Je.ne peux imaginer nitrouver dans ces paroles Ja théorie ni la pratique c de notre Conftitution. Trois puifiances méchaniques, agiflantes également, et en fens contraire, ar! éteroient tout mouvement et tiendroient la machine en repos. Or ce n’eft point là le cas. [ femble au contra: re que, das la théorie, elle renferme une Puiffance préponderante qui l’ emporte abfolument fur les deux autres oppoiées ct les tient a fa difcretion toutes les deux; et celles ci touiours expofees au danger fe réunifient pour leur défenfe commune, C ette puiflance préponderante, c'eit, en Spéculation et fur le papier, la Chambre des Communes : Mais
dans
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tion info renv ag
cri Peu {up} avoi {icc} der ima Ne
eft :
eft | fom {ons Cor qu'e
la Confituqu'elle eft à cuve pofitive paroles mê-
nt une partie clufion bien il'auro’t fallu ette exclufñon une fi fauffe alors, quand S1 cette convernement de l’autre, bre, un autre e d'être éxatirent naiurel ercgalive de la rente des deux e paler au deances méchanire du Gouvere lui dunnercit Mais en même cipe de chacun ,. C'ef cette » bonheur pour ver dans ces tution, Trois t, et en jens iroient la maemble au con- ’uiffance pré ux autres Op ; et celles ci leur defenfe et, en Spémunes : Mais dans
SUPPLEMENTT &c, 146 dans la pratique, la Couronne a une influence qu'elle meten action de concert avec l'influence des Lords et avec celle des honnètes gens de la chambre baffle. Elle emploie ce moyen en perfuadant, de fon mieux et par des manieres douces, et en priant la Chambre des Communes d'ufer de fon pouvoir énorme, avec modération.
Il eft quelques fois arrivé que cela ne pouvait avoir lieu; dans des moments, par éxemple, ou ceux qui menoient tout dans la Chambre bafie fe contentoient d'ufurper l'adminiftration du pouvoir éxécutif fans cependant attaquer ce pouvoir en lui-même. Mais fuppofons qu’on fit quelques changements dans les élections, dans la repréfentation, et dans la durée des Parlements : fuppofons que ces changements donnafent au peuple un pouvoir fur ces meneurs de la Cham bre ; et un pouvoir aflez grand pour les forcer d'attaquer le pouvoir éxécutif, au lieu de n'attaquer'que fon adminiftration; qu’elle en feroit la conféquence? L'obfervateur ie plus infouciant ne voit il pas clairement que la confiitution feroit renverfée dans la pouffiére? La Chambre Ges Communes agiroit par l'impulfon des gens de la lie du peupie. La force feroit irréfiftible: la Couronne et les Lords feroient renverfés d’un même cou
Il n'eft pas vraiemblable que de pareilles chofes arrivent fous un Roi bon ct populaire: mais ne feroient ciles pas à crainde fous un Roi foible et qui ne feroit pas Populaire ? Peut on apeller £oune Conflitution celle qui pour être bonne fuppo'c Péxiftence perpetuelle d’une chofe qui peut ne pas avoir heu, fous un feul regne, pendant l'efpace de plufieurs ficcles? Ces confidérations ne nous donne.t-clles pas droit
de revoquer en doute la jufteffe de l'idée et de la comparaifon
eft vraiment mauvaife dans la Théorie, mais que ia pralique en eft la partie la meilleure, et que c'eit a cette partie que nous fommes réellement redevabiles de tout ce aont nous jouif-
fons? Il y a des gens qui nous difent qu'une char bie des Communes vertueufe, agiroit d'une manicie vertueule, qL£t
qu'eiie fur aux ordres du peunie., Sc a cote Gpiniva, € €i
ñ Cocic Ghitivÿ, € €, »
146 SUPPLEMENT &c,
en dernière Analyfe, vouloir fe confier uniquement à la vertu de la populace. Il faut que ceux, qui défirent nous infpirer cette confiance foient ou des imbecilles qui n’apperçoivent pas le danger, ou de villains méchants qui, en le voiant très diftinétement, s'efforcent, de nous y entrainer, En tout cas, il y a grande apparence d’érreur dans ces idées de je ne fçais quelles confradiétions méchaniques et puiffances contre. Conftitu tionelles. 11 faut donc bien Examiner ces idées avant de les admettre.
Le Doéteur Tucker donne une raifon de très grand poids contre toute repréfentation fondée fur quelque efpéce d'égalité que ce foit. En admettant l'égalité de repréfentation Londres fourniroit au moins cent membres qui feroit toujours fur les lieux. Il faut être bien novice en politique pour ne pas voir les maux qui en réfulteroient, et furtout en fuppo un fyftême général de gouvernement qui dennéroit à
a populace beaucoup plus d'importance qu’elle n’en a maintenant. Qu'elle infatuation! une centaine de membres du Parlement élus et habitants dans la ville de Londres, pouflés et appuïés par la populace de Londres: voila une idée tout à fait amufante ! Traité fur le Gouvernement civil, p. 258.
L’éloquent et habile Comte de Lally Tolendal, dans fa feconde lettre à Mr. Burke, prétend qu’il étoit récefaire de donner une double repréfentation au fers état. Lifez l'état qu’il donne du Royaume p. 15, et voïez s’il eft poffible de trouver ailleurs des raifons plus fortes et plus décifives contre cette affértion fi la populace trainoit les parlements dans Ja boue, pour demander les anciennes formes, à quoi devoit s'attendre un politique, en fuppofant cette populace rendue toute puiffante? Charles V.. Guftave et les Barons d’Angleterre (p. 17) fûrent retenir le parti populaire dans fes bornes.—Mais Louïs XVI a-t-il fçu faire la méme c:hofe ? Dans une queftion de fi grande importance, ne falloit il avoir au cun égard à fon caraétêre perfonnel qui avoit relaché toutes les rènes du Gouvernement? L'autorité du gouvernement fe trouvant placée en de pareilles mains, qu'elle fureté pou voit on cfperer contre les trois chambres une fois réunies, fur tout en voyant que cette réunion des trois chambres étoit préméditée etconcertée ? L'article
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ment à la vertu t nous infpirer n’apperçoivent 1 le voiant très r. En tout cas, s de je ne fçais contre-Confiitu… es avant de les
ès grand poids > efpéce d’éga.
repréfentation, qui feroit tou- | politique pour furtout en fupii dennéroit à le n’en a mainle membres du ndres, pouflés a une idée tout vil, p. 258.
endal, dans fa it réceflaire de t. Lifez l'état eft poffible de décifives contre ements dans Ja à quoi devoit pulace rendue irons d’Angledans fes bore chofe ? Dans oit il avoir au.
relaché toutes gouvernement le fureté pou- 1e fois réunies, chambres étoit L'article
SUPPLEMENT &c, 147
L'article de la religion confiderée fous le point de vue politique, et comme faifant partie du Gouvernement politique, prefente une queftion importante et épineufe, Pour l'éxaminer a fond et bien arranger cette partie, 1} faut des talents peut être plus grands que pour aucune autre branche de Lé= giflation. Les hommes les plus habiles de ce fiécle femblent échoucr contre ce roc, plutot que l'évicer, Je trouve une preuve de ce que j'avance dans un écrit tout récent, j'y vois d’abord une plainte de l'auteur qui prétend qu'en l'a repré Jenté comme ennemi de l'ordre et du Gouvernement, parce qu'il objelte jes opinions relisieufes narticuliéres. Je trouve enfuite dans le même écrit cette aflertion, que la Révolution du 10 Houff à été beurerfe ct un complément nécefaire a celle du 14 Juillet. Cette derniére phrafe ef capable de glacer le fang, car elle fuppofe bien plus de chofes qu'elle n’en exprime, friflonant d'horreur fur les effets que peut produire une fem blable opinion, je m’emprefle de confulier la fin de l'ouvrage qui à été rendu public après la mort du Roi. J'éxamine fi cette phrale n’eft pas expl'quée dans un chapitre d’Additions ct de corrections ; Mais je n'y trouve rien de femblable, Je propofé maintenant une queftion qui fe préfente certai… nement avec force, et je demande fi c’eft à caufe de fes OPi= iour veligieufes, où bien fi c’eft à caufe de fes Opinions politi= g'. qu'un t l homme eit reprefenté comme un ennemi du Coui-ernement ?
Quand on ofe mettre au jour de pareils fentiments, et qu'on va même jufqu’à s’en glorifier; quand ces fentiments fe trouvent dune maniére très £xtraordinaire et fans qu'on fache comment, quand ils fe trouvent dis Je, liés avec des opinions religicufes, l'affaire devient extrêmement embaraf. fante et malailée, Cette grande dificulté ef, je ne dis pas en ce qui regarde la tolerance, maisen ce qui a rapport à tout le fyfteme de Légiflation en tant qu'ileft lié à la Religis on. Voudriez vous voir, au parlement, un focinien placé fur le mème fiége que les Evêques? On n'a pas encore d. n… né die rai‘ons religicufes pour quoi cela ne fe Pourroit pas. Mais voudriez vous y voir placé un homme qui déclare publiquement que la Révolution du 10 Aovft a été un événe.
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JEPLEMENT&:
reux? Non très certainement. Par confequent,
les sou riptions et les ferments de tefts doivent.ils être con-
FE / 1 Ne 1:
fiderés comme des attaques contre des doctrines de religions u
differentes de celles qui eft la dominante dans l’état? Ou bien, faut il les regarder comme des furctés politiques, afin que l’autorité et les émoluments de léglife foient confiés à hommes Gont les opinions ne tendent pas à l’entitre des truction de notre admirable conftitution d’État ? D'ailleurs, s’il y a quetque feête particuliére de religion dont les membres foient en général ertachés de Jacobinifme et de Répubiicanifme, un homme tle bon fehs fuppcfera t il que ceit uiiquenent pour des motifs Religisux qu’on perfifle à ne point revoquer les reftriétions et les ferments de T'eft ? L'époque éffrayante de la Révolution Françoife m'a fait naître bien des doutes fur des maximes politiques afléz géné ralement admifes depuis vingt ans. Il m’eft furvenu bien des doutes fur cette queftion en particulier, s’i/ eff a propos d'admcllre la tolcrance dans les pays ou elle n'a PAÏÉ ni en loi ni en 4 coutume d'état? L'éfprit tolerant de l’ancien Gouvernement François a été une des principales machines emploïées à fa deftruction. Si le plus noble fyftême de Gouvernement que jamais le monde ait vû, fi le fyftême de Gouvernement de la Grande Bretagne venoit a recevoir une bleflure mortel le, ce coup fatal partiroit du même principe. Si j'étois Miniftre du Roi d’Efpagne je lui confcillerois peut être de rêgler linquifition, mais je ne lui confcillerois point de l’abolir,— Graces au Facobini[me !
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ee ste mtmtgimnenne
2 autes a Corriger.
Page 5. Ligne 33 fembloit Lifés Lig. 37 Jacobins mêmes, une Lifés
Le Len)
iembloient, Jacobins eux mêmes, Une, P. 6, L. 29 nous voila revenusaux | P, 7. L, 3 décrit Lifes décret. temps de léptarchie Li/és parler | L. 26 parut hisée paroit.
pas plus étrangèr à la queftion pré neté, :
fente, L. 3 Nous ne départirens pas /i/és nous
Nu : . 4 4, * y .
des temps de l’heptargie ne feroit | P. 8. L. 2 fouveränté /isés fouverai-
o ve
Par confequent, cnt-1is être connes de religions lans l’état? Ou obtiques, afin Jient confiés à à l’enticre des at? D'ailleurs, dont les memne ct de Réoua t 1l que ceit n perfifte à ne de T'eft ?
nçoife m'a fait ques afléz géné arvenu bien des $ a propos d'ad- S ni en loi ni en Gouvernement emploïées à fa Gouvernement Gouvernement leflure mortel.
Si J'étois Mit être de rêgler t de l’abolir,—
gCr.
mêmes, une Lifés mes. Une, fes décret,
s naroit,
nté lisés fouverai-
partirens pas difes nous
Fasltes à Cort is ey.
nous %e nous dé artirons pas, L. 10 nulle Lg; nulles, * 5 23 devroient {fes devoient,
P, 9, L. 1e Je n'attends, lifés je
n'entends, L. 20 precheoint lifés prechoïicnt.
P. 10. L. 5et 6 fondé Ja louverainté lifés fondée la louveraineté, L, 15 voila qui ei lifés voila qu?elle ef, P, 1i, L. 9 leur débats //65 leurs dé.
bats,