SAGES-FEMMES
tifique suffisante pour qu’on leur permette de vendre certaines herbes fraîclies ou sèches, dont l’emploi est exclusivement médical. Tant qu’il ne s’agit que de tilleul, de bourrache ou de chicorée sauvage, ils sont suffisants, mais quand ils délivrent des plantes vénéneuses, telles que les feuilles de belladone, on peut voir survenir de graves accidents (1).
Me basant sur ces faits, j’avais demandé, lors de la discussion de la loi sur la pharmacie, la suppression des herboristes. Cela fut déclaré impossible par les juristes, à cause des indemnités considérables que l’État serait obligé de verser à ces commerçants. Dans des archives de notaires, on a trouvé que certains établissements d’herboristerie s’étaient vendus 100 ou 120 000 francs, et il paraît que du moment qu un établissement a été vendu, c’est avec l’assurance tacite que plus tard la vente pourra être faite ultérieurement dans les mêmes conditions. La suppression porterait atteinte à la propriété privée.
La seule réforme possible, pour sauvegarder la santé publique, est de demander aux écoles de pharmacie de se montrer sévères, au cours des épreuves subies par les aspirants herboristes, de manière à relever le niveau de leurs études.