Dentistes
,1e n’aurai (jue peu de mots à vous dire au sujet des dentistes : je me suis étendu assez longuement, au début de ce cours, sur les défectuosités que présentait l’exercice de cet art avant la loi de 1892 (i).
Les poursuites intentées au sujet de l’exercice de l’art dentaire en lui-même ont toujours été rares, même avant que les dentistes aient été obligés de faire des études spéciales et de présenter des garanties sérieuses à leurs clients.
11 y a longtemps, déjà, un dentiste d’occasion, ancien forgeron, fut poursuivi pour avoir, en opérant l’extraction d’une dent à l’aide de la clef de Garengeot, brisé la lame externe du maxillaire inférieur sur une longueur de 7 centimètres. A la suite de cette blessure, qui avait abouti à l’extraction d’une dent située à côté de celle qui occasionnait les douleurs, le patient avait eu de la contracture du maxillaire; il était menacé de mourir d’inanition, si on ne lui avait scié une autre dent pour permettre l’introduclion d’une sonde œsophagienne. Le prévenu fut condamné à paver une amende et une indemnité.
Dans une autre affaire, au sujet de laquelle je fus commis, des poursuites étaient engagées contre un perruquierdentiste, qui avait pratiqué l’ablation d’une dent chez un jeune maçon. Malheureusement, celui-ci était hémophile, de sorte qu’il fut pris d’une hémorragie, à laquelle il succomba, en dépit des soins qui lui furent donnés.
Dans mon rapport, j’exposai que le dentiste n avait commis aucune faute, car il lui était dilficile, sinon impossible, de prévoir l’accident qui était arrivé; 1 hémophilie est
(l) Voy. p. ‘20.
ÛI’EllATIONS.