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D tion, la prennent très facilement quand on les inocule à un Æ point donné; que, par exemple. le porc, réfractaire au charbon, peut être inoculé avec succès dans le tissu des amygà dales ; il en est peut-être de même pour la cocaïne, mais
la question est encore loin d'être tranchée.
(1) Dujardin-Beaumetz, Nouvelles médications, 1886, p. 198. (2) Hallopeau, Bull. gén. de Thérap. 1891, t. CLXX, p. 481.
tique les opérations les plus graves et les plus longues à L— l’aide de la cocaïne, sans avoir eu à enregistrer d'accidents. D'après lui, ceux qui ont été rapportés, se sont presque toujours produits chez des personnes insensibilisées, soit assises, soit debout. En ayant soin de ne pratiquer l'injection que sur des sujets couchés, on aurait, d’après lui, les plus grandes chances de ne provoquer ni syncope, ni accidents d’intoxication. Je suis absolument de cet avis, qui avait déjà | du reste été formulé par M. Dujardin-Beaumetz (1); cependant, dans le cas de Sims où la mort est survenue à la suite d'une injection dans l’urètre, je pense, bien que je n'en sois pas absolument sûr, que le malade devait être dans la position horizontale, nécessaire pour pratiquer l’urétro-
M. Reclus insiste aussi beaucoup sur le titre de la solution à employer; il recommande de ne se servir que de
La théorie de M. Reclus n'est pas la seule admise. Certains auteurs prétendent que la cocaïne « a une action élective sur certains centres nerveux » (2), et que l'injection est d'autant plus grave qu'elle est faite plus près de l'encéphale. Il se produirait, dans ce cas, une action analogue à ce qui se passe pour la rage; vous savez, en effet, que les morsures 1. de la face sont plus dangereuses que celles du tronc ou 4 des membres et que la période d’incubation est plus courte. Enfin, en terminant, je vous signalerai une dernière [E théorie, d’après laquelle les chances d'intoxication seraient = dépendantes du tissu dans lequel l'injection est pratiquée. Je sais bien que certains animaux, réfractaires à une infec-
En résumé, je vous conseille de pratiquer les injections hypodermiques de cocaïne avec prudence, d'employer toutes les précautions recommandées par M. Reclus: faire coucher le malade, se servir d’une solution fraiche et peu concentrée. Enfin n'injectez jamais qu'une dose maximum de 05',03. Je pense qu'en agissant ainsi vous n'avez à redouter aucune complication, et si, par malheur, un accident vous arrivait, votre responsabilité serait à couvert.
Je ne vous parlerai pas pour le moment du cocaïnisme chronique, attendu qu'il est presque toujours associé à la morphinomanie; je vous en dirai quelques mots quand je traiterai cette question.