‹ L'exil de Machiavel drame en trois actes et en vers (volume 2)Chapitre 55 sur 55 · ACTE III, SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XVI

« SALVf ATI.

Et moi, je la reprends.

STROZZI

Pour venir désormais combattre dans nos rangs?

SALVIAT1.

Jamais ! à mon principe elle sera fidèle ;

Mais que l’ennemi vienne, on peut compter sur elle.

Alors je prouverai, même sous Médicis,

Que devant l’étranger il n’est plus de partis. fclvi, qui depuis un instant a remonté la scène, court prendre la main de Alinto , qui parait.

Frère ! je te pardonne !

nicolo, avec force et sentiment.

Et moi, Minlo, je l'aime !

Viens avec moi!...

I1INTO

Mou crime est né de ton système.

Point de pitié!... fuis seul !... je m’éloigne ! je dois Je veux sauver mon âme et vous sauver de moi !

A Manrèse, en Espagne, un saint ordre se fonde,

L’esprit qui vit en lui doit gouverner le monde;

Il appelle les cœurs vides d’amour! Adieu !

Tout espoir m’est jravi ! Je me consacre à Dieu !

* [Il sort par la porte du fond.)

Nrcato, au milieu de la scène.

Est-il encor un trait, une bonté, un supplice,

O sort! quêta rigjeur veuille que je subisse?

Achève !... la victime est digne de tes coups!

Que dis-je! O mon orgueil ! silence, #t jugez-vous!

Dieu m’avait prodigué tous les dons qu’on envie;

Qu’en ai-je fait? quel bien signalera ma vie ?

Sur la corruption j’ai fondé le pouvoir.

J’ai célébré le droit sans montrer le devoir;

J’ai fait la ruse utile et la probité vaine :

J’avais semé le mal, je récolte la peine.

Dieu me frappe ! il est juste et j’accepte ses coups !

Silence, ô mon orgueil ! à genoux! a genoux !

t (Sur un signe de Ferraldi, il se relève et s'éloigne.)

1B9SSJ

Fin du troisième et dernier acte.

înyonts

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