SCÈNE XVI
Les mêmes, STROZZI*.
nicolo, vivement et avec bonheur.
Mais que*rois-je? Strozzi ! le ciel se manifeste ! M’apportez-vous la vie? ou, plus heureux cent fois,
La chute du parti qui nous dictait des lois?
STROZZI
J’allais le renverser; mais quand j’ai vu Florence Ecraser nos projets de son indifférence,
Et Médicis, sans haine à l’union voué,
Rechercher les grands noms, je me suis dévoué.
Je n’ai voulu pourtant accepter une place Qu’en arrachant pour vous une suprême grâce.
Le duc croit que le peuple est corrompu par vous;
Médicis vous frappait: j’ai fléchi son courroux ;
Et ce maître clément a voulu, par moi-môme,
Vous annoncer l’effet de sa bonté suprême...
Oui, j’ai vaincu le prince .. ?
O mon Dieu! que dit-il?
STROZZI
Et votre arrêt de mort, il le change en exil.
L’exil !... Et c’est vous!... vous!...
strozzi, à Salviali.
i *11 fait bien plus encore !
Il est un vieux soldat que l’Italie honore,
Un de ces rares cœurs, un de ces purs esprits Qui forcent le respect et l’amour des partis ;
Il avait combattu le pouvoir qui s’élève ..
Vaincu... de l’insuccès Médicis le relève...
Il lui rend son épée...
* Fabio, ÏSicolo, Strozzi, Salviati, .Vix et Fulvi.