ACTE I, SCÈNE IV. T
Ce qu’ici, devant tous, l’honneur me force à dire?
Expliquer votre cœur, est-ce vous excuser?
Que votre dévouement daigne s’humaniser.
S’il vous semble honteux que l’on vous justifie,
J’accepte cette honte et je m’en glorifie.
FERRALDI.
On nous trompa... Je vois dans votre loyauté Tous les gages certains de la fidélité.
Adieu! pardonnez-moi ce pénible message.
minto, à Alix. *
L’ai-je bien défendu?
ferraldi, bas à Minto et Fulvi. **
Vivez seuls.... Il est sage.
Alors que voire père est éloigné de vous,
De fuir tout ce bas peuple... Adieu donc!
[A ux jeunes gens.) Sortez tous.
(Ferraldi remonte la scène.) fulvi, à part, à Minto.
Quoi ! tandis que tout bas vous nous montrez sans cesse Du pouvoir florentin l’astuce et la bassesse ;
Que, malgré mon désir de fuir tous les partis.
Vous promettez mon bras aux vengeurs des Pazzis,
Votre esprit, abaissé par une peur infâme,
S'inflige un dévouement que repousse votre âme !
Votre auteur favori veut-it ces lâchetés?
MINTO
Fulvi!...
. ferraldi, aux jeunes gens.
Qu’attendez-vous? J’ai commandé. Sortez !
(Les jeunes gens sortent après avoir pris la main de Fulvi et regardé Minto avec défiance.) fulvi, sortant avec les jeunes gens.
Je ne vous quitte pas alors qu’on vous accuse.