EVA^DALE! EDITH
EVANDALF.
A-t-elle dit vrai, miss? suis-je digne de connaître vos :c-
crels
EDITH
Oui, milord!.. vous les connaîtrez. . . j'ai confiance en votre générosité. . . Je ne puis rester ici I
EVANDALE
Vous voulez ! .
EDITH
Je ne puis plus recevoir le litre de votre épouse. . . Renon— tez à moi, milord!-. . ( /l /ait un mouvement. ) Renoncez à moi, pour toujours! . . .
EVANDALE
AIR (TAngétine, Du plus doux mariage , Il faut perdre l'espoir :
Montrer tant de courage Est-il en mon pouvoir?
Puis-je voir, sans alarmes ,
Voire refus , Quand je pense à vos charmes ?
EDITH
"^""y pensez plus .'...
EVANDALE
Mais , du moins , par l'absence , N'allez pas me punir; C'est doubler ma souffrance Que de voidoir me fuir.
Si je ne puis vous plaira
Comme mari, Jfi serai votre frère !. ..
EDITH, ai^ec ientiment.
Ah ! pensez -y.
tVANUAl.K.
Mais. . . que j'apprenne !*. .
EDITn.
Vous le savez.... iriilord , avanl son exil, j'avais donné mon cœur à sir Morton ...
EVANDALE
Sir Morlon !. .
EDITH
Eh bien I je l'ai revu I . •.
EVA^rDAfiE , douloiireiiscrneiU.
Il vient vous ravir à mon amour ! . . EDITH , vivement.
Oui.,, mais je vous connais... vous êtes généreux... Morton est exile. . . il aura tout bravé pour moi. . . pour sa patrie, . . et, loin de craindre que vous perdiez votie rival, je ne me suis confiée à vous que pour vous offrir le ijioyende le sauver.
EVAMiALE , vivemenl.
Je vous remercie !..
Aiu : Soldat frnnrals , (rfc Julien- ) De sir Henri , sans doute , le retour
Détruit ma plus chcre espérance ; Mais l'honneur paile , et , malgré moa amour,
Je veillerai pour sa défense.
Me plaindre ici serait hors de saison j Et , quoiqu'il vienne enfin prendre ma plac* , 11 me donne l'occasion De faire une belle action ; Je dois , au ciel » en rendre gic-îcc.
EDITH , avec attendrissement..
Ab 1 milord !.. je vous avais bien jugé. . . {Evandale lui prend les niains cl la rassure.
MORTo.N , enlr ouvrant la porte du pavillon. Que vois-je ? . . . . la perfide !.. ( // rentre. )