SCENE Xï!. • EDITH, MORTOIX
E DIT II , se rrlournant.
Sir îlonri I, . .
HOKTON.
Vous ne comptiez plus sur mon retour. . ,
AIR de 31. Hàancouit.
Dans mon exil, j'osais cncor me dire : L'amour d'Kdilh me reste en ma douleur j Lin fol espoir avnit su ipe séduire :
Rien ne peut plus manquera mon malheur. Le même jour, enfin , me vit proscrire De ma pairie ainii que de ton cœur.
EDITH, X)e mon çqeur I. .
MOrxTON.
Evandale , devait me le ravir?. .
EraTu.
Ah ! ne l'accusez pas I
aioKTOi\ , à rarl.
Elle Je défend ! . .
Yous ne pouvez nous juger sans nous e:i{cncfre. . .
SIOr> TON'.
Je ne vous blAme poï , mon parti est pris. . . Tantôt lorsfjue vous vous pariez pour Evandale, je vous ai roîichi votre parole, en brisant voire anneau. . .
r niTii.
Ciel 1. . voilà donc la cause de cet effroi involontaire cfont ]o ne pou\ais nie leiidre. couipto. . . Ali !.. AJorîou !.. je vous jure !..
MonTo-v, AIR ; r'aut l'oubUer, rCacîieveï pas... point de parjure j Epargnez-vous un vain serruent.
Oublie' par vous , maintenant Je sais comme on venge une injure :
Tous les cœurs ne sont point ingrats On peut trouver amour fidèle j £t, cherchant, loin de vos appas, Peut-être, il est une autre belle.
EDITH , VLuemcnt,
K'achevez pas ! ( his. )
MOaTON.
Tout à l'heure encore, à cette place, ne vous ai-je point vu confondre vos larmes avec celk d'Evandale I . . Evandale I . .
EDITH
Ah !.. si vous saviez , combien son cœur est bon ! noble. . . délicat. . . vous ne pourriez le haïr î. . .
Le haïr'... (^ A part.) L'ingrate!., elle tremble pour lui.
EDITH
Cet exil , qui causa vos tourmens , ne peut-il avoir uu terme;'. . Qui vous dit que des jours heureux. . .
MORTON
Il n'en est plus pour moi. . .
EDITH
JMorton !. . Ecoutea-moi !. , ,