‹ L'exiléChapitre 7 sur 36 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

snss KDÎTH, JENNY. MORTON ft CUDDY-, ih entrent dans le cabinet , au moment où les dames entrent en scène,

MOKTO'X.

Il faut Hiifj ô douleur! etc.

CUDDT.

Calmez celle douleur Qu'excite sa présence ; ()uelle amère souflfrau'* Agite volrc ("ccur I

i.uixu, arriru/tt.

Ah I coinhicn , sur moa cœur, Ces ciiants ont de puissance!

Dans ce jour , oui , je pense

« Retrouver le bonheur !

Qu'aujourd'hui votre cœur, Sans craint' batte et s'élance j Cet hjïnen , je le pense , Fera votre bonheur !

( .J lu fin du chœur f I\Iorton disparaît entrafnc pat Ctiddy.) JEX:\Y.

A oici l'apparlejuent oii lord Evandale va paraître, eniourc de ses vassaux , pour signer le contrat qui doit vous unir a lui.

EDITH

Je î'avouemi , Jenny. . . . il y a long-temps que je ne fus conlenle de luoil

AIR de l' Angélus.

î'ans remords, comme sans effroi, J'accomplis le vœu de ma mère^ L'avenir devient tout pour moi.

Je recommence ma carrière. Oui , de mon cœur , s'est effaec Le souvenir de ma souffrance j Mes chagrins sont dans le passe; Mon bonheur est dans l'cspe'rance. i

JEIV?<'Y.

Tout est prêt pour la cérémonie I. . . Quelques iiistons encore , et vous serez niilady. . . luilady. . . quel beau titre !

on n'est rien , quand on n'est pas mariée !

£DlTn.

Tu es folle , Jenn v I

JEAXY.

Et celte toi'ctle. . . , comme elle vous va bien !

LDITS.

Tant mieux I

JTfiNWY.

EDITH

l£li bien ! oui.. . la parure ragiièie m'ciail indiiFéreiil*' j aa joiircrhui je siti-i bien aise d'être jolie!

JF3,NY.

Je le crois.. . . pour j^'aire à lord Evi:i:da!e. Il est si bon î 81 noble ! si généreux I

EOITII.

"Va, va, tu uc peux en hop dire sur ses «pialilo»!

ji;nnv.

El puis... c'est un îrès-bel houirne!

e; I ni.

Je ne prends pas garde à ce a.

JKMVV.

Vous avez tort I moi, à votre place, j'y prendrais

garde.

Aiu fhi I^eniier Prijr.

A vos goùls, dans le iikhihj^h.

Vous pourrez vous abaiitlouncr; Vous aurez un bci cfjiiipygi'. .

EDITH , sans r< cnulcr.

J'aurai île l'or pour en ilouiier.

ji'.?;a Y.

(hic cl''conqiuU's vousTiez à la ronde.*

i;di ru , clj nu'/iif.

I\irloul le mallicur va luc voir !

jr.>-.\-Y. .

Vous Trcz soHnirer tout le m >iiilc.

ronii.

Ah! ffud plaisir je vais avoir!

SCF.INE VII[.

L£S MtMES , liN^OLISS; il an ix'e , siii\>i de deux domesli-^ qiiea qui porlci.t la corbeille de ir.uiùi.j'c.

ixu; liS.

Vm- ici^v . par ici '... . prcî.e.: Lien janle. . . . c'est que c'est rtcieu.s. I

Ali I t'est Ii)glis> !. . . .

tDITH.

jMon jeune pralôgé.. . dont la galtc lu'amuse !

IXGMSS.

Oui, acconipaj^né u'!a corl)eille (ViTiaringo de niilorrll.. . . t)ieu I qu'c'est beau I. . . . qu'c est riche I. . . miss. . . . regarde* plutôt... c'est snpcrbe !

KniTii , allant à la corbcilhu Ali I je n'ai pas besoin de regarder po'.îr Je croire. iiVGLiSii , à part.

J'saisbien.. . mais en attendant, elle regarde !.. . ( /î Jcnny.} Dites donc, mistriss... si la p'tite Alison , la sœur de c't»; grajidc rousse.. . vous savez bien.. . si elle pouvait voir tout r'Ia... çn la taquinerail-y.'... avec ca , qu'elle est ambitieuse î... Tesl-elle !. . . .

Air, : EIl] III n incrc jCsl-c^i.jne j suis f'a? lïï n'aim' pa.s Lt gt-oss' Marie , rate' qu'elle a rl'jolis rubans.

Eirditdu mal c!e Lucie.

Parc' ([n'cllf* a d'iicaux habill'mcns.

F.llc rhiicholc sur Claire, l'r.rc" qu\'ll" parte du î^ifr'ias.

linfii

nrdeleilVail. loiil,' Ja tcvre , .Si les ljorani"-s n'en étaiei.'l jias.

lu ne peux donc j>as retenir ta languoV

INGMSS.

(^îu'vouîrz-vons?. . . moi, j'tirns un jieu de la (■'eiHuie, niA juëie me 1 a toujours dit,. , . et elle s'v cor,naiisait !.. .

KniTR , revenant.

"V'ovons... rpicdîsiîit Itîgliss?

jtrsNï.

11 d!^alt , juis*. ...

INOMSS 5 lintenompant.

f.aisscz donc. . c'est moi qu'on mtenogf , cVst à moi de répoudre. . . . Ainic-t-p!!e à parler ! (^A Ediih.') Je disais . miss , «jue c'est d'ia pni t de inilord.. . . el je suis sûr qu'il a bien fait 1rs choses.. . . Dam'I quand on s'inarie, i'n'faulrien épargner; et , quant à moi , i' ut'senible.. . que, lorsque la mariée est ime femme.. . . el qu'le marié est un homme.. . . ils doivent agir en conséquence.. . \'là mon opinion.

FDJTH, rinnl.

Tu crois ?. . .

INGLISS.

A la bonne lienrel. . . . (AJennj-.)'EWc a ri.. . . . j'aime Ç3 , j\io\\ (Haut. J A propos, miss... les invités comu.'encent à arriver.

En ce cas , va-t'en.

INGLISS.

J'aurais pourtant bien voulu vous raconter l'histoire d'Ia p'tlle Moss !

jr.STiY , le pouisant dehors.

A eux- lu bien l'en aller I

I ^^.MSs , passant la U'ic entre le, L.ittiins de la porte.

(.\sl pourtant bien dommage.. . qu'on n'veuille pas écouter l'histoire de lap'lite Moss ! f lise retire. ^

Page 1