‹ L'existence de l'homme [microforme]Chapitre 1 sur 2 · L'existence de l'homme [microforme] · texte numérisé non relu

L'existence de l'homme [microforme]

Ariicles publiés les 18, 20 et 22 mars 1884 dans le Courrier de Saint-Hyacinthe.

EE

I elle-même. Si la science parait quelquefois en desaccord avec la ré-

Le 28 février dernier, le Dr Miti- vélation, c'est quelle n’est pas assez vier, de Holyoke, a donné dans les avancée et que la faiblesse de la raisalles du journal La Patrie, à Mon- son humaine n’a pu encore pénétrer | tréal, une conférence sur la géologie. les mystères de la création.

Notre confrère montréalais a fait Dans les grandes et difficiles ques-… de grands éloges de ce travail qui tions de la formation de la terre et de certainement dénote chez son auteur la création du monde, bien imprudes études particulières sur le sujet dent est celui qui se hasarde à tout 9 qu'ila traité, : expliquer sans s'occuper des livres

Nous ne connaissons ni M. Miti- sacrés et en ne s'appuyant que sur les vier ni ses antécédents; d’après la systèmes plus ou moins vagues des , lecture que nous avons faite de cette philosophes qui ont cherché à mettre conférence publié: dans la Patrie, le en contradiction la science avec conférencier nous parait avoir étudié Moïse et la révélation. des auteurs dont les opinions doivent C’est ce que le Dr Mitivier semble # être acceptées sous bénéfice d’inven- avoir fait, ne se doutant pas peut-être taire, êt avoir nég'igé de scruter les qu'il lui était nécessaire d'étudier la textes sacrés qui ne peuvent être mis Genèse pour éviter detomber dans * de coté sans qu'on s'expose à de les exagérations par fois ridicules des giaves erreurs, savants de nos jours. NC

La science est une chose grande; Notre intention n’est pas Fons À mais quoiqu'elle possède un domaine ger une polémique au sujet de cette à part, elle doit rester soumise à la conférence; le voudrions-nous que, foi. Elles ont toutes deux leur source pour le moment du moins, nous n'en en Dieu et ne peuvent se contredire, avons point le temps, absorbé que car la vérité ne peut être contraire à nous sommes par ce qui se passe à

Ottawa et appelé sous huit jours à nous rendre à Québec pour la session de la législature.

Les questions traitées du reste par M. Mitivier exigent beaucoup de recherches et demanderaient de longues dissertations. Cependant nous ne voudrions pas laisser passer sous silence certaines idées que nous ne pouvons partager, et notre critique sera aussi courte que possible. Nous consacrerons à la conférence du Docteur juste le temps que nous avons à notre disposition.

Nous laisserons de coté plusieurs opinions contestables que le conférencier donne comme des certitudes, pour nous borner à un seul” point la création et l'antiquité de l’homme, et, avant tous commentaires, nous citerons les parties de la conférence que nous vouluns spécialement attaquer.

Après une dissertation sur la formation du globe ; après avoir pdéssé en revue les couches que l’on appelle sédimentaires, aqueuses, paléonto!ogiques, etc,, et avoir parlé du développement du règne végétal et du règne animal, le Dr Mitivier dit :

“Nous allons maintenant passer brièvement en revue les couches de l’époque ter.

tiaire qui out donné raissance aux maminifères géants, tels que le mastodonte ou mam mouth, le méyalethér' an mégalonix, le rhinocéros tichorinus, et parini lesquels apparait pour la première fois ce petit mamumifère n'ayantque ses main: pour armes, marchant et courant sur deux pieds, et pouvant également regarder la terre et le ciel sans changer d’attitude, singulier mélange de passions et d'institicts qui deviendra par la seule force de son cerveau le maître de la création : l'homuul"”

Le Dr Mitivier, par la force de son cerveau, donne ensuite la description suivante de l’homme, Le portrait n'est pas flatté,

“Oui l'homme ! on a besoin dele répéter, lui qui encore hier ne datait son existence que depuis six ou sept mille ans, le voilà qu’il apparait au milieu de cette création si lointaine, ie contemporain d’une foule d'animaux disparus depuis des milliers de siècles. Considérez ce roi de la création, lui qui devait un jour avoir la boussole, la vapeur, le chloroforme,...... qui devait avoir dans la peinture les Raphael, les Michel-Arge...... dans les sciences les Lamarque..…… les Darwin, le voilà nu, désarmé, en proie aux bêtes féroces, n'ayant pour s’abriter que les crevasses des rochers et les cavernes des montagnes, vivant de fruits, de racines et de mollusques. Lui qui devait un jour couvrir la terre de chefs d'œuvre... le voilà ignorant, faibie, misérable, i: capable de se bâtir une hutte pour se garder des intempéries, le crâne tout petit, le front fuyant, étroit et bas, l'intelligence inférieure aux Zélandais et aux Tahitiens de nos jours qui dévorent leurs semblables. Jouet de toutes les illusions il devient fou de terreur au plus lésser bruit nocturne ; ne voyant que fantômes, esprits, feux-follets, revenants, croyant ax muléfices, aux sortilèges et à toutes les terreurs que peut inventer sa fuible imagination Il se fait un dieu d’un chat, d’un chien, d’un bœuf, d'un serpent, d'un morceau de bois, d’uze branche d'urbre. N'ayant aucune idée des lois de la nature, il ne comprend rien, ne connait absolument rien.” ........

“Ceci n’est point en contradiction avc la bible. L’antiquité de l'homme est Wwalutenunt reconnue par tous...

Le conférencier finit par dire que les siècles de l'existence de l’homme dans le monde ne se comptent pas moins que per millions, Il cite comme preuve la découverte de cavernes situées à plusieurs centaines de pieds d’élévation, qui renfermaient des stalagmites recouvrant des os, des instruments en silex, etc., puis le gisement du Cro-Magnon où on aurait trouvé des ossements humains d'un typstrès rare, (Ces faits ct

plusieuts autres donneraient une idée de l’homme quaternaire qui, cependant, d’après M. Mitivier, est bien rapproché de nous comparé à la date de l’homme miocène,

“L'âge de l’homme quaternaire, dit- |, comparé à l’âge de l’homme miocène n’est qu'un petit point daas l’immensité du temps. Le miocène est le plus considérabie de torites les couches tertiaires et contient daus sa faune l’origine des grands pachydermes. L’acerothérium se trouve dans la couche immédiatement au dessous du calcaire de Bsauce, qui est la troisième au dessous des sables de l'Orléanais.

Mais MM. Bourgeois, l'abbé Delauvay et le dosteur Ham ont trouvé des silex taillés à quatre couches plus bas encore, c'està- dire à la neuvième couche de haut en bas du miocène, On a trouvé dans le mème lit des morceaux de terre cuite...

Ces faits prouvent hors de doute que l'homme existait au commencement de l’époque miocène et longtemps avant les grands animaux qui sont disparus au commencement de l’époque quaternaire.

De sorte que les siècles de l’existeuce , de l’homme dans le monde ne 8e comptent pas moins que pat millions.”

Que ressort-il de l’enseignement donné par le Dr Mitivier dans les salles de La Patrie ?

1e. Que l’homme a été à son origine un être tont-à-fait inférieur, misérable, ne connaissant rien, guère plus intelligent que le singe, et ne différant probablement de lui que par l'absence de la queue, quoique le Dr Mitivier n'ait pas osé le dire,

2e. Qu'il ne faut pas s'arrêter au récit biblique contredit, d’après les savants libres-penseurs, par les découvertes géologiques de notre siècle, et que l'homme a existé avant le sixième jour de la création.

Voilà à quoi se résument, dans notre opinion, ies idées du conférencier en cette matière, ct ce qui ressort des assertions qu’il a faites,

Nous examinerons ces points dans un numéro subséquent.

IT

Nous avons, dans un numéro précédent, cité les passages de la conférence du Dr Mitivier qui nous paraissaient les plus sujets à objection, et nous avons dit que de cette dissertation il ressortissait deux points saillants:

que l’homme, à son origine, était un être abject et qu’il a existé bien avant l’époque assignée à sa création dans le récit äe Moïse.

Examinons le premier point.

En commençant, permettez-nous de vous dire, M. Mitivier, que vos théories se rapprochent trop de celles des ennemis de la révélation et des Livres Sacrés, pour laisser croire que vous avez étudié ces questions à bonne source. Vous vous êtes instruit malheureusement à l'école de philosophes libres-penseurs dont les opinions sont en contradiction fligrante avec la Bible,

Vous nous parlez de l’homme comme d’un être inférieur, dégradé, à quiil a fallu des millions d’années pour arriver à la civilisation, et, avec un ridicule superbe, vous attribuez ses progrès à la seule force de son cerveau.

Cette parole est étrange et ne vous fait pas honneur,

Il y a un livre que vous ne paraissez pas connaître, histoire véritable, livre inspiré, c'est la Genèse. Ii y a aussi une tradition que vous ignorez, tradition non-interrompue, transmise de générations en générations deouis les temps adamiques jusqu'à nos jours, Il y a de plus une religion à la quelle vous vous faites gloire sans doute d’appartenir, dont les enseignements sont infaillibles,

La Genèse dit que Dieu créa l'homme à son image et à sa ressemblance et qu'il lui dit : “Vous, homme, asujettissez la terre, régnez sur les poissons de la mer,sur les oiseaux du ciel et sur tous les êtres animés qui se meuvent sur la terre.” IL établit par conséquent l'homme roi de la création. Il lui donna l'être, l’intelligence et la volonté ; ïil le créa adulte et parfait. Il n’en pouvait être du reste autrement. Comment en effet pourrait-on sérieusement croire que Dieu qui fait bien toute chose aurait créé des animaux avec tous leurs organes, tous leurs instincts, par conséquent parfaits par euxmêmes, et que de l'homme, créé à son image, il n'en aurait fait qu’un être chétif, sans raison apparante, laissant aux siècles le soin de développer son intelligence et de faire germer dans son cœur la vertu ?

Non. Lorsque l’homme sortit des mains de Dieu, son intelligence brillait du plus vif éclat, sa raison se rendait compte de tout, et il possédait un pouvoir tel que tout ce qu'il y avait dans le monde lui était soumis.

C’est devant ce roi de la terre que Dieu, satisfait de son œuvre,fit défiler les animaux, et c'est Adam lui-même qui donna à chacun d’eux son nom propre.

Le premier homme était d'autant plus parfait que jamais le péché n'’avait souillé son cœur ; il était d’autant plus instruit que Dieu avait été son précepteur.

Voilà ce que nous disent les livres sacrés,

De prétendus esprits forts, hommes sans foi et sans convictions religieuses,ont cherché à rabaisser l’homme créé à l’image de Dieu ; ils ont voulu, comme Jean Jacques Rous-

seau,lui donner une origine animale ; ils ont tenté de le dépouiller de ses dons surnaturels pour en faire l’homme bestia! du voluptueux Horace.

‘“Semblables aux bêtes, disait celui-ci, les hommes rampaient nus sur le sol nu, troupeau muet et sordide, se disputant des glands ou un gite, d’abord avec les ongles et les poings, puis avec des bâtons, et enfin avec des armes que l'expérience leur avait enseigrié à fabriquer.

Si l’on rapproche cette description de l’homme de la vôtre, on trouve malheureusement beaucoup de ressemblance entre les deux. Vous dites que l’homme était nu, désarmé,en proie aux bêtes féroces, vivant de fruits et de racines, le crâne tout petit, le front fuyant ; enfin vous le dépeignez plutôt comme étantun animal à quatre pattes que comme un être doué de raison. Eh bien ce sont là des inepties et des chimères,

L'homme est sorti parfait des mains du Créateur de toute choses.

Après sa faute Adam fut sans doute déchu de l’état surnaturel de justice et de sainteté et fut condamné au travail avec ses descendants ; maïs rien ne dit et rien ne prouve que ceux qui lui succédèrent furent tous plongés dans les ténèbres les plus épaisses.

Les générations antédiluviennnes ne purent toutes tomber dans l’état ubject dont parlent certains géologues, car Adam, qui a été le plus instruit des hommes, a nécessairement transmis à ses enfants les connaissances qu’il possédait, et eux-mêmes à leur tour ont dû les transmettre ou en partie à leurs descendants.

Il suffit au reste de se rappeler la construction de l'arche par Noé pour comprendre qu’il fallait posséder des connaissances très étendues en architecture nautique pour construire un

bâtiment d'une telle capacité, Cependant ce n’est point leseul morument qui nOus reste de cette époque reculée. Le monde primitif connaissait l'usage du fer et de l’airain, et l'industrie des premiers âges a enfanté des œuvres qui étonnent.

Nous mentionnerons les ruines de Balbek qui remontent au temps de Noé. On y voit des blocs de granit taillé de 156 pieds de longueur sur 15 à 16 pieds de large, éle vés les uns sur les autres à une grande hauteur au dessus du sol, et la science moderne ne peut expliquer ces efforts du génie d’un autre âge, car il a fallu plus qu’un cerveau étroit et fuyant, comme dirait M. Mitivier,pour ériger de telles constructions ; ïl a fallu l'homme en pleine possession de ses facultés intellectuelles.

Il est admis sans doute qu'après la contusion des langues, les transmigrations durent altérer considérablement ce qu'on avait pu conserver des connaissances pri nitives, et il fut un temps où des peuples tombèrent dans une grande ignorance et une grande barbarie.

Cependant toutes ces conraissances acquises à l’époque de la dispersion des peuples rs firent pas naufra- .ge. Là où le genre humain avait . pris naissance on conserva un pré- : cieux dépot de conna..sances qui,avec : le temps, s’étendirent et se perfec- : tionnèrent, et les découvertes archéo- : logiques n'ont fait que confirmer l'ac- : cord de la science et de la révé'ation.

* Du reste, il n'y a pas loin de Noé à Moïse. Sem était dans l'arche avec son père ; Abraham vécut 204 avec Sem, Isaac 100 ans et Jacob 40 ans.

: La tradition du déluge n'a eu ainsi à passer que par quatre bouches pour arriver à l'historien sacré,

Or de Noé à Moïse la terré sé pêu. pla, les arts firent des progrès, les villes se construisirent, l’homme poursuivit la mission que Dieu lui avait assignée, et soit qu'on examine la période des temps qui a suivi la création, soit qu’on scrute l’histoire du globe après la dispersion des peuples, rien ne démontre que toute trace de civilisation disparut de la terre et que l’homme en fut réduit à n'être que l’ami et le compagnon de domicile du singe, Bien au contraire, les monuments historiques sont là pour démentir ceux qui seraient tentés de répudier les nrogrès des peuples d’alors.

Donc, Docteur Mitivier, quand vous parlez de ce petit mammifère n'ayant que ses mains pour armes, qui deviendra par la seule force de son cerveau le maître de la création.

vous dites une sottise, car l’homme, c’est Dieu qui l’a fait roi de la création, et s’il ne l’eut point créé luimême, s’il ne lui eut point donné l'intelligence, le cerveau aurait été impuissant, même après des millions d'années, à faire de cet homme un être doué de raison. Le cerveau êtant de ia matière, la matière ne peut produire l'intelligence, pas plus qu'elle ne peut produire la liberté et l'amour. Ilest dans la création des effets qui ne sont attribuables qu’à un Dieu créateur.

IT

L'année dernière Mgr d’Huist, Recteur de l’Institut catholique de Paris, disait dans une séance solennelle:

“ Les fortes études du clergé et spécialement les études de philosophie et de dogme, de critique biblique, de philosophie, d'histoire, voilà la plus haute, la plus pressante des nécessités qui s'imposent aujour-

d’hui à ceux qui ont à cœur le triomphe de la vérité ‘religieuse et le salut de la socié- Car aujourd’hui les origines de la religion sont l’objet d’investigations chaque jour plus hardies et plus menaçantes. L'ironie frivole, le sarcasme ignorant de Voltaire ont fait place aux procédés patients de la critique ; la Bible est la citadelle autour de la quelle les ennemis de la révélation ne cessent de traver de savantes approches."

Oui, en effet, c’est bien la nécessité la plus pressante qui s'impose aux hoinmes ayant à cœur le triomphe de la vérité religieuse et le salut de la société. Ces études s'imposent en particulier au journaliste tout comme au clergé, et nous regrettons une chose, c’est que, pour notre part, nous ne soyons pas à la hauteur de la situation et en mesure de repousser comme nous le voudrions les attaques déguisées dirigées contre les Livres Saints.

Voici une conférence qui a été donnée dans une ville catholique ; le conférencier a été applaudi, et une certaine presse n'a pas manqué de faire son éloge.

Eh bien, quel a été le fond des idées du Dr Mitivier sur la création de l’homme ? des idées erronées, en contradiction avec la révélation et Moïse. Scrutez cette conférence, vous y trouverez les évolutions de la matière, mais vous n’y trouverez pas l'idée d’un Dieu créateur, Le conférencier a suivi pas à pas les savants libres-penseurs, il s'est dirigé dans les sentiers de la science sans paraitre avoir en mains le flambeau de la foi.

Où a-t-il abouti ? Examinons son système sur l'antiquité de l’homme qu’il fait remonter à des millions d'années.

Il existe une école qui voudrait faire croire à l'éternité du monde.

Cette croyance retrancherait du coup

Dieu et la création, ée qui ne serait pas peu dire et surtout peu faire. Disons-le de suite, l'antiquité indéfinie de l'homme est un système forgé à plaisir, et ceux qui le défendent doivent logiquement arriver à la conclusion qu'il n’y a pas de Dieu. La conséquence est terrible, mais elle est prévue par ces faux savants qui, dans leur sot orgueii, voudraient rayer du monde l’idée d’un Etre Suprême,

Le Dr Mitivier a malheureusement suivi les traces de ces philosophes fourvoyés et n’a pas sondé l’abîme au dessus du quel ila mis un pied imprudent, En faisant remonter l'homme à des millions d'années, en le présentant comme ayant vécu d’abord dans un état semblable à celui de la brute, en le faisant passer de progrès en progrès par des phases successives et arriver à se perfectionner par la seule force de son cerveau, il est entré dans le Darwinisme, et, sinon dans'son esprit du moins par sa doctrine, il a dit qu'iln’ya point de Dieu. C'est la conclusion à tirer, car celui qui ne voit pas l’origine divine du monde arrive à l'athéisme qui est l'effet sans cause.

Mais, Docteur, vous aviez la Genèse pour vous guider et vous dire que l’origine de l'homme n’est pas la méme que celle du monde ; que si le monde est très ancien, l’homme lui ne remonte qu'à quelques mille ans.

Aviez-vous peur de consulter l’historien véridique par excellence ? Craigniez-vous d’être taxé par vos amis de la Patrie d'esprit faible et superstitieux ?

Nous vous l'avons déjà dit, la science et la foine s’excluent pas.

La foi éclaire la science et la science corrobore la foi. La géolozrie et la Bible sont deux livres divins, l’un

ag mA dan im

Page 1