TOTAL
l''^ classe
2» classe
!•■<= classe
2« classe
Libreville
N'djolé ....
Gap Lopez . . .
Brazzaville . . .
Loango ....
Sangha ....
Fort Lamy . . .
Totaux. . .
(1) Journal officiel du Moyen-Congo (^ année, n° 10, p. 74).
Le service de santé est complété par le personnel des infirmiers européens et des infirmiers indigènes.
Assistance publique. — La série des mesures qui devaient constituer l'outillage du service de santé de la colonie fut complétée par la création des hospices dans les régions pour les indigènes atteints de la maladie du sommeil (il a été prévu à cet effet au budget de 1906 une somme de 8.000 fr. pour le Moyen-Congo et une somme de 3.000 fr. pour l'Oubangui- Chari) et par rétablissement d'un parc vaccinogène à Fortde-Possel. Une allocation de 6.000 fr. est octroyée aux indigènes pour la pratique de la vaccine.
Réformes à apporter : œuvres sanitaires, — Le ministre a reconnu combien il était nécessaire d'apporter des réformes dans notre colonie du Congo au point de vue sanitaire.
« L'une de nos préoccupations essentielles au Congo plus encore peut-êlre que dans nos autres grandes colonies, doit être de protéger l'indigène dans la vitalité même de sa race. Des conditions d'existence déplorables, Fignorance, la bar- . barie font que la mortalité atteint parfois des proportions effrayantes ; on peut même craindre un dépeuplement rapide de tout le bassin du grand fleuve africain, tant sont terribles les ravages exercés, dans ces malheureuses populations primitives^ par les fléaux naturels et parles guerres. L'établissement de notre domination a fermé le pays aux incursions sanglantes et aux opérations de piraterie. L'extension progressive d'une administration régulière fera cesser de plus en plus les compétitions et les luttes fréquentes de village à village. Mais notre œuvre de protection ne sera complète, dans cet ordre d'idées, que lorsque nous aurons également > organisé la résistance aux maux si multiples qui tiennent
tant à la nature du climat qu'à la misère clés hommes. Le développement de l'assistance médicale, de la surveillance sanitaire présente pour le Congo la plus haute importance ». « J'attends de votre esprit d'initiative, écrivait le Ministre à M. Gentil, des mesures efficaces. La colonie doit être dotée d'un personnel nouveau de médecins d'assistance, empruntés à l'élément civil, et qui pourront facilement vous être fournis
Hôpital de Libreville.
par les instituts do médecine coloniale de la métropole. Quelque nombreux que puissent être ces médecins de colonisation, et je souhaite que l'eflbrt fait en ce sens soit aussi large que possible, ils ne le seront jamais assez pour répondre dès à présent à tous les besoins ; aussi me semblerait-il bon, pour rendre aussi efficace que possible leur action, qu'ils fussent
chargés chacun de la surveillance sanitaire et de l'inspection d'un cercle étendu, et qu'ils y fissent de fréquentes tournées, se mettant en rapport avec les indigènes et en prodiguant leurs conseils autant que leurs soins. Il me paraîtrait désirable de les faire seconder dans cette tâche par un personnel subalterne d'infirmiers, de sages-femmes et d'officiers de santé qui pourraient ne pas être empruntés à l'élément européen ; en attendant que les Congolais soient aptes à fournir ces auxiliaires, ceux-ci pourraient être demandés à des populations de même race, mais plus développées, comme celles de l'Afrique occidentale par exemple.
Je vous engage à vous mettre directement en rapport, à cet effet, avec le gouverneur général de cette colonie ; j'ai tout lieu de croire que M. Roume, que la question de l'assistance médicale préoccupe au plus haut point, ne sera pas opposé à l'idée de création d'une école d'infirmiers et d'aidesmédecins indigènes à Dakar, sur le modèle des institutions du même genre existant déjà à Hanoï et à Tananarive.
Nous pourrions ainsi faire peu à peu pénétrer dans les populations les pratiques si importantes de la vaccination, leur donner les préceptes les plus utiles en ce qui concerne l'obstétrique et les soins du premier âge, les accoutumer à de meilleures méthodes d'hygiène, et leur enseigner les moyens de se préserver des maladies contagieuses de toute sorte.
Aussitôt que les ressources budgétaires le permettront, je verrai également avec plaisir la création d'un institut Pasteur conçu sur le modèle des établissements analogues de Nhatrang et de Tananarive et dont le siège pourrait être à Libreville, où existe l'hôpital le plus important de la colonie. L'utilité de cet institut se ferait sentir, soit dans la préparation
des vaccins et produits médicinaux, soit dans Tétude des maladies locales etnotammeatde cette redoutable maladie du sommeil, siobscure, et dont le remède n'est pas encore trouvé».
B. — Service des travaux publics
Personnel du service des travaux publics. — Un arrêté local du 24 septembre 1903 (1) avait fixé de la façon suivante, les cadres du personnel des travaux publics de la colonie, régi par le décret du 18 janvier 1905 (2) :
1 sous-ingénieur ou conducteur, chef de service ;
3 conducteurs ;
1 commis ;
1 commis auxiliaire.
Le cadre du personnel a été modifié de la manière suivante pour Texercice 1906 :
a) Gabon :
1 conducteur de 3® classe, chef de service ;
1 conducteur ;
2 commis ;
1 surveillant indigène ; 1 magasinier indigène.
b) Moyen-Congo :
1 conducteur principal, chef de service ; 1 conducteur ;
(1) Bulletin officiel du Congo, 1903,^p. 537.
(2) Promulgué par arrêté Jlocal du 23 mars dOOS. Journal officiel du Moyen-Congo, iie année, n*' 17, 29 avril 1905, p. 124.
2 commis ; 1 surveillant ;
1 mécanicien européen ;
2 stagiaires d'artillerie.
Service des a ports et rades » et des <• phares et balises » . — Il faut ajouter le personnel des ports et rades :
a) Gabon :
1 mécanicien européen ; 1 maître de port ; 16 canotiers.
b) Moyen-Congo :
24 canotiers pour les surf-boats des ports de Loango, Mayumba, Setté-Cania.
et celui des phares et balises :
a) Gabon :
1 maître de phare ;
3 gardiens de phare ;
4 gardiens auxiliaires.
b) Moyen-Congo :
2 maîtres de phare ; 2 gardiens indigènes.
Ouvriers et manœuvres indigènes. — Un ouvrier de chaque spécialité et un certain nombre de manœuvres ont été envoyés à titre permanent à Brazzaville en raison des difficultés que l'on rencontre à recruter sur place, suivant les besoins du moment, le personnel ouvrier nécessaire.
Ecole professionnelle. — L'Ecole professionnelle, créée en 1902 à Libreville, entretient pendant l'année un certain nombre d'apprentis ; le nombre des élèves a été de 10 apprentis en 1902 et de 11 en 1903.