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Animaux vivants non dénommés
Dents d'éléphants
Noix de palme
Fr. et graines oléagineux autres.
Café en fèves
Huile de palme
Cop-il
Caoutchouc. ..........
Ciacao en fèves. , . .
""'^ Bouge
\ Bois autres .
Fruits et graines médicinaux. .
l'iassava . . . .
l'xorce de palétuvier
Minerai de cuivre.
les articles d'échange à l'usage des indigènes. En effet, il y eut en 1903, une augmentation d'importation de 1.200.000 francs par rapport à 1902. Cette augmentation concernait pour 475.000 francs les tissus et les armes ou munitions de traite, mais aussi pour 240.000 francs (32.000 litres) les alcools. En 1904, au contraire, une augmentation de 2 millions de francs par rapport à 1903 concerne pour 1.240.000 francs les tissus et pour 140.000 francs les armes et poudres de traite.
Partage du commerce entre les colonies du Gabon et du Moyen- Congo. — 11 est intéressant de se rendre compte du rôle respectif joué par les divers territoires de la Colonie dans le mouvement commercial, mais la division du Congo en plusieurs territoires datant de la fin de 1903, ce n'est qu'en 1904 qu'il a été établi des statistiques distinctes et encore a t-on seulement distingué deux colonies ; le Gabon et le Moyen- Congo, cette dernière englobant Moyen-Congo proprement dit, Oubangui, Chari et Tchad.
Néanmoins, comme les bureaux de douanes sont restés les mêmes (sauf celui du Setté-Cama scindé en deux) il a été possible de faire entre chacune de ces colonies une sorte de répartition très sensiblement exacte remontant jusqu'en 1900. En voici les résultats en millions de francs.
IMPORTATIONS
EXPORTAJIONS
Millia
ns de
francs
Millio
Qs de
francs
Gabon ....
Moyen-Congo .
Totaux , .
On voit que les importations sont sensiblement les mêmes pour les deux colonies mais que les exportations du Moyen-Congo sont très supérieures à celles du Gabon, et cela bien que le caoutchouc soit évalué à 5 fr. 50 le kilogramme au Gabon et à 4 francs seulement au Moyen-Congo (Bassin conventionnel).
Si l'on entre dans le détail, on voit que les principales exportations du Gabon sont, par ordre d^importance en 1904 :
Le caoutchouc qui figure pour 1.580.000 (42 0/0 des exportations); Les bois qui figurent pour i. 240. 000 (33 0/0 des exportations) ; L'ivoire qui figure pour 700.000 (18 0/0 des exportations) ; Le cacao qui figure pour 80.000 (2 0/0 des exportations) ;
Au Moyen-Congo, Tordre est un peu différent :
Le caoutchouc qui figure pour 3.800.000 (50 0/0 des exportations) ;
L'ivoire qui figure pour 3.010.000 (41 0/0 des exportations) ;
Les bois qui figurent pour 434.000 (G 0/0 des exportations);
Les noix de pahnequi figurent pour 113.000 (1 1/2 0/0 des exportations).
Le cacao ne vient qu'au sixième rang avec 38.000 francs (1/2 0/0 environ des exportations totales).
Ainsi, du Gabon, comme du Moyen-Congo, il ne sort à peu près que des produits naturels du sol : caoutchouc, ivoire et bois. Les produits de culture, cacao et café, ne représentent qu'une partie infime du commerce d'exportation. Il se passera donc certainement encore de longues années avant que le cacao ne devienne la principale source de richesse du Gabon.
Cependant il est bon de constater que la culture du cacao le long de la côte est en progrès continu ; tandis qu'au contraire la culture du café semble être en complète décadence.
Parts respectives de la France et des pays étrangers dans le commerce du Congo français. Importations. — Actuellement
LÈS RiiSULÏATS ÉCONOMIQUES
les importations françaises forment plus des 3/5 des importations totales.
Ce résultat est surtout intéressant à constater pour le Bassin
Pêcheurs de l'Oubangui.
conventionnel. En effet, au Gabon, les marchandises françaises entrent en franchise, (Loi des Douanes du 11 janvier 1892). Il nest donc pas étonnant que les produits français chassent les produits étrangers, lesquels paient les droits du tarif général métropolitain. Mais, au Moyen- Congo, en vertu de l'Acte de Berlin, les marchandises françaises ne peuvent bénéficier d^aucun tarif préférentiel ; elles paient 10 0/0 ad valorem^ dans le Moyen- Congo, ainsi que le fait ressortir le tableau ci-dessous, la même proportion de marchandises françaises qu'au Gabon.