I.T.XPANSIOiV DE lA FllASCE
payées de trois siècles cie guerre. Sur les mers il ne surfit pas à notre ennemi que notre marine soit ruinée; l'Angleterre veut conserver, parmi nos colonies, Tabago, Suinte-Lucie, l'île de France et ses dépendances, paraclievani ainsi l'œuvre de destruction de notre <i Empire colonial » accomplie par les traités de 1713 et de 1763 (30 mai 1814).
Les souverains alliés sont encore réunis à Vienne où ils se partagent les dépouilles enlevées à la Franco lorsque Napoléon débarque au golCe Juan. A cette nouvelle ils lancent un million d'hommes sur notre pajs. L'empereur prend aussitôt l'offensive, mais il est vaincu et la grande aventure des Cent Jours finit à Waterloo (1815; — abdication, seconde restauration).
Le second traité de Paris (20 novembre 1815), a monument de haine et d'effroi », aggrava les stipulations du premier. La France qui venait de perdre ses limites naturelles dut consentir à l'ouverture de cinq brèches dans la frontière stratégique construite par Vauban : Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis cl Landau, conquêtes de Louis XlVj lui furentenlcées, les fortifications d'Iluningue démolies '.
Des conventions spéciales signées entre les puis- '
> l,e Irnilé de Paris impose en outre à notre pays une f. qoniribiilion de guerre de 700 millions ainsi que l'obligation «-aubir prnilant cinq ans l'occupation itos armées alliôes.