LA GUYANE
jamais été prospère. Elle pourrait être une « colonie
d'exploilation », cultiver la canne, le café, le coton, ce n'est qu'nn « placer ». Sur une exportation totale de 4 270000 Tr. elle exporte environ 4 100000 Fr. d'or '.
Il ne reste aujourd'hui à la France de ses immenses possessionsdc l'Amérique duNord !que deux îlots perdus dans les brumes de Terre-Neuve. Saint- Importations ^Mayotle :
Marchandises françaises 1C3 880 fr.
Des colonies 72 781
Marchandises étrangères... 294308
ToLal général 1^73 477 fr.
Commerce de Nossi-Bé pour ISm :
Exportations de Nossi-Bé :
Eh France 108 333 fr.
Aux culouies 92 6'26
A l'étranger I 348 280
I 549 248 fr.
Importations à Nossi-Bé :
Marchandises frant^aises. .. . 140849 fr.
Des colonies 73 173
De l'étranger I 720727
Tota! généra) 3 18^707 fr.
* Commerce de la Guyane en 1889, Exportations de la Guyane :
En France 4ll5l2.>rr.
Aux colonies 1 GOj
^klelranger 15bli4
Pierre- Mi (fueloti est une colonie d'ua caraclcre ispécial, une i< sUtion de pêche » très fréquentée une partie de l'anuée par 3 à 4 000 marins venus des porls français de la Manche. La pèche de la morue faite par des navires métropolitains, des na- Tires locaux et des navires étrangers, est une industrie 1res prospère. Depuis quarante ans le mouvement commercial de Saint-Pierre ne cesse de croître; i\ ctail en i888 do 31 200 000 francs'.
Six puissances européennes, l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne, la France, TAlIcniagne et le Por-
ImporlaLioDS eu Gujane ;
Marchandises fraucaisea.... 3877 348 fr.
Des colonies 79793
Marchandises élrangérea 2 993042
8 95038iJ
Tot;il {■énéral lHââSlSj
' Commerce de Sainl-Pierre-M.i([uelo[i en 1888 : Exportations de Saint- Pi erre-Hiquelon :
Ea France 9921142 fr.
Aux colonies 181)7435
A l'étranger 5 9305()0
17709 OTîf Importations h. Saint-Pierre-Miquelon :
Marchandises françaises. , . . 3 723577 fr.
Des colotiies SO 834
► Marchandises .apangèras. . . Q 80i> 206
' Total générai 31 287 e9i fi
L'EOaOPlî E.N OCÉ\ME. 227
tiigal possèdent ensemble presque [outes les terres appartenant à la cinquième partie du monde. Les races de l'Océanie ont été, comme celles d'Afrique, vaincues ou partagées; peu d'archipels sont demeurés indépendants depuis que l'Allemagne, dernière venue dans la carrière coloniale, a voulu s'assurer en Océanic, comme en Afrique, d'accord avec TAngleterrc, une grosse part des « biens sans \ maîtres ' ».
Ici, comme en Asie et en Amérique, la Grande- Bretagne est la première M' Australieluiappartieat, — l'Australie, terre immense, véritable continent qui n'a cessé de progresser depuis un siècle, qui devient une puissance politique et commerciale, dont les archipels de l'océan Pacifique ressentent déjà l'influence; laTasmanie,la Nouvelle-Zélande, les Fidji et quelques autres îles sont ses dépendances; enfin dans ces dernières années k l'Empire australasien n s'est encore agrandi de trois nouvelles provinces : la partie septentrionale de Bornéo, la partie méridionale de la Nouvelle -Guinée et l'archipel de Cook.
La Hollande doit être citée après l'Angleterre. Elle possède en Ucéanie son empire extra-euro- ]
' Convention an g! o- al le mande des 6 et 10 avril 1886, délimitant la sphère d'influence de l'Angleterre et de l'Allemagne dans l'Océan Pacifique.
)nentales » avek '
péen presque entier, ses » Iodes orientales >• avct Javaet Mudura, Sumatra, Banca, Billiton, une partie de Bornéo et de lu iNou'velle-Guince, les Célèbes, les Mûluques, les petites îles de la Sonde, une partie de Timor,
L'Elspagne est aussi souveraine de territoires plus étendus, plus peuplés et plus riches que les nôtres ; elle tient les îles Philippines, les archipels Sulu, Mariannes et Carolines.
Les possessions françaises, modestes à côté de i< l'Empire australasien » ou des « Indes Orientales o, ne semblent toutefois pas être sans avenir ; ce sont : la Nouvelle-Calédonie et les îles Lojalty, les Wallis et FuEuna (ces dernières seulement « protégées »), les archipels Tahiti, Tuamotu, Gambier, Tubuaï et Marquises, les îles Râpa, Raiatéa et l'ile Kerguelen (non occupée).
Les établissements de l'Allemagne en Océanie sont, comnie ceux d'Afrique, à leur début et il serait prématuré de parler dès maintenant de leur avenir, Le drapeau impérial (lotie sur la partie nord orientale de la Nouvelle-Guinée, — grande île peu connue encore mais déjà partagée entre la Grande- Bretagne, la Hollande et l'Allemagne, — les îles de l'Amiraulé, le Nouveau-Hanovre, la Nouvelle-Bre-
[^gne, plusieurs des îles Salomon e( l'aichipel des lïarshall.
LA NûUVELLE-CALÊDOMli. 229
Le Portugal, la dernière des six oalioDS européennes établies en Océanie, n'y possède ([u'uoe partie de la petite ile de Timor.
11 convient, pour achever cette description du partage des terres de l'océan Pacifique, d'ajouter un trait qui témoignera de la susceptibilité avec laquelle les différentes puissances en présence se disputent des ilesJt peine connues encore, habitées par quelques tribus sauvages : l'arcliipel des Nouvelles- Hébrides n'appartient ni à la France, ni à l'Angleterre, il est placé sous leur commune surveillance ' ; l'archipel des Samoa n'appartient aï à l'Angleterre, ni à l'Allemagne, aï aux États-Unis I (rivalité d'intérêts politiques et commerciaux], ces trois puissances ont tenté d'y établir une sorte de protectorat collectif.
La Nouvelle-Calédonie aurait pu devenir, mal-
' La France et l'Aiisleterre ayant élevé l'une et l'autre L des préteutiona sur cel arciiipel sans pouvoir parvenir â une I etitenle sur le Fond même, une ConvenLiou est intervenue ' entre les deux nations à lu date du. 17 novembre 1887 qui a organisé uq modus vivmdi : le maintien de l'ordre, ainsi que la protection des personnes et des biens 'aux Nouvelles-Hébrides est assuré par une commission navale mixte composée t- tl'ofliciers de marine appartenant aux nations française et inglaise en service dans le Pacifique.
' Conférence réunie à Berlin, Acte du I i juin 1889.
230 L'EXPANSION DK L\ ^■■[^A^CE.
gré sa faible étendue, une colonie de peuplement, mais le clioix, qui a été fait de celle île comme lieu de transportalioQ a contrarié le développement de la colonisation libre, en éloignant les émig;rants et les capitaux. Les condamnés ne sont point, ainsi qu'on aurait pu l'espérer, un élément de travail, toujours utile dans un pays neuf, maïs au contraire un perpétuel danger, une cause de démoralisation. Pour celte raison la NouYcUe-Calédonie n'a pas atteint jusqu'ici le degré de prospérité que Ton pouvait espérer : l'industrie agricole et l'industrie de l'élevage sont encore peu développées ; l'activité des colons se porto surtout vers l'exploitation des mines de nickel. Le commerce total de l'île s'est élevé enl889à 15700000 francs '. Cependant la richesse des mines de la Nouvelle-Calédonie (nickel et autres], la fertilité de ses terres, le commerce qu'elle est
< Commerce de la Nouvelle-Calédanie en 1389 : ExporlaLions de la Nouvelle-Calédonie ;
En France 20G7 020fr.
Aux coloniea Nulles.
A l'étranger 4 191 698
6 2S8 718 fp.
Imporlalions en Nouvelle-Culédoiiie; Marchandises françaises.... 4024022 fr.
Des colonies Nulles.
Marchandises élrangères.. .. 34.12206
Total gûiiéral 15 IS'JSW fr.
P LES ARCillFELS OCËAMENS. SàH
appelée à entretenir avec l'arcliipel des Nouvelles- Hébrides", sasiluation sur une des routes que suivront les navires entre Panama et Sydney, lorsque l'isthme sera ouvert, permetlenl de croire au développement futur des ressources et des échanges de
^celte colonie'.
Tahiti et sa voisine Moréa sont les plus prospères
" et les plus commerçantes parmi les îles réunies administrativemeotsous le nom d'Élablissemenls fran-
Içais de l'Océanie. Leur climat, leurs productions (coton, sucre, vanille, café), permettent de les classer parmi les colonies d'esploitation. Leur commerce Ibnc
le
lô
' La Compagnie néo-calédonienne dea Nouvel les -lié brides, Ibndée à Nouméa il ya quelques années, esl aujourd'hui pro-
' priélaire de nombreux domaines dans plusieurs des lies de l'archipel. Son but est [d'établir des plantations en niême lemps que d'acheter aux indij^ênes les produits de leur sol. Le mouvement d'alîaires créé par la Compagnie entre la
ENouvello-Calédonie et les Hébrides ne cesse de se dêve-
^lôpper,
iveîles arrivées depuis quelques mois de la Nouvelle- Calé don nie t'ont connaître que la situation commerciale esl en progrùs et que les cultures jusqu'ici négligées (caré, canne, blé) sont en voie de développement, — L'administration des colonies rient, d'ailleurs, de faire une tentative de colonisation intéressante: quinze familles appartenant à un même village do France ayant demandé des terres en Caié-
Idonie pour s'établir à demeure ont été transportées et mises fn possession du domaine de la Ouameiii préalablement approprié par des transportés. Chaque famille a reçu 5 hecbres de terres à culture, une case habitable, et est assurée ^'une année de nourriture.
232 L-EXPA.NSION DE LA FHANCE.
approche de 7 millions'. L'archipel des MarqaH possède des terres ferliles ; les Tuainolu et les Ga hier soot d'immenses pêcheries de nacres et dé ' perles. L'ouverture du canal de Panama aura, h n'en point douter, un heureux effet sur le développement et l'avenir de ces possessions. Elles se trouveront sensiblement raprochées de la métropole ', les émigranls craindront moins de s'y rendre; les relations commerciales entre la colonie et la France deviendront possibles; en outre les Marquises et Taïti seront visitées par les navires marchands
* Commerce de Tahili « EiporUtions de Tahili
Ea Fraace
Ans colonies.
A l'êtraDj
ImporlaliousàToli Hiirchandisi Dea colonies.
Marchandises êlr.
Tolal général 6 879 493 tf^-.
Les Slalisliques coloniales ne fournissent pas le chill're du commerce des autres archipels.
" La dislatlco entre Bordeaux et Tahili par Panama sera de 9lti6milles.Un navire filant 10 jiœuds, ce qui est une vitesse moyenne, pouixa sans ariâts franchir la ilislance en 38 jours.
Aujourd'hui la distance entre Bordeaux et Tahili par la détroit do Magellan est lie 11 Îi8 milles. — Aucun service de Qavigalion n'existe entre !a France et sa colonie, ce qui rend presque nulles les relations commerciales