Gardiner, p. 3ia
2. Isaacs, I, p. 54. — £n approchant des Drakensbergen en iS^St l'explorateur naturaliste Wahlberg vit « une quantité de huttes empierrées en ruines », dont il attribue la construction aux populations détruites par les Zoulous. Verhandlungen der Gesellschaft fur Erdkande zu Berlin, i844» p. 126. C'est possible, mais peutêtre ces huttes empierrées avaient- elles été construites par des populations antérieures à celles qui habitaient le Natal lors des invasions zouloues.
3. Dans une note, d'ailleurs généralement exacte, intitulée « Colonie anglaise de la côte de Natal » et signée « A. R. i8a6 », la conquête du Natal par Chaka est placée en iSaS. Nouvelles Annales des voyages, t. XXXVIII, avril-juin i8a8, p. 360. Cette note a été écrite d'après des renseignements apportés au Cap par l'expédition du capitaine Owen ; celui-ci dit dans Narrative que la conquête du Natal par Chaka a été accomplie « quelque temps avant » some lime 6e/bre. l'arrivée de Farewell, laquelle eut lieu en j8a4»
II, p. 320.
puissance britannique, il se résigna à partager la domination du monde avec « George », comme il disait. Il s'eflForça donc d'avoir de bons rapports avec les autorités du Cap*. Mais il se jugeait en droit de piller et de détruire les tribus vivant entre le Natal et la frontière orientale de la colonie, et notamment la plus puissante, celle des Pondos, qui a donné son nom au Pondoland actuel.
Déjà à la fin de 1825, « il avait décidé de feire une expédition contre tous les Cafres de la frontière, en jurant qu'il ne voulait pas en laisser un seul envie* ». En
1827, ce projet prend de la consistance dans son esprit ; il s'entretient fréquemment avec ses officiers d'une attaque contre les Armapontoes [AmapondosJ et les tribus vivant à l'Ouest de celle-ci jusqu'aux possessions des blancs ; il est anxieux de savoir si ces peuples possèdent des fusils, et envoie ses espions reconnaître le terrain^, car il était prévoyant, et l'habile organisation de son service de sûreté fut l'une des causes de ses succès.
L'expéditioti ainsi préparée s'accomplit en juillet
1828. L'armée zouloue s'avança jusqu'à la rivière Bashee sans rencontrer de résistance, car les populations, terrifiées par sa réputation de cruauté, fuyaient devant elles. Ghaka, qui était accompagné de plusieurs Européens du Natal, s'arrêta à l'Umzimkulu dans un village dont l'un d'eux, Henry Fynn, était le possesseur (carte 6). Une certaine émotion se répandit au Gap, et un commando de colons des districts d'Albany et de Somerset se forma sous les ordres d'un officier anglais, le major W.-B. Dundas. Ge fut la première fois que les