Isaacs, I, p
Boers entrèrent en campagne contre les Zoulous. Mais Chaka ne voulait pas engager d'hostilité avec les troupes du Cap dont il avait, dans un langage pittoresque, ordonné à ses chefs d'éviter la rencontre: « Si vous voyez les blancs, avait-il dit, asseyez- vous sur vos boucliers. » Au retour les Zoulous assaillirent les Pondos, qui avaient réintégré leurs villages et leur enlevèrent une énorme quantité de bestiaux*.
Deux ans après, en i83o, Dingan envoya une nouvelle armée dans la même région. Les Zoulous poursuivirent un chef nommé Ingnapie, dans une « région froide », probablement les montagnes du Basutoland, mais ils y périrent en grand nombre. L'armée repassa le 21 août i83o à la baie de Natal affamée et très fatiguée*.
Une autre campagne dans le Pondoland a peut-être eu lieu en i835 ; du moins, Gardiner vit-il en i835' dans les camps d'Intontella et de Neki du bétail capturé, lui dit-on, chez les Pondos'.
Pour se porter si loin de son point de concentration, au Nord, au Nord-Est et au Sud-Ouest, il fallait que l'armée zouloue fut extrêmement mobile ; les mêmes hommes par exemple qui en juillet 1828 s'étaient avancés au Sud-Ouest jusqu'à la rivière Bashee allèrent en août combattre Sochunganne, près de la baie Delagoa ; ils ne s'étaient entre ces deux campagnes reposés que trois jours dans leurs villages \
I. Isaacs, I, p. 377-79. — Le 37 juillet i8a8 il y eut près de la rivière Umtata un engagement entre le major Dundas et des indigènes. Dundas crut avoir combattu des Zoulous, Papers relative to the native inhabitants of Southern Africa, II, p. 35 et 3i. Mais Isaacs estime qu'il commit une méprise et attaqua d'autres indigènes.