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nauté toute espèce de bonheur. J'espère sincèrement que conscients de votre force, vous aurez toujours la paix pour objet, que la justice, la sagesse et la modération guideront vos actions, que vous agirez par des motifs dignes de vous, en hommes et en chrétiens, et qu'en conséquence votre arrivée sera considérée comme un bienfait. Après avoir dissipé la superstition, arrêté les crimes, l'effusion du sang et la tyrannie, vous développerez ces belles régions dans la paix et la prospérité, toujours attentifs aux droits des habitants, dont vous avez adopté le pays, et dont vous avez fait le chez-eux votre chez-
vous * . »
Le départ des troupes anglaises, les paroles qui leur avaient été adressées par leur chef permettaient légitimement aux Boers de se croire maîtres du Natal . Ils voulurent cependant obtenir du gouverneur du Cap en personne la reconnaissance de leur indépendance.
Le 4 septembre i84o, le président et le secrétaire du Volksraad adressèrent à Napier une lettre dans laquelle ils rappelaient que les Boers avaient conclu avec « leurs sauvages ennemis une paix durable, qui leur donnait des espérances de prospérité » , mais ils regrettaient qu'il n'y eût pas entre eux et leur mère patrie, toujours aimée, l'amitié qu'ils désiraient voir s'établir. En conséquence, le Volksraad avait pris la résolution suivante : « Nous demandons respectueusement à Votre Excellence, comme l'honorable représentant de Sa Majesté la Reine d'Angleterre, qu'il veuille plaire à Sa Majesté de nous reconnaître et de nous déclarer un peuple libre et indépendant (droit si chèrement acheté de notre sang) et de nous accorder tous les privilèges qui constituent la