I. Gloetç, p. loi-ioa
gloire çt la grandeur de la nation qui a le bonheur de vivre sous son noble gouvernement*. »
Cette lettre se terminait par la proposition d'envoyer deux commissaires au Cap. Napier y fit le 2 novembre i84o une réponse vague et obscure. Il refuse d'abord de recevoir les deux commissaires, puis il demande (( des explications précises sur les conditions dans lesquelles les Boers sont disposés à traiter et qu'il espère devoir provoquer l'établissement amical de futures relations entre la colonie [du Cap] et le Natal » ^.
Napier gagne du temps : c'est que le Colonial Office a encore une fois changé de titulaire et que l'attitude de lord John Russell, le nouveau secrétaire d'État, lui donne l'espoir de mener à bien son projet favori : la fondation d'une colonie britannique au Natal. Lord John Russell se déclare opposé à tout acte d'expansion coloniale qui serait injuste pour les indigènes et onéreux pour la Grande-Bretagne. Mais il ne s'oppose pas aussi résolument que lord Glenelg et le comte de Normanby, ses prédécesseurs, aux desseins de Napier. Un régime qui donnerait à la Grande-Bretagne une domination incontestée au Natal, tout en lui permettant de ne pas le gouverner directement, nous dirions aujourd'hui « un protectorat», paraît le séduire. Il écrit à Napier le 5 septembre i84o qu'il autorise la fondation de la colonie projetée, pourvu qu'on n'ait pas à conquérir le pays sur les Boers et qu'on les laisse diriger eux-mêmes leurs affaires au moyen d'un conseil choisi par eux^.
Le Volksraad de Pietermaritzburg cependant, qui nécessairement ignorait ces négociations, poursuivait son