‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 187 sur 241 · Lichtenstein, Reisen, II, p · texte numérisé non relu

Lichtenstein, Reisen, II, p

depuis lors des missionnaires résidèrent à demeure dans les petits villages griquas de la rive droite de l'Orange : Klaarwater ouGriquatown, Philippolis, Campbellsdorp, lesquels furent ainsi appelés en Thonneur de John Philip et de John Campbell, gloire de la confrérie. Ce fut même ce dernier, qui substitua à la dénomination collective de bastaards, mal sonnante à de pudiques oreilles anglaises celle de griquas *, qui appartenait anciennement à une tribu de Hottentots ^.

Grâce au crédit de leurs patrons, les petits chefs, ou, comme l'on disait, les « capitaines » griquas, furent l'objet des faveurs du gouvernement du Cap ; ils reçurent plus d'une fois, à titre gracieux, des armes et des munitions ; à partir de 1822 un agent britannique, un certain Melville, résida à Griquatow^n ^.

Ils n'étaient encore cependant que d'humbles protégés.

Mais sous la poussée du sentimentalisme croissant et des idées négrophiles en vogue, ils grandissent en considération, et les gouverneurs du Cap, tout naturellement et sans crainte du ridicule, traitent de puissance à puissance avec ces quarterons et ces octavons. En décembre i834, le missionnaire Wright amène à Capetow^n l'un d'eux, Andries Waterboer, et le fils de celuici (c un garçon de treize à quatorze ans, moniteur de la

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