‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 201 sur 241 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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4. Séance de la Chambre des Communes du 10 avril i85i, Hansard's parliamentary debates, t. CXV, p. 1 383-4.

totalement l'existence de mines de diamant au Nord de l'Orange, et les affirmations de quelques colons qui prétendaient avoir relevé des traces de gisements d'or ne rencontraient guère que des incrédules. « L'Afrique australe, dit Egerton, est une cassette, dont ta valeur véritable est restée longtemps ignorée. »

Un pareil pays semblait tout désigné pour recevoir un bagne. Il faillit subir cet opprobre en 18^9. Un navire chargé de forçats jeta l'ancre dans Simon's bay. Mais les colons résolurent de s'opposer au débarquement, le gouverneur donna l'ordre d'y surseoir, fit des représentations en Angleterre, si bien que le navire fut, avec sa cargaison, dirigé sur la terre de Van Diemen '.

Annexer à l'Empire de nouveaux territoires, où qu'ils fussent situés paraissait alors impolitique aax hommes d'État anglais, mais surtout s'ils l'étaient en Afrique australe.

Cette course des mililaires qui pourchassaient les Boers au Natal, puis au delà de l'Orange commençait à paraître ridicule. « Si nous continuons cette politique de poursuite, disait sir William Molesworth, le 10 avril i85i, nous les suivrons jusqu'aux monts de la Lune et nous ajouterons à nos domaines toute la partie de l'Afrique située au Sud de l'Equateur'. »

Le Committee of Prîvy Coancilfor trade andforeign plantations ' exprimait certainement l'opinion générale, quand il émettait en i85o l'avis suivant :

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i LXV p. i388.

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Des dangers très sérieux sont inséparables du récent accroissement [rOrange river Sovereignty] et encore plus de tout futur accroissement des domaines de Sa Majesté dans l'Afrique australe. Cette politique a accru, et, si elle est continuée, accroîtra indéfiniment les appels aux ressources et aux forces militaires du Royaume, sans intérêt national bien visible. Par suite de ces accroissements répétés... les sujets coloniaux de Votre Majesté ont de plus en plus été mis en contact avec de nouvelles tribus de barbares, avec lesquelles il a été impossible d'obtenir une paix prolongée, ou de faire une guerre qui n*ait pas été chaque fois coûteuse, sans gloire, inutile et sanguinaire. Malgré cette extension territoriale, les colons infidèles ne se sont pas arrêtés, mais se sont avancés dans des régions toujours plus lointaines, dans lesquelles ils ont porté une guerre révoltante pour l'humanité et honteuse pour le nom anglais *.

Telles étaient les opinions sur l'expansion coloniale, ^ qui dominaient alors en Grande-Bretagne ; elles différaient si complètement de celles au triomphe desquelles on consacre présentement les livres sterling par millions, que sans le témoignage des textes on serait fondé à nier qu'elles aient jamais pu être soutenues.

Elles le furent cependant, et elles expliquent comment l'Angleterre ne tenta pas de conquérir le territoire situé entre le Vaal et le Limpopo, renonça même à celui qu'elle occupait dejk de l'Orange au Vaal, et se soit déchargée sur les Boers du soin de leur propre gouvernement.

I. Cité par Egerton, A short history of british colonial polîcy, p. 347.

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