‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 32 sur 241 · Researches,lt p, i4i · texte numérisé non relu

Researches,lt p, i4i

2. Voyez une lettre signée R. B. et datée de Londres, 18 mai i836, qui donne beaucoup de détails sur le mouvement missionnaire on Grande-Bretagne. Journal des missions évangéliques, i836, p. 193 et suiv.

3. Lord Glenelg assiste, le 4 mai i836, à Exeter Hall, à rassemblée annuelle de la Société biblique et étrangère, qui avait surtout pour objet de distribuer des Bibles et des Nouveaux Testaments, et y prend la parole. Journal des missions évangéliques, i836, p. aoo.

Un de ses prédécesseurs, le gouverneur comte de Caledon, avait déclaré, en novembre 1809, que toutHottentot devait s'établir à demeure en un lieu connu du landdrost de son district et qu'il lui était interdit de se transporter d'un point à un autre de la colonie sans s'être muni d'un passeport délivré par ce magistrat. Cette ordonnance avait pour objet de fixer les Hottentots au sol. et de les empêcher d'aller marauder sur les terres des colons. Burchell, observateur modéré et judicieux, d'ailleurs abolitionniste convaincu, qui qualifie de « commerce dégoûtant » le trafic des esclaves, approuve cette restriction apportée à l'indépendance des indigènes*.

En 181 2, un autre gouverneur, sir John Cradock, avait décrété que les enfants des Hottentots, nés de parents en service chez un colon et nourris dans la maison jusqu'à l'âge de huit ans y resteraient pendant dix ans en qualité d' « apprentis » . Sir John Cradock, homme de bon sens et philanthrope, pensait qu'il valait mieux donner aux enfants des habitudes de travail même au prix d'une restriction momentanée de leur indépendance, plutôt que de les laisser devenir des vagabonds.

Or, le 17 juillet 1828, le gouverneur Bourke décréta que les Hottentots, les Boschimans et autres hommes libres de couleur étaient dispensés de l'usage du passeport et leurs enfants de 1' « apprentissage». Les Hottentots, déliés de toute entrave, se répandirent à leur guise dans la colonie, où le vagabondage devint une vraie calamité*.

Le gouverneur, sir Lowry Cole, reconnut la nécessité de le réprimer légalement et rédigea dans cet objet une

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