Alexander, Narrative, II, p
L'INVASION GAFRE 9&
les dangereux elTorls de quelques personnes (je souhaiterais vivement de pouvoir dire d*un très petit nombre) pour sacrifier la cause de leurs compatriotes, les diminuer moralement, défendre un ennemi sauvage et de mauvaise foi ; ils n'hésitent même pas à considérer comme une bagatelle les souffrances inouïes des premiers, pendant ces invasions barbares, qui ont mis les districts frontières à feu et à sang, tandis que sérieusement ils invoquent la compassion en faveur des derniers... Je ne dois pas cacher ici ma conviction que le secours ainsi apporté à la cause de l'ennemi, le blâme répandu habilement et à plaisir sur celle des colons ont encouragé les chefs des sauvages. L'esprit de résistance qui avait été découragé s'est ranimé et a arrêté les soumissions imminentes; de là le renouvellement des hostilités du côté des montagnes et l'effusion de sang qui en est résultée ; de là, pour moi, la nécessité de rappeler sous les armes une partie de la force des Boers * .
Cependant si au Cap les missionnaires étaient honnis par la grande majorité des habitants, ils trouvaient beaucoup de créance en Angleterre. Et tandis que les colons indignés se désabonnaient en masse au Cape commercial advertiser, les souscriptions des négrophiles de la métropole venaient à point nommé sauver le journal de la faillite*.
La déposition de John Philip devant un comité nommé par la Chambre des Communes pour faire une enquête « sur le système d'apprentissage aux colonies » rencontra des auditeurs complaisants', et une tournée