Hansard's Parliamentarj débutes t t. XLIV, p. ii4-ii
« Nous abandonnons maintenant, dit encore Pieter Retief, la terre féconde où nous sommes nés, dans laquelle nous avons souffert des pertes énormes et des avanies constantes ; nous sommes sur le point d'entrer dans un pays inconnu et plein de périls, mais nous marchons avec une ferme confiance dans un Dieu omniscient, juste et pitoyable, que nous craindrons toujours et auquel nous obéirons humblement. »
Ce départ des Boers affaiblissait la colonie. Assurément ils étaient ignorants, grossiers, souvent d'une honnêteté douteuse, mais ils formaient un groupe d'excellents éleveurs de bétail, et leurs commandos constituaient un rempart solide contre les hordes barbares, qui sortaient périodiquement de la Cafrerie.
Après chaque campagne, ils rentraient chez eux avec des satisfecits des officiers anglais : « Partout où ils se sont trouvés au feu, disait en 1819 le colonel Graham, ils ont bravement combattu et leurs services ont été aussi prompts qu'empressés. » « Son Excellence^ prie le commandant Redelinghuys, le field cornet W. P. Burger et tous leurs compagnons de recevoir ses meilleurs remerciements pour le zèle et la persévérance qu'ils ont déployés dans la poursuite des mécréants, et pour leur conduite pleine de cœur », écrivait le secrétaire du gouvernement le 21 octobre i833, après une campagne contre les Corannas'.
Quand les bandes d'émigrants s'ébranlèrent, sir Benjamin d'Urban déplora le départ de « l'élite des fermiers de la frontière » thejlower of the farmers, a ces