‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 54 sur 241 · LA FORMATION DES BANDES D'ÉMIGRANTS · texte numérisé non relu

LA FORMATION DES BANDES D'ÉMIGRANTS

Mais, après qu'ils eurent, même depuis des années, quitté la colonie, les Boers ne furent considérés comme indépendants, ni par le gouvernement de la métropole, ni par les gouverneurs du Cap qui succédèrent à sir Benjamin d'Urban. Il paraît fort douteux qu'ils aient tous, avant i835, prêté serment de fidélité au souverain de la Grande-Bretagne^; pourtant sir George Napier s'adressant en i84i à ceux du Natal appellera la reine Victoria « leur souveraine légitime ^ » et le 17 août i848, sir Harry. Smith dira à ceux qui s'étaient rassemblés en armes autour de Pretorius : « Vous êtes sujets britanniques et en état de rébellion^. »

II. — La bande Trichard-van Rensburg franchit l'Orange au commencement de i834, séjourna quelque temps dans le voisinage de la rive droite du fleuve, puis continua à s'avancer vers le Nord. Les détails précis de son itinéraire nous sont inconnus, mais nous savons

Or, c'est précisément le contraire qui est la vérité. Sur la répugnance qu'on avait en Angleterre, entre i83o et i85o, pour toute eitension territoriale de l'Empire, voir ci-dessous, partie IV, chap. ix.

1 . Il serait intéressant de savoir si tous les Boers prêtaient serment au Roi de la Grande-Bretagne. En 1816, les commissaires Diemel et Hiddingh firent une enquête à ce sujet dans les districts orientaux du Cap, et le ai septembre 1816, ils écrivaient à lord Somerset : « Nous n'avons pas été capables d'obtenir de réponse satisfaisante. Les fieljd cornets, quand ils sont nommés, prêtent certainement le serment requis par leur fonction, et le landdrost d'Uitenhage nous a dit que maintenant tous les jeunes gens doivent prêter le serment de fidélité, lorsqu'on les inscrit sur les burghers roîîst c'est-à-dire à seize ans. Mais nous doutons fort quç la chose ait été faite par les colons ayant naguère atteint cet âge et qu'elle le soit avec la régularité voulue par ceux qui arrivent maintenant en âge. » Leibbrandt, The rébellion of i8i5, p. 865.

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