‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 56 sur 241 · LA FORMATION DES BANDES D'ÉMIGRANTS · texte numérisé non relu

LA FORMATION DES BANDES D'ÉMIGRANTS

mais la traversée de la plaine qui sépare les monts Lebombo de la mer fut encore bien plus pénible. Ils souffrirent terriblement, eux de la fièvre et leurs bœufs des piqûres de la mouche tsé-tsé. Le nombre des attelages diminuant, la marche se ralentit, des voitures durent même être abandonnées. Il arrivèrent à Lourenço Marquez dans un état lamentable : beaucoup d'entre eux et notamment Trichard leur chef y moururent des suites du voyage*. En juillet 1889, les Boers du Natal, informés de la détresse de leurs compatriotes, envoyèrent un navire au secours des survivants; ils ne ramena que des femmes et des enfants ; tous les hommes avaient succombé.

Le voyage de Trichard et de van Rensburg est resté sans conséquences pour l'histoire ultérieure des Boers. Les difficultés désormais bien connues du voyage vers Lourenço Marquez ne découragèrent même pas d'autres audacieux de l'entreprendre. Cette expédition ayant parcouru une contrée alors complètement inexplorée, la géographie aurait pu en recueillir quelque bénéfice, mais aucune relation n'en fut publiée.

La bande Hendrik Potgieter, après avoir franchi l'Orange, s'arrêta à Thaba Ountchou, village d'un chef indigène nommé Moroko, dont elle reçut bon accueil, puis, continuant ses progrès vers le Nord, elle arriva sur les bords d'une rivière qui fut nommée Vety c'est-à-dire la Grasse. Un chef de la tribu des Bataungs, nommé Makouana, vendit à Potgieter pour obtenir sa protection et en échange d'un certain nombre de bœufs, le territoire situé entre la Vet et le Vaal ^ (carte 5).

Depuis leur départ de leur colonie et la vente ou

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