I. Merensky, Beitrâge, p. i
a. Mac Call ThjeaU History of South Africa (i834-i854), p. 96,
l^abandon de leurs propriétés respectives, les Boers n'étaient plus que des vagabonds sur la terre. Désormais ils sont collectivement maîtres d'un territoire qu'ils continueront à posséder depuis cette époque jusqu'au traité de Vereeniging (3i mai 1902), sauf pendant les six années (1848-1854), où, sous le nom d'Orange river sovereigntyy il appartint à la Grande-Bretagne.
Entre l'Orange et le Vaal, et même sur la rive droite du Vaal, la bande Potgieter et d'autres bandes, qui avaient quitté ultérieurement la colonie se dispersèrent par petits groupes. En janvier 1887, l'explorateur W. G. Harris retrouva les vestiges de deux camps près, de la Vet et près de la Modder * . Le 8 janvier, il passa quelques heures dans un autre camp installé près de la Calf rivier^ par un parti de Boers, qui avait quitté Colesberg en octobre i836. «Quarante colons hollandais,, chacun avec sa smalah ^, campaient sur les bords de la Calf rivier... Ces chariots avec leurs tentes, blanches comme la neige, ces troupeaux de bœufs et ces chevaux paissant alentour, donnaient à cette scène animée l'aspect d'une foire de village. Plusieurs femmes accompagnées^ de leurs époux lavaient le linge dans la rivière » . Harris est d'abord très froidement reçu ; cependant le récit de ses aventures finit par échauffer le flegme de l'ua des Boers, Christian Breck, qui l'invite à mettre pied à terre. « Je fus, continue Harris, minutieusement examiné, à travers ses lunettes, par une bonne femme assise,. qui, comme c'est l'usage dans la colonie, se chauffait les pieds sur une chaufferette. Ni mon costume victime