‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 66 sur 241 · Gasalis, Les Bassoutos, p · texte numérisé non relu

Gasalis, Les Bassoutos, p

séjourna à deux reprises chez lui en 1829 et en i835.

C'est à tort, il est vrai, que Moffat, toujours enclin à un optimisme décommande, quand il traite de gens de couleur, avance que Mosélékatsi « accueillit avec empressement » en i836, les missionnaires américains Lindley, Venable et Wilson*: tout au contraire, il défendit à ses sujets d'entrer en rapport avec eux et parut, dès qu'il les vit établis à Mosega, s'être volontairement écarté de cette résidence ^ ; mais il s'abstint du moins de les inquiéter.

Jusqu'en i836, Mosélékatsi fut donc à l'égard des Européens *qui s'aventurèrent dans le cercle de sa puissance, curieux, tolérant et parfois même bienveillant.

Cette altitude s'explique par leur générosité et leur déférence à son égard. Ni traitants ni explorateurs ne se présentaient devant lui les mains vides, et Harris, par exemple, lui offrit un costume, un collier en laiton, un miroir, deux livres de tabac et cinquante livres de perles en verre rouge ^

Au Cap, on prenait au sérieux ce « roi des Matabélés ». En i835, Andrew Smith est chargé auprès de lui d'une mission officielle par le gouverneur sir. Benjamin d'Urban. Il demande par l'intermédiaire de Moffat à être admis en sa présence ; après y avoir été autorisé, il s'arrête au Molopo, « la frontière » et attend d'être officiellement introduit dans les États du personnage. Il apporte une médaille avec une chaîne, deux grands miroirs et deux manteaux ornés. Très flatté, Mosélékatsi fait à son retour accompagner Andrev^ Smith de Vinduna^ Nombété, lequel conclut le 3 mars i836 avec le gouver-

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