‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 65 sur 241 · Andrew Smith, Report, p · texte numérisé non relu

Andrew Smith, Report, p

4. Andrew Smith, Journal des missions évangéliques, i836, p. £88-9.

en i835 et en i836 que de misérables Batlapis, Barolongs et Barotsis, qui dépourvus de bétail vivaient uniquement de sauterelles ou du gibier qui tombait dans leurs pièges*. Pendant son exploration au Sud-Est de Kapaïn et dans les parages du haut Limpopo, Andrew Smith a ne vit rien que des vestiges de hautes murailles qui dans les temps passés avaient enfermé le bétail de diverses tribus Betchouanas, alors vivant paisiblement en possession du pays *. » L'explorateur Sanderson signale encore, en 1 85 2, sur le versant Sud du Magaliesberg, beaucoup de kraals ruinés, restes des tribus chassées ou détruites par Mosélékatsi ^.

Mêmes preuves de dévastation au Nord du confluent du Marico et du Limpopo. Andrew Smith rencontra d'abord « de pauvres indigènes, qui tous se reconnaissaient tributaires des Matabélés et même étaient dans une certaine mesure habillés comme eux. » Ils étaient parfois requis par leurs maîtres pour garder leur bétail ou cultiver le sol, « mais le peu qu'ils possédaient, ils craignaient toujours de se le voir enlevé par des bandes de pillards, qui se mettaient en mouvement, sans même que le roi l'eût ordonné ou le sût ». Continuant son voyage le long du Limpopo, Andrew Smith traversa pendant trois jours un désert. Il entra ensuite en contact avec « les survivants de la nation Baquaina, qui vivaient dans la terreur des Matabélés » et qui, au risque de périr de soif, s'éloignaient de la rivière et s'enfuyaient dans le

I. Andrew Smith, Report^ p. 22. — Harris, The wild sports, p. 63.

a. Andrew Smith, Report^ p. aô.

3. Sanderson, Memoranda of a trading trip inlo the Orange river (Sovereigntyj Free State and the country of the Transvaal Boers, i85i-i852. Journal of the R. Geographical Society, 1860, p. a53.

LES MATABÉLÉS 429

désert dès qu'ils apprenaient l'approche de leurs ennemis* (carte 5).

Gomwallis Harris après avoir traversé cette zone dévastée concluait : « Souvent nous voyagions des journées entières sans rencontrer une seule créature humaine ; parfois seulement nous prenions contact avec quelques pasteurs Betchouanas misérables et affamés, vestiges de tribus pillées par les guerriers de Mosélékatsi ^. »

Lors de la pénétration des Boers, en i836, la répartition de la population au Nord de l'Orange était donc la suivante :

Sur la lisière Nord des Drakensbergen, le long du Caledon et de l'Orange, une poussière de petites tribus. Barolongs, Corannas, Lihoyas, Basoutos, Mantatis, Batlapis ; au Nord-Ouest, sur les deux rives du Marico, et à la limite du Kalahari, les Matabélés embusqués comme dans un repaire ; partout ailleurs rien, sauf, deci de-là, quelqpes groupes clairsemés d'indigènes misérables et apeurés.

Les Européens, qui eurent des rapports avec Mosélékatsi de 1827 à i836, s'en louèrent généralement. Traitants tels que Scoon et Luckie en 1827, Wittle en i832, Andrew Gedde et David Hume en i836, chasseurs tels que Sutton, Moultrie et Cornwallis Harris en i836, l'explorateur Andrew Smith en i835, tous furent autorisés à pénétrer dans ses domaines'*.

Même attitude de sa part à l'égard des missionnaires, du français Pellissier*, de l'anglais Moflat, qui

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