‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 71 sur 241 · Harris, The wild sports, p. i · texte numérisé non relu

Harris, The wild sports, p. i

une nouvelle attaque des Matabélés, il établit entre les rivières Rhenoster et Wilge sur une petite hauteur nommée depuis Vecht Rop * une sorte de forteresse. Les voitures furent rangées en carré, trois d'entre elles au milieu devaient servir de réduit aux femmes, aux en^ fants et aux blessés ; les brèches furent aveuglées au moyen de branches de mimosas épineux ; de deux tambours en bois construits à deux angles opposés du camp, le feu battait les faces. Il n'y avait qu'une quarantaine de défenseurs, y compris les jeunes garçons.

D'après l'estimation du missionnaire américain Wilson, établi à Mosega, l'armée matabélée était forte de 5 Goo hommes ' ; elle était commandée par Kalipi, l'un des lieutenants de Mosélékatsi et le même personnage qui en i835 avait guidé Andrew Smith du Molopo à Kapaïn^. « Les guerriers étaient en grand uniforme: jupe épaisse de fourrure, composée d'un triple rang de queues de chat ou de singe et descendant sur les genoux, pèlerine formée de queues blanches de vaches, et couvrant les épaules et le torse, queues de bœufs attachées en guise d'ornement au-dessus de l'articulation aux genoux, aux poignets, aux coudes et aux chevilles. » Chaque guerrier portait un bouclier et cinq ou six petites lances *.

Potgieter n'attendit pas l'ennemi dans le camp, mais se porta à sa rencontre dès qu'il eut été signalé. Les

I. (( Gevecht Kop, ainsi nommé d'une brillante afiaire soutenue par trente-six fermiers retranchés contre loooo Gafres de Massilicatzi. » Detegorgue, IL p- 3i8. Le mot kop signifie proprement tête, mais il a dans la langue des Boers, de même que le mot tête en françafs, le sens de sommet. Harris place ce combat, à tort croyonsnous, auprès du confluent du Vaal et du Hhenoster, p. 354.

a. Harris, The wild sports, p. na.

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