‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 74 sur 241 · Ihid · texte numérisé non relu

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5. Nous n'avons pas réussi à préciser la date exacte de cette proposition. Elle fut sans doute faite' entre l'époque où Retief fut élu commandant général des Boers et l'époque de son premier départ pour le Natal, soit entre le 6 juin et le mois d'octobre 1837.

Mais Mosélékatsi n'ayant pas répondu à la proposition,* une nouvelle expédition fut résolue contre lui*.

Cependant avant leur rentrée en campagne, les Boers rencontrèrent en Dingan, chef des Zoulous, un auxiliaire aussi inattendu que bénévole. Depuis leur séparation l'animosité persistait toujours aussi vive entre les Matabélés et les Zoulous proprement dits, « la plus grande jalousie et inimitié existe entre ces deux États indépendants et puissants », dit Gardiner ^. Malgré tout son orgueil, Mosélékatsi laissait voir sa peur de Dingan. Ses regards se tournaient souvent avec inquiétude vers l'Orient; il empruntait à Moffat sa lunette d'approche et cherchait à l'horizon, en craignant de l'y apercevoir, la ligne noire d'une armée zouloue ; il lui disait aussi : « Prie ton Dieu de me mettre en garde contre la puissance de Dingan ^. » C'était pour s'éloigner le plus possible des Zoulous que Mosélékatsi ne s'était arrêté dans sa fuite qu'à la lisière du Kalahari, à l'extrémité occidentale de la région arrosée et herbeuse, et qu'il avait traversé et laissé derrière soi un pays mieux approprié à l'élevage et à la culture que celui

ï. Dans une lettre écrite le 19 octobre 1887 à Dingan, Pieter Retief fait allusion à celte tentative de conciliation : « Vous aurez appris sans cloute notre dernière rupture avec Màssilicatzi, résultant des fréquents et désastreux pillages exercés par sa tribu, en conséquence de quoi il était devenu tout à fait nécessaire de lui déclarer la guerre, après avoir échoué d'abord dans toute tentative d'arranger les différends. » Delegorgue, II, p. 106.

a. (c His people [of Umselekaz] are the same; but during the reign of Charka, the predecessor to the présent king, a séparation was made, and, as is usually the case, the greatest jealousy and antipathy exist between thèse two independent and powerful states. » Gardiner, Narrative, p. 5i.

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