‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 84 sur 241 · Isaacs, I, p · texte numérisé non relu

Isaacs, I, p

6. Aucun Européen n*a assisté à l'événement, mais le récit en tut fait à Isaacs, trente-six heures après, c'est-à-dire le 24 septembre 1828 au matin, par un certain Mataban, chef d'une petite tribu, qui habitait dans le voisinage de la baie de Natal et s'était placée sous la protection des blancs. Le récit figure dans les Travels d'Isaacs sous la date du 24 septembre, I, p. 3i4-i6, — Gardinera

C'était le soir; Chaka, assis en compagnie de deux ou trois de ses indunas ou grands chefs, assistait à la rentrée de ses troupeaux, quand Boper se présenta devant lui, armé d'une lance. Il demanda d'une voix sévère à ces chefs pourquoi ils « infectaient toujours l'esprit du roi de mensonges et de calomnies ». Avant que Chaka fut remis de l'étonnement qu'une audace si extraordinaire lui causait, ses deux frères, Dingan et Umslumgani, qui s'étaient glissés derrière lui sans être aperçus, le frappèrent chacun d'un coup de poignard dans le dos. Chaka se leva et essaya de fuir, mais il fut rejoint par Boper, qui le perça de sa lance ; il tomba à genoux, prononça quelques paroles de supplication, et fut achevé. Les meurtriers tuèrent ensuite les indunas, qui essayaient de fuir, puis ils revinrent au cadavre de Chaka et dansèrent autour, comme s'ils avaient abattu un grand fauve redouté.

L'armée zouloue était alors en expédition dans le Nord, au delà de la Pongola, circonstance qui favorisa probablement le succès de la conspiration.

Dingan resta assez aisément maître du pouvoir ^ Un

également exposé les circonstances de Tassassinat (Narrativct p. 90- 91) d'après les renseignements qu'il recueillit en i835 auprès des Européens de Natal. Ce récit ressemble assez à celui d'Isaacs, toutefois Gardiner place à tort l'événement en 1839. 11 nomme le principal conspirateur Satai et non Boper comme Isaacs. Cette divergence s'explique par la circonstance que le père de Boper s'appelait, d'après Isaacs. II, p. 132, Seetoi, forme qui rappelle Satai. Il est possible que Boper ait été également connu sous ce dernier nom. En outre, Gardiner met en doute que Dingan ail pris une part personnelle au meurtre. — Mac Gall Theal place l'événement, à tort à notre avis, au 28 septembre 1828. Hist. of S. Africa (i834-i854)» p. laS.

I. Isaacs prête à Dingan et à son frère les paroles suivantes, qu'ils auraient après le meurtre adressées aux Zoulous : « Ne savez-vous

compétiteur, Umgarti, frère utérin de Chaka, ce personnage qui l'avait accompagné dans son exil chez les Unîitatouas et avait contribué à son avènement, fut tué en octobre 1828 ^

Un groupe de Zoulous, surnommé les Qouabis, fort d'environ 5 000 hommes, se refusa aussi à reconnaître le nouveau chef*. Commandés par un certain Catoe ', un des principaux officiers de Chaka, les Qouabis se dirigèrent vers le Sud-Ouest et s'établirent dans le Pondoland actuel. Ils battirent à plusieurs reprises Fakou le chef des Pondos et les Zoulous* que Dingan envoya contre eux, mais finalement ils furent à leur tour battus et anéantis par Fakou sur la rive droite de l'Unizimvubu, en 1829 ^^ ^^ i83o (carte 7). Les missionnaires européens établis dans le pays nommèrent le champ de bataille « Quawbis Corner * » .

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