‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 86 sur 241 · Gardiner, p · texte numérisé non relu

Gardiner, p

ment doux. Il obligea bien un jour Isaacs à livrer son fusil, pour faire assassiner les deux femmes de Catoe^ le chef rebelle. Cependant il ne fit pas couler le sang à flots comme Chaka et pendant les premières années de sa domination, les Zoulous cessèrent de vivre dans les transes.

Cependant la toute-puissance parait avoir graduellement éveillé en lui le goût de la cruauté. Représenté comme un homme sans méchanceté excessive dans le Journal d'Isaacs, il apparaît comme sanguinaire dans les relations de voyages ultérieures. Andrew Smith, qui passa quelques jours à sa résidence à la fin de 1882 ou au début de i833% y vit en morceaux les corps de onze de ses femmes, mises à mort et découpées ainsi en punition de quelques propos inconsidérés*. Gardiner en arrivant en i835 chez Dingan, à Umgungundhlovu, sur la rive droite de la haute Umvolosi, faillit causer involontairement un malheur : laissé seul un instant, il se trompa de sentier, au grand émoi de ses guides, qui, dirent-ils, auraient été mis à mort, s'il était entré par la porte vers laquelle il se dirigeait \ Pendant son séjour, Goujouana, frère et successeur éventuel de Dingan, fut étranglé et cette mort entraîna celle de ses deux serviteurs et des habitants de plusieurs villages lui appartenant *. Panda, un autre frère de Dingan, qui joua plus tard un rôle de première importance dans l'histoire des Boers, n'évita le même sort qu'en menant ostensiblement une vie de débauche, qui d'ailleurs ne lui déplaisait pas : il fut regardé comme incapable > et

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