Gardiner, p
/|. Id., p. 44*46.
inoffensif. Un certain William Wood assure que pendant qu'il résidait à Umgungundhlovu, en 1887, on y exécutait en moyenne quatorze personnes par semaine *.
Isaacs, qui a eu l'occasion de converser maintes fois avec Chaka et avec Dingan, de les juger et d'établir un parallèle entre eux, tout en qualifiant le premier « de sauvage horrible et détestable », proclame sa supériorité intellectuelle sur le second. La conversation de Chaka portait sur des sujets sérieux ; il interrogeait curieusement ces hommes blancs, inventeurs et dispensateurs de tant d'objets extraordinaires ; toujours préoccupé des moyens d'accroître sa puissance, il était avide de connaissances nouvelles, qui serviraient son ambition.
Dingan était bien plus léger. Lui aussi, il prenait de l'intérêt aux récits d'Isaacs et de Fynn sur le roi de la Grande-Bretagne et sa puissance, mais vite il écartait ce sujet pour passer à d'autres moins austères * ; ses femmes, qui étaient nombreuses et auxquelles il était adonné, le préoccupaient fort. Il se plaisait à les parer et à les faire chanter ou danser devant lui '.
Un jour, en décembre i83o, il introduisit Isaacs et les deux frères Fynn dans son harem et fit danser ces « jolies filles » devant eux*. Gardiner qui fut en i835 régalé du même spectacle le décrit en ces termes :
Dingan paraissait en très bonne humeur, mais avec un air de mystère qui me fit présager quelque bouffonnerie. Il parlait de n'importe quoi pour tuer le tomps, quand soudain déboucha à droite la tôte d'une colonne de figures gro-
I. William Wood, Statemenis respecting Dingan, King of thc Zoolahs, cité par MacCallTheal, Ilist. o/Sou//i A/rica (i 834-1 85 4). [i. i34> note.