Most beautifuUy featured girls », Isaacs, II, p. i3i
LES ZOULOUS fô9
tesques, marchant quatre par quatre, levant et abaissant les bras, comme on fait quand on sonne la cloche, et répétant ce chant : « Élève- toi, vautour, tu es parmi les oiseaux celui qui dévore les autres. » Après avoir passé et repassé dans cet ordre, elles revinrent en groupes irréguliers, formés d'après la couleur de leurs robes, et comme j*admirais les colliers, dont elles étaient littéralement couvertes, elles durent s'approcher à la file pour se laisser examiner de près. C'était bien les femmes du roi, au nombre de quatrevingt-dix ^ .
Dingan ne se montra pas aussi jaloux du pouvoir que son prédécesseur. Ghaka décidait seul de tout ; Dingan ne résolvait rien sans Tavis préalable de deux ministres, portant le titre dUndunas incolas et qui se nommaient Umthlella et Tambouza ; sous son règne le gouvernement des Zoulous apparaît plutôt comme un triumvirat que comme une monarchie. En mai i835, Gardiner se rend chez Dingan pour fixer avec précision les futurs rapports des colons blancs du Natal avec les Zoulous ; il arrive le 4» mais les deux ministres étant absents, ce fut seulement le 6 à leur retour que la négociation s'ouvrit; « Dingan entra en matière, dit Gardiner, en faisant remarquer qu'il ne m'avait pas interrogé auparavant, en raison de, l'absence des indunas; maintenant qu'ils étaient revenus, il désirait entendre les nouvelles que j'apportais^ ».
En février i836, les missionnaires américains Grout, Champion et Adams lui ayant demandé la permission de fonder des missions dans son pays, Dingan répondit «qu'il consultait ses chefs dans toutes les occasions importantes». Et comme il parut préférable à ces conseillers que les missionnaires fixassent d'abord leur ré-