I. Gardiner, p
a. Isaacs, I, p. 343.
Ce que font les hommes rangés en cercle; cependant les femmes, placées au centre, ne restent pas simples spectatrices : elles plient le corps en avant, battent des mains, frappent le sol, et dans le chœur poussent des notes si aiguës et font un tel effort de la voix que des Européennes l'auraient cassée pour le reste de leur vie * .
Les rois prenaient personnellement part à ces exercices. Isaacs et Fynn virent en 1827 Chaka danser au milieu de quatre régiments et de i 5oo femmes*.
L'accoutrement chorégraphique de Dingan, gros bonhomme corpulent, était si bizarre que Garditier eut beaucoup de peine à s'empêcher d'éclater de rire, la première fois qu'il le vit dans son déguisement^.
Ces parades entretenaient l'esprit belliqueux chez les Zoulous.
Pour exciter le courage de ses hommes, Chaka ne les pourvoyait que d'une courte ration de vivres ; ils n'avaient qu'à vaincre l'ennemi et à le piller s'ils voulaient manger. Etaient-ils battus, ils périssaient de faim en grand nombre, comme il arriva, lors de la campagne malheureuse de 1828. Mais à l'armée victorieuse Chaka distribuait généreusement le butin*.
Les guerriers qui s'étaient signalés recevaient un surnom qu'ils conservaient leur vie durant comme une marque de distinction. Isaacs ayant en 1827 pris part, bien malgré lui, à une expédition et ayant reçu une