‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 92 sur 241 · Gardiner, p. 92. Isaacs, I, p · texte numérisé non relu

Gardiner, p. 92. Isaacs, I, p

3. Isaacs est dans son livre bien moins explicite sur ces camps que Gardiner. Dans une carte de lui, Africa, south eastern coast, qui ne figure pas dans son livre, mais dont nous avons trouvé un exemplaire dans les Archives du service hydrographique de la marine (portefeuille 212, division 5, pièce 3), il a inscrit : « Several Zoolu régiments settled hère », au Nord de la rivière Umvolosi,: qu'il nomme d'ailleurs Umferaas, Umcoosta or S^ Lucia.

repas. La viande cuite à l'étouffée était partagée par> TofEcier chef de section. Elle était si coriace qu'on entendait de loin le bruit des mâchoires ; le repas fini les hommes oignaient leur corps de la graisse adhérente à leurs lèvres et à leurs nîains\

Les campagnes avaient lieu pendant la saison sèche" et froide. Pendant la saison des pluies, c'est-à-dire pendant l'été, où les rivières débordées empêchaient les. mouvenients de troupes, les guerriers faisaient des bou-, cliers avec des peaux de bœufs, inventaient des chants nouveaux., car il était malséant de répéter deux ans de suite les mêmes chants, et venaient en donner la primeur au maître', mais surtout ils dansaient. Les danses, véritables exercices ou manœuvres militaires, qui donnaient aux hommes des habitudes d'ensemble et de discipline, tenaient une grande place dans la vie des Zoulous. On verra plus loin que ce fut pendant une danse que Dingan fit assassiner Pieter Retief et ses compagnons. Gardiner décrit en ces termes le spectacle auquel il assista en i835 :

Chaque homme est pourvu d'un petit bâton noueux ; par les gestes; par le mouvement de son corps, il accompagne et souvent avec un admirable à propos les sentiments exprimés dans le chant ; le pied règle la mesure et donne cette impression de mouvement qui plaît tant aux Zoulous. Parfois ils lèvent la jambe et la rabaissent en frappant le sol, parfois ils font un saut, et souvent combinent ces mouvements. La danse peut être plus animée : par quatre ils courent ici et là, sautent, bondissent, se coupent, brandissent leurs bâtons, et soulèvent une telle quantité de poussière que pour un assistant c*est une vraie bataille ; cette scène prétend certainement en donner l'image. Voilà

Page 1