MADAGASCAR
La grande Ile de Madagascar, à 400 kil. des cotes d'Afrique, en est séparée par le canal de Mozambique, dont les profondeurs sont de 3,000 m. Elle ne peut donc être considérée comme un lambeau détaché du continent, et elle a, en effet, des caractères très distincts.
Sa superficie (390,000 kil. carrés environ) équivaut à celle de la France (339,000 kil. carrés) augmentée de la Belgique et de la Hollande. Elle mesure 1,600 kil. sur 000 kil. environ.
L'ossature de l'Ile est formée par une succession de chaînes parallèles et de plateaux, orientés du nord-est au sud-ouest. La chaîne maîtresse n'est qu'à environ 100 kil. de la côte orientale. Le versant de ce côté esl donc beaucoup plus court et plus rapide que le versant opposé.
Le plateau principal est celui d'Imârina {altitude 1,200 a 1,500 m.|, au centrede 111e, et le massif montagneux le plus nolable est celui d'Anbiratra, avec le pic culminant de Tsiaf'ijmvnn [2,030 ni. env.).
Les torrents du versant oriental, momentanément grossis pendant la saison des pluies (juin à octobre), forment, le long de la cûte, une suite de lagunes malsaines.
Le versant occidental esl. arrosé par des rivières, dont la longueur atteint 1 à 800 kil., mais qui, coupées de rapides, ne sont navigables que sur une petite partie de leur cours. Le terrain offre beaucoup moins de difficultés que sur l'autre versant; les forêts y sont moins étendues. Le tracé des routes vers l'intérieur présentera donc, sans doute, moins de difficultés qu'en partant delà côte orientale.
La côte orientale est généralement sablonneuse el peu hospi-
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talière. A l'extrémité nord se trouve cependant, à Diego-Suarez, une rade superbe en eaux profondes, et bien abritée; les points les plus notables sont !a baie d'Antongil, Vohêmar, VinSrive, Tamatuse, et, vers le sud, la baie Sainte-Luce et l'ancien fort Dauphin,
La côte occidentale est plus découpée, précédée de nombreux Ilots, qui forment entre eux et le rivage de véritables poris naturels. Les ports principaux sont Mnjiimja au nord, Tutletir au sud.
Le climat est, en général, malsain sur la cûte orientale, à cause des lagunes. Les lièvres dispai';iis?t;iit dus qu'on s'élève sur les premières pentes (40 kil. du littoral environ). 11 est plus salaire sur h cûte occidentale. Dans l'intérieur, le climat est salubre et tempéré, à cause de l'altitude (température minimum à Tananarive, — 6° en?., maximum, + 34]. La saison des pluies dure de juin à octobre.
Races. — La population est estimée à 4 millions d'habitants env., dont environ 1,500,000 Hovas de race malaise, et 3 millions environ de Soirs et de M<il-i<n:h<'* (métis de Hovas ou d'Arabes et de JN'.iirs '.
Les Hovas, au teint brun olivâtre et aux cheveux lisses, d'une intelligence et d'une énergie de beaucoup supérieures à celles de la race noire, sont des conquérants venus de la Malaîsie. D'abord connues sur les plateaux du centre et sur la cûte orientale, leur puissance a grandi, surtout depuis 1710, et s'est étendue sur la plus grande partie de l'Ile, dont la souveraineté leur a été reconnus par la France au traité de 1886. Ils ont un gouvernement régulier, ei une demi-civilisation. Ils ont été, en partie, convertis au christianisme par des missionnaires catholiques et par des missionnaires anglicans; l'influence de ceux-ci est devenue prépondérante.
Les Koirs proviennent, sansdoutc, d'émigrations ancienne! d* h cûte d'Afrique. Ils sont d'intelligence médiocre, n'ont qu'une mi'inisation sociale rudîmentaire, et ne paraissent pas susceptibles ils progrés. Us se distinguent en : Sakalnves, sur la côte occidentale; Ddsimisurtikas, sur la côte orientale; Antakartts, dans le nord; dans le sud; etc.
, Les Malgaches, répandus partout, se rapprochent plus ou m des noirs ; ils forment le fond de la population, Les BctsUros, A»"1 le centre est la ville de Fiamaranlsoa, sont voisins du type hova.
On peut dire, en résumé, que la population de Madagascu t* comprend que deux races principales, les Hovas et les H&lgaolM
Grâce à ses altitudes variables, Madagascar convient â tous te* produits des zones tempérées et inlertropicales. Dans les sur les versants maritimes, on peut cultiver la canne à suerd '*