TERRE-NEUVE
L'île de Terre-Neuve forme une colonie distincte, qui a jusqu'ici refusé son incorporation dans le Dominion.
De Terre-Neuve dépendent les septlles de la Madeleine (1,200 hab.), U côte déserte du Labrador, et l'Ile d'Anticosti (7,000 hab.).
La population totale est de 200,000 habitants environ. Le cbef- Iieu, Saint-Jean, a 30,000 habitants. La deuxième ville, le Havrede-Gràce, a 6,000 hab. On ne trouve plus ensuite que des bourgades.
Le climat est rigoureux ; la température varie de — 20° à -f 28°, Télé est fort court; les grains ne mûrissent pas; les brumes causées par le conflit des vapeurs chaudes du Gulf-Stream et des courants froids du pôle sonl fréquentes; elles rendent les eûtes difficilement abordables. La culture est peu développée; mais Terre-Neuve est le centre d'imporlantes pêcheries de morue. De là vient sa principale richesse.
l.i population est groupée sur les cites. L'intérieur de l'Ile est mootuenx ; il a été exploré, pour la première fois, de ISfii à 1SS0. Le point culminant atteint 630 mètres. On rencontre ungrandnom- Ire de lacs.
Le traité d'Utrecht (1713), puis celai de Paris (1763), en cédant l'Ile h l'Angleterre, ont réservé à la France le droit exclusif de [ifiche sur le Grand Banc, et sur les eûtes de Terre-Neuve, rfe/iuw le cap Saint-Jean jusqu'au cap Rayer, en suivant les tôtet nord de l'Ile; c'est ce que l'on appelle le French-Shore.
Ces droits ont donné lieu a des contestations interminables, qui ont pris, il y a quelques années, un caractère plus aigu. L'opposition du parlement local de Terre-Neuve a empêché, jusqu'à présent, le règlement définitif de ces difficultés '.
I, Le Graud Banc, qui a'étend au sud-est de Terre-Neuve, est formé par ;■■. que les gl/icea mil Minent en venant des terres polaibs déposent lorsqu'elles fondent au contact du Gutr-Streaui. SeifnDils sont 1 80 mètres environ.