‹ L'expansion européenneChapitre 27 sur 160 · LA SIBERIE · texte numérisé non relu

LA SIBERIE

l'Amour se jette dans l'océan Pacifique-, à Xicôlaïevslt, par une embouchure que les glaces interceptent pendant sis mois de l'année.

Voies de communication. — Les communications s'établissent «otte la Russie d'Europe et la Sibérie en descendant la Volga depuis Nijni-Novgorod, terminus du chemin 6a fer de la Volga,, et en remoni.i::i -'m aliluent la Kama jusqu'à Pcrm, terminus du chemin de fer de l'Oural, qui est prolongé par Ekuturinburg jusqu'à Twvmeu'.tète de la navigation de la Toura. De Tioumen, la roule de poste, appelle tra kt. qui suit la ligne télégraphique, est traeée par Omsk, TouwA, Krasnoiarsk. Irkoutsk, Vtirkfah'-Oii'Jhtsk, au confluent de la Selenga et de l'Ouda, Tchita sur la ChiLka, Strietenak, tête de la uarigiliou de la Chilka, Btaganiestchensfi, Khabarovka (confluent de l'Amour et de l'Oussouri, Nikoluïevsk ou Vladivostok.

OeTomsk, une ligne télégraphique et une route de poste se dirigent par Semipalatiosk sur Viernyi et Tachbent.

Le chemin de fer transsibérien, dont la construction est com-

. - embranche sur le réseau européen à Sumara, sur la Volga,

■ hifU, traverse l'Oural au sud du mont Irerael. Il est terminé

liant) jusqu'à TehdMbinnk et sera prolongé dans la direction i'Omsk.

Son iracé a été déterminé en traversant les lleuves sibériens dans

k'ur partie supérieure, où leur largeur est moindre--

Navigation des fleuves sibériens. — Les transports par les voies fluviales suivent la Tourn, la ï*uW jusqu'à l'oholsk, Vletych, que l'on remonte jusqu'à Se mi palatins k, et inâtne, avec de petits bateaux, jusqu'au delà du lac Zaîzan; ou bien on descend l'Irtych jusqu'à l'"fc, puis l'Ob jusqu'à la mer. En remontant l'Ob, ou passe dans mb affluent le Tchoulym.

L'IHtUii et son affluent l'Angara conduisent à Irkoutsk et au lac itoiinf, navigable pendant 203 jours, d'où l'on passe dans la Seknga, il l Khirhta, tête de la roule de Chine. : I ; d'établir un canal de communication entre les fleuves I, depuis le Pacifique jusqu'à la Volga. En partant de Vladivostok, on franchirait le portage entre la côte et l'Oussouri, aflluent deUmour. L'Oussouri est navigable pendant 500 kil. On remonterai! l'Amour, la Chilka, et son aflluent, l'Iugoda, qui est navigable iU mois jusqu'à Tchita; mais Userait très difficile de creu-

a Tioumen, %0 kil., ligne torminée eu 1935. . !i-:-;outsk, 3,1-12 kil., h VlcidiïusU>k,7,7QU kil.

ser un canal entre l'Ingoda et l'Ouda, sous-affluent du lac Ttaïkal. En outre, la navigation de l'Angara est obstruée par des rapides. De l'Angara, on passe dans l'Iénisél et dans l'Ob, par un canal en construction entre lirasnoïarsk et Atchinsk, où commence la navigation du Tchoulym, affluent de l'Ob. Enfla, entre la Toura, tributaire de l'Irtycb, et la Kama, tributaire de la Volga, le col de l'Oural n'a que 3:1$ mètres d'altitude absolue et un relier peu important au-dessus des vallées de chaque versant.

Conquête de la Sibérie par les Russes. — Personne ne disputait aux Russes les solitudes glacées du nord de l'Asie; il ne leur fut pas difficile de soumettre à leur autorité les quelques tribus nomades qui erraient dans les steppes.

En l'année io80, un aventurier cosaque, Yermak, franchit l'Oural, avec 5,000 cavaliers; il ballil le kbantartare de Sibir, et obtint du tsar l'investiture du pays qu'il venait de conquérir. 11 fut soutenu par une armée russe, 'l'obolsk fut foudé en 1587, lrkoutsk en 1861, Albazin (sur l'Amour) en 1630. La première église chrétienne fuconstruite à Tobolsk dès 16i>7. La nouvelle province reçut le nom de Sibérie, province de Sibir ; elle s'accrut rapidement vers l'est.

Les Russes avaient atteint les rivages du Grand Océan et les bords de l'Amour dès 1039; ils réglèrent leurs frontières avec la Chine, en 1G89, par le traité de Nertchinsk.

Ils s'établirent plus solidement dans la Sihérie occidentale, y fondèrent quelques villes, entre prirent l'exploitation des mines découvertes dans l'Altaï, et peuplèrent peu à peu le pays, en y déportant de nombreux condamnés'. lrkoutsk, la capitale de la Sibérie orientale, offre aux favorisés de la fortune le luxe et le confort de la civilisation la plus avancée.

Mais déjà Pierre le Grand rêvait des conquêtes dans l'Asie centrale. Enl~30, il accorde son protectorat aux Kaizaks de la Petite Horde e' construit le fort d'Orsk, sur le fleuve Oural, a plus de 200 kil. à l'est d'Orenburg.

Le protectorat russe fut étendu sur les Kirghiz en 1843. En 1847, fut construit le posle de Kopat, au sud du lac Balkach.

De 1850 à 1860, les Russes assirent leur domination sur toute l'Asie du nord jusqu'au Pacifique. Le général Houraviev, surnommé l'Amourien, fonda Nikolaicvsk à l'embouchure de l'Oural (1851); il imposa à la Chine, en 1800, un traité qui fixe les limites actuelles.

t. 12,0004 13,000 par au.

Comme Nieoluievsk était obstrué par les glaces une grande partie de l'année, l'arsenal maritime du Pacifique fut transporté, en i860, plus au sud, à un port nouveau qu'on appela Vladivostok {iommateur de l'Orient). Une route de poste et un télégraphe furent construits pour relier ces postes éloignés avec l'Europe.

Quelques autres ports, l'elvo/mvlusk , dans la presqu'île de Kamtchatka, Okhotsk, Alan, sur la mer d'Okhotsk, sont des relâches pour les pêcheurs de baleine qui fréquentent ces parages.

En 1875, l'ile de Sakhalin fut échangée avec le Japon contre les lies Kouriles.

Ces avant-gardes, jetées par la Russie dans l'eitréme Orient, n'étaient entraînées ni par l'appât des spéculations commerciales, ni même par une ambition de conquête; elles obéissaient à cette loi centrale qui pousse les hommes vers l'inconnu : les pionniers de L'un rique vers le Far-West,les ejplorateurs vers le centre del'Afrii|ii'', les navigateurs vers les terribles solitudes du Pôle. Les gouvernements les suivent plutôt qu'ils ne les dirigeât1.

Les possessions russes du nord de l'Asie se divisent en :

Sibérie occidentale : Gouvernements de Tobolsk et de Tomsk; — Gouvernement général des steppes, ch.-l. Qmsk, formé des provinces i'Ahmolinsh, de Semipalatinsk, du SvmUiclchinsk (ch.-l. Vicrnyi); — Prorince de Tourgai (Kirghîz de la Petite-Horde) et d'OuralsS, rattachées au Gouvernement militaire d'Qrenburg.

Sibérie orientale : Gouvernement de Vlênisêï (ch.-l. Krasnoiarsk); — ''■unièmement d'Irkoutsk et Province à'Iubiulik. qui forment le Gou- •emeroent général de Sibérie orientale (ch.-l. Irkoutik); —Province iboikalie (eh.-I. Tckita); de l'Amour (ch.-l. Blagoviestehensk); — Province maritime (ch.-I. Vladivostok), qui comprend l'Ile de SalAaiin (ch.-l. Korstikov), et le Kamtchatka (ch.-I. Petropavloàk). Ces iims dernières provinces forment le Gouvernement général de I Amour (ch.-l. Vladivostok). — En 1893, a été créée la nouvelle pro- 'ince d'Anadyr, a l'eitrémilc orientale : 200,000 hab. indigènes.

■ N"[i libre est en accroissement :en 1885, 0,700 eniigrants; on . Totnl, de 1885 a 1801 : !S8,000.

. ' : m .!■ I,i Russie avec la Chine était de 72 millions de francs

,;l ' *'■■"; !■■ '■ merce par terre diminue, celui par mer augmente. La Botte

... d'Odessa duus l'Asie oriu-iilalts en 40 jours.

Nous désignons ainsi la partie de l'Asie que Ton appelle quelquefois Iran et Touran, et qui comprend le massif du Pamir, les bassins de la mer Caspienne et de la mer d'Aral, et les plateaux de la Perse. L'Himalaya et l'Hindou-kouch en forment les murailles méridionales; les steppes des Kirghiz en marquent les limites au nord; elle s'étend au sud jusqu'au golfe Persique, à l'ouest jusqu'aux montagnes qui bordent le bassin de l'Euphrate.

L'Asie centrale est partagée en :

Turkestan, Boukharie, et province Transcaspienne, qui sont sous la domination ou l'influence de la Russie ;

Pays des Tien-chan (ou Kachgarie), qui appartiennent à la Chine;

Empire de Perse ;

Afghanistan, pays intermédiaire entre le Turkestan russe et les Indes anglaises, et dont nous rattacherons l'étude à celle de l'Hindoustan.

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